26-04 Survival

 26-04 Survival

De Rona Munro ( 3 épisodes )

Réalisation : Alan Wareing

 Obéissant à son souhait de revoir sa bande de potes, Le Docteur ramène Ace à Perivale. Mais la jeune femme apprend que ses amis ont disparu, ainsi que plusieurs autres personnes en ville. Le Docteur est sur la piste d’un chat qui pourrait bien être la cause de ces disparitions tandis qu’un flic local, professeur de survie à ses heures, le poursuit pour trouble à l’ordre public. Ace retrouve le chat en question, mais se trouve aussitôt prise en chasse par un plus gros chat qui monte un cheval. Rattrapée dans sa course, elle est téléportée sur une autre planète, le lieu où vit son poursuivant félin, un Cheetah. Elle y retrouve ses amis qui tentent de survivre sur cette planète depuis plusieurs semaines. Agressés à leur tour, Seven et le policier sont téléportés sur la même planète. Ils y rencontrent le Maître qui compte bien sur l’aide du Docteur pour le faire sortir d’ici, alors que lui-même a déjà entamé une transformation. A mesure qu’ils s’adonnent à la violence pour survivre, les proies des Cheetah entament peu à peu la même mutation que leurs agresseurs. La solution pour revenir sur Terre pourrait être de profiter de la transformation de l’un d’entre eux pour le suivre dans sa chasse.

Cheetah sur un cheval.  WTF?!

2604B

Survival conclut les arcs de la série classique sur une très bonne note et pose la touche finale à sa meilleure saison. Dès le début de l’arc, l’instinct et la liberté transpirent dans la réalisation par des plans subjectifs des chasseurs, des travelings étudiés et des plans larges qui embrassent les décors. Ceux de la planète des Cheetah sont très inspirés et réhaussés par de bons effets visuels. Le score de Dominic Glynn accompagne avec honneur le tout. Ainsi la série qui faillit se voir annuler à une période plutôt moyenne quittera la scène à son top…du moins pour les quinze années suivantes. La survie avait déjà été un thème du dernier arc de la saison 25 et embrasse une grande partie de la série classique. L’embrasser totalement pour ce dernier arc sériel est une coincidence (dans l’ordre de production, Ghostlight était le dernier épisode), mais plutôt heureuse. Dans un contexte contemporain, l’irruption des chasseurs convertissant leur proie, qui reviennent à leur tout chasser à domicile, permet de porter un regard sur les années 80 finissantes et le cynisme qu’elles ont semé. Le professeur de survie enseigne les rudiments du « tuer ou être tué » et conseille de laisser tomber les « poids morts » pour être sûr de s’en sortir. Deux vendeurs dans un magasin plaisantent à propos de la survie. Cet individualisme forcené s’oppose à la philosophie du septième Docteur pour qui l’entraide est la meilleure garantie. Une philosophie qui sera mise à rude épreuve par le Maître. Le vieil ennemi est prêt à se laisser aller au plaisir de la chasse et à emporter avec lui son vieux camarade. Ne faudra t’il pas un jour que les deux tourtereaux arrêtent de se tourner autour et en finissent une bonne fois pour toute ? Ce ne sera pas pour cette fois, même si on atteint un sommet dans l’affrontement à mains nues. Le Maître disparaît une nouvelle fois, et avec lui l’incarnation d’Anthony Ainley, qui fut brillant de bout en bout.

2604Don’t feed the Master

A l’instar de Ghostlight et The Curse of Fenric, Ace est au centre de Survival. Après avoir visité ses peurs, elle retourne chez elle pour se rendre compte au final que sa vraie maison est le TARDIS. Si Survival entonne un couplet sur la nécessité de se serrer les coudes dans l’adversité, il n’omet pas de faire ressentir le plaisir de la liberté. Un peu à la manière d’un James Dean dans la fureur de vivre, Ace est et restera une outcast. Elle trouve d’instinct une connexion avec Karra qui l’invite à rejoindre les siens et amorce sa transformation. Alors qu’elle trouve enfin la liberté totale à laquelle elle aspirait, la jeune femme accepte pourtant de la perdre en suivant la voie du Docteur et franchit un pas notable vers la maturité. Cette maturité ne la conduira pas à choisir de retourner chez elle, ou rien ne la retient plus mais à poursuivre ses voyages avec le Docteur. L’influence de Ace sur Rose est prégnante, là où les compagnes Moffatiennes seront toujours déchirées entre la Terre et le ciel. Dans une très belle scène finale, Ace confie au Docteur qu’elle pensait pouvoir ressentir toujours cette liberté sans limite. Seven lui répond que la planète est partie, mais qu’elle vivra toujours en elle. Doctor Who s’achevait après vingt six ans de production, demeurant vivace dans l’esprit de plusieurs générations de scénaristes talentueux. Une forme d’inspiration mêlée à la nostalgie qui ouvrirait lentement la route au relaunch. Après un an et demi de voyage, la sentence est tombée. L’auteur de ces lignes, fervent Tennantien et adepte des contes de Noël de Steven Moffat, ne pourra désormais plus parler de Doctor Who sans penser aux arcs classiques.

“There are worlds out there where the sky is burning, where the sea’s asleep and the rivers dream, people made of smoke and cities made of song. Somewhere there’s danger, somewhere there’s injustice and somewhere else the tea is getting cold. Come on, Ace, we’ve got work to do.”

Goodbye Seven, Goodbye Ace.

N : 9

IM : 10

Place au huitième.

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