Saison 31 / 5 (2010) / 31 / 5-01 The Eleventh Hour (Le Prisonnier zéro)

AND NOW LADIES AND GENTLEMAN

INTRODUCED BY MR STEVEN MOFFAT

eleven

THIS IS ….

31 / 5-01 The Eleventh Hour

De Steven Moffat

Réalisation : Steven Moffat

A peine régénéré, le onzième Docteur atterrit chez Amelia Pond, une gamine effrayée par une fissure au mur de sa chambre. Eleven identifie l’ouverture comme une faille spatio-temporelle. Une entité derrière cette fissure avertit que le prisonnier zéro s’est échappé. Mais Eleven doit repartir d’urgence et il promet à Amelia de revenir cinq minutes plus tard. Il ne reviendra que douze ans plus tard. Amelia est devenue adulte mais elle est toujours menacée par le mystérieux prisonnier qui a élu domicile dans une pièce de sa maison. Celui-ci peut enfin s’évader et il est prêt à tout pour échapper à ses geôliers, les Atraxi, y compris à s’emparer de l’esprit des comateux pour prendre leur forme. Les Atraxi ne se sentent pas gênés d’incinérer la planète Terre pour en finir avec le fugitif. Heureusement, le nouveau Docteur est déjà pleinement opérationnel.

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Quand le merveilleux entre dans Doctor Who sans crier gare

Attention au choc, inconditionnels de l’époque Russell T. Davies et de David Tennant, c’est un tout nouveau monde qui s’empare de Doctor Who. Le Steven Moffat showrunner a été rejoint à la production par Piers Wenger (nouveau chef du département fiction de BBC Wales) et Beth Willis. Beaucoup de sang neuf, auquel viendront s’ajouter:
-Un nouveau Docteur, Matt Smith.
-Une nouvelle compagne, Amy Pond.
-Un nouveau générique qui laisse de côté les élans épiques et mélodiques du run de Davies et laisse percevoir la nouvelle direction que prendra Murray Gold sur la saison (Mais on aurait pu se passer du clavier bontempi).
-L’absence de post-générique pour annoncer le prochain épisode.
-Un nouveau TARDIS, encore plus grand et tout bleu.
-Un noeud pap’ pour le nouveau Docteur, parceque les nœuds pap, c’est cool.
Cet épisode d’une heure a donc la tâche difficile de nous faire accepter tous ses changements. Et c’est peu de dire qu’il faut totalement oublier ce qu’il y’a eu avant pour ne pas que ce nouveau monde pâtisse d’un jugement à l’emporte pièce. Ce premier épisode va mettre le paquet sur la découverte Docteur, ce qui est une direction logique, dissimulant ça et là les quelques autres éléments du changement. Que dire de Matt Smith? Il a une allure juvénile, limite infantile, même s’il fait plus vieux que son âge. On découvrira durant cette saison qu’il a une affinité particulière avec les enfants et ce n’est pas un hasard s’il rencontre d’abord une gamine. Le onzième Docteur est un clown. Il n’a pas la prestance de David Tennant et le Doc torturé post-guerre du temps a visiblement disparu. Le passage n’est donc guère aisé, même si ce Docteur est aussi malin et facétieux que les précédents. Moffat n’hésite d’ailleurs pas lors d’une scène évocatrice à marquer la continuité de son Docteur sur la prestigieuse lignée des dix.

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Amy Pond va t’elle accepter la pomme? (et le début des ennuis)

Dès les premières images, le changement de showrunner apparaît. Des choeurs un peu Burtoniens, un travelling délicat sur la maison d’Amelia. De la SF Davisienne, Murray Gold a troqué le souffle épique contre une ambiance merveilleuse. Le Docteur ne se prive pas de dire à Amelia que son nom est celui d’un personnage de conte et il y’a dans cet épisode beaucoup de peurs enfantines. L’ami imaginaire est un nouveau rôle tout trouvé pour le Docteur qui entre dans la lignée de ce à quoi Moffat nous avait habitués. Le nouveau showrunner associe Doctor Who à ses souvenirs d’enfance et il n’a jamais caché le frisson que lui procurait la possibilité de marquer les gamins anglais avec ce relaunch. Une autre nouveauté est la réalisation plus travaillée qui apporte un dynamisme nouveau à Doctor Who, entre travelings discrets et accélérations modernes qui donnent un cachet plus cinématographique à l’ensemble. On ne peut pas en dire autant des CGI, qui sont toujours aussi approximatifs.

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Un Docteur aussi jeune, ça INCITE à la méfiance….

On retrouve aussi le bouleversement des échelles du temps propres à Steven Moffat. A peine quelques minutes après sa réincarnation, ce Docteur a déjà bouleversé une grande partie de la vie d’une jeune femme. Le fait qu’elle ait réussi à convaincre chacun de la réalité du Docteur et que son petit copain soit devenu infirmier (l’ombre du docteur) caractérise d’ailleurs bien mieux le personnage d’Amy Pond que les épisodes qui viendront. C’est une jeune femme qui n’a pas froid aux yeux mais qui a conservé énormément de l’enfant qu’elle était. Le final de l’épisode se situe à un cap décisif de son entrée dans la vie d’adulte, puisqu’elle s’apprête à épouser Rory, le discret infirmier qui la suivait à la trace sur la seconde moitié de l’épisode. Qu’elle accepte l’invitation de ce Peter Pan de son enfance pour un ride au pays imaginaire à ce moment précis causera bien des conséquences. Des indices couvrant toute l’ère d’Eleven pointent déjà leur nez, avec le fameux « Silence will fall » en point d’orgue. Ou le début d’un bordel temporel qui va gravement  torturer les méninges des Whoviens.

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Olivia Coleman dans une apparition spectrale

N : 8

IM : 8

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