31/5-10 Vincent and the Doctor (Le Voyage de Mr Van Gogh)

31/5-10 Vincent and the Doctor

de Richard Curtis

Réalisateur : Jonny Campbell

Alors qu’ils visitent le musée d’Orsay, Amy et le Docteur voient une créature dans le tableau de Van Gogh « L’Eglise d’Auvers sur Oise ». Direction Vincent Van Gogh, 1790, peu de temps avant la mort de l’artiste. Un homme sans le sou que tous prenaient pour un fou et qui n’a pu négocier aucune de ses toiles de son vivant. Alors que des meurtres inexpliqués sont commis dans son village français, les villageois en blâment le peintre. Mais le coupable n’est pourtant qu’un Krafayis, un dindon géant de l’espace perdu sur Terre qui a la particularité d’être invisible à tous, sauf à Van Gogh qui a une perception accrue des couleurs et des choses. Le peintre se joint au Docteur et à Amy Pond pour combattre l’oiseau de malheur.

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Amy prend Vincent par les sentiments

Richard Curtis est une institution en Angleterre, ayant pondu les scénars de « Quatre mariage et un enterrement », « coup de foudre à Notting Hill », « Le journal de Bridget Jones », « Bean », « Love Actually » ou plus récemment « Good morning, England ». Manquait plus qu’Harry Potter et Doctor Who et c’était la totale. Mais Curtis a déjà bossé sur la série, en tant que producteur sur la parodie « the curse of the fatal death » écrite par Steven Moffat au cours des années 90 (celle où l’ont voit le Docteur se régénérer en femme). Le voilà donc invité par monsieur Moffat sur cette saison. Enthousiasmé par les épisodes du passé, il décide de faire revivre Vincent Van Gogh. Une idée au potentiel fort qui tombe bien car ce Vincent and the Doctor aka Van Gogh contre le dindon géant arrive à toucher du doigt là où les autres épisodes de la saison ont échoué. On nous montre un peintre caractériel et dépressif (on parle de son suicide futur à plusieurs reprises), souffrant d’une solitude extrême. Mais surtout un personnage complexe et attachant qui reprend goût à la vie au contact de ses nouveaux amis pour se montrer sous son meilleur jour. Le peintre dépeint par Tony Curran parvient en retour à insuffler un sentiment neuf au Docteur et à sa compagne, notamment dans cette scène magnifique dans laquelle il décrit au Doc et à Amy ce qu’il voit dans le ciel en vantant toute sa beauté. Sa toile, La Nuit Etoilée, apparaît alors sous nos yeux. On réalise que ces paroles aurait bien pu être prononcées par Christopher Eccleston ou David Tennant, et que c’est bien le point de vue de Van Gogh qui rend cet épisode aussi spécial. A côté de l’artiste, Eleven n’est plus qu’un suiveur, lorsqu’il ne joue pas à l’impatient ou à l’excité. Pour preuve de sa perception fermée, il n’aura pas le privilège de voir de ses yeux l’animal qu’il combat.

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Vincent fait voyager ses amis à moindre frais

Mais comme un effet de contagion, notre onzième Docteur décide au terme de l’aventure de laisser entrer Vincent dans son TARDIS direction le musée d’Orsay pour lui montrer qu’après sa mort, il sera l’un des hommes les plus aimés du monde. Un présent inattendu et inestimable, et une des scènes les plus puissantes de la série. Le seul regret est qu’elle soit accompagnée musicalement par un coldplay-like, un peu pour nous rappeler le harnais qui a été mis sur Murray Gold pour cette saison. Un thème dont il a le secret aurait porté ce moment encore plus loin.

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Vincent au Musée d’Orsay, au milieu de ses toiles

Vincent and The Doctor arrive à point nommé pour rappeler ce que Doctor Who peut nous donner qu’aucune autre série ne peut. Un univers où le fantasme de l’historien d’art (partager la vie et le milieu naturel décrit dans les toiles de l’artiste) rencontre celui de l’artiste lui-même (l’immortalité à travers ses toiles). Où la mort d’un dindon de l’espace aveugle peut avoir une résonance particulière. On se prend à regretter que Vincent n’ait pas suivi Amy et le Docteur dans leurs voyage.Vincent and the Doctor nous offrira aussi le plaisir de croiser Bill Nighy en spécialiste du peintre, un humour bien de retour qui se nourrit des différences de valeur de l’oeuvre de Van Gogh de son époque à la nôtre et ce trio Docteur/Van Gogh/Pond qui fonctionne du tonnerre.

N’en jetez plus, c’est un chef d’œuvre !

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