Christmas Special 2012 – The Snowmen (La Dame de Glace)

Christmas Special 2012 – The Snowmen

De Steven Moffat

Réalisation : Saul Metzstein

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Angleterre 1842. Sous l’ordre d’une mystérieuse entité, le Dr.Siméon livre le peuple à des bonshommes de neige en furie. Siméon est l’objet de l’intérêt de Madame Vaastra et sa compagne Jenny, soucieuse du contrôle qu’il peut avoir sur une neige intelligente.  Avec l’aide du Sontaran Straxx, elles demandent l’aide du Docteur. Un Docteur devenu apathique depuis la perte des Pond, qui rencontre Clara, une jeune serveuse intrépide curieuse de savoir pourquoi un homme de neige peut se construire lui-même. Il lui explique qu’ils sont un champ télépathique, le reflet des pensées des hommes.  Bien que le Docteur la fuit, Clara le suit en remontant une échelle jusqu’au ciel, endroit où il a garé son TARDIS. La même Clara réapparaît le lendemain en gouvernante d’un militaire. Les enfants qu’elle garde font des cauchemars sur sa prédécesseure à la tâche, morte congelée dans un étang. Clara se fait recevoir par les trois amis du Docteur qui lui expliquent que le Docteur n’aime plus les Hommes, mais lorsqu’ils entendent prononcer le mot « Pond » (étang), ils acceptent de la remettre en contact avec Eleven. L’entité qui contrôle Siméon depuis son enfance n’attend que la résurrection de cette gouvernante de glace pour mimer l’ADN humain et pouvoir provoquer quelque chose d’incontrôlable.

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Curieuse saison que cette saison 7, en tous points opposée à la précédente. Ne proposant aucun épisode en deux parties, elle se voit  coupée en deux par un Christmas Special. Contrairement à la tradition, ce Christmas Special n’est pas vraiment un épisode indépendant puisqu’il introduit une menace pour la saison et dévoile le fil rouge de la fille impossible. The Snowmen pourrait se voir comme un épisode à part entière de cette saison. Débarassé du passé avec les Pond, Steven Moffat reprend son grand agenda pour le 50ème anniversaire, alors que le compte à rebours est fixé à moins d’un an. Le Docteur a un TARDIS flambant neuf, un nouveau générique qui fleure bon les classiques (voir ci-dessus) et le vague à l’âme. Le Docteur a aussi des problèmes de mémoire : Le bad guy de l’épisode n’est nul autre que la grande intelligence, ennemi pas le plus fin de la série apparu sous le deuxième Docteur avec The Abominable Snowmen. Il contrôlait (ou contrôlera, vu qu’il ne semble pas l’avoir encore fait) des Yeti Bots un peu ridicules. Il revint à la charge lors d’un épisode dans le métro londonien fameux pour avoir introduit dans la série le Brigadier Lethbridge Stewart (Indice du Moff : une carte du métro londonien de 1967, date de diffusion de l’épisode). La grande Intelligence contrôle ici la neige, elle se pare de la voix de Ian McKellen et joue avec les peurs du très bon Richard E.Grant, incarnation irréprochable de la rigueur victorienne. La partie qui lui est réservé est décevante, la faute à un scénario un peu fainéant : L’histoire très classique d’une méchante gouvernante, encore les terreurs enfantines, des références maladroites à Sherlock Holmes ou à Game of Thrones, et un affrontement final un peu ridicule.

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La Grande Intelligence revient, mais sans les Yeti-bots

Mais ce n’est pas le bad guy qui fait le sel de cet épisode, ni un Eleven un peu rebooté (il n’est plus vu à travers le regard d’Amelia Pond), ni-même le sympathique trio victorien (Silurienne/humaine/Sontaran)  constitué des restes de Demon’s Run. Presque tout tourne autour de Clara, cette mystérieuse femme aux soufflés qui va à la rencontre du Docteur. Nous l’avions vue mourir dans Asylum of the Daleks dans une toute autre incarnation, et la voilà dans l’Angleterre victorienne, à moins qu’elle n’existe aussi à notre époque. Pour Steven Moffat, c’est le regard de la compagne qui formate le show, et Clara va visiblement trancher avec le côté noir qu’ont apporté les Pond. Pour s’en convaincre, il suffit de voir cette superbe scène où le Docteur emprunte un escalier vers les nuages pour monter dans son TARDIS et où elle le suit, sur le thème déjà complet de la future compagne, un nouveau coup de maître de Murray Gold. Un air à la fois mélancolique et joyeux, presque enfantin, caractéristique de la curiosité et de l’espièglerie dégagée par Jenna Coleman. Une scène irréelle et  cinématographique, qui emprunte entre autres à Jack et le Haricot magique. Eleven reste le Docteur des contes, même s’il a troqué sa tenue de Peter Pan. En moins d’une aventure, le voilà prêt à donner à Clara la clé du TARDIS (ce qu’on ferait aussi sans hésiter). Mais elle est précipitée hors de celui-ci par la méchante gouvernante et meurt une nouvelle fois. Sur sa tombe (motif récurrent de cette saison) est inscrit « Clara Oswin Oswald ». Le Docteur décide de chercher la femme. Après le mystère River Song, Moffat a trouvé un nouveau jeu de piste et un second souffle dans sa vie de showrunner.

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N : 7

IM : 7

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