34 / 8-08 Mummy on the Orient Express (La Momie de l’Orient-Express)

34 / 8-08  Mummy on the Orient Express

De Jamie Mathieson

Réalisation : Paul Wilmshurst

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Pour leur voyage d’adieu, le Docteur invite Clara sur l’Orient Express, ou plutôt sur un train spatial qui a repris le nom de son illustre prédécesseur (un peu comme le Titanic). Mais bien sûr, tout ne se passe pas comme prévu. Un crime a été commis en ces lieux PAR UNE MOMIE. La victime : une pauvre centenaire qui était la seule à avoir vu les bandelettes. The Game is on. Un ingénieur/mécano local ravi d’assister le Docteur, une petite fille en deuil d’une grand mère acariâtre, un professeur de mythologie alien, un capitaine au passé trouble et de nouveaux meurtres, on se croirait presque au début du XXème avec ce joli bestiaire. Le Docteur se tourne vite vers le mythe de l’Annoncé (the Foretold).  Il ne tarde pas à déceler que tout est trop réglé pour être honnête et il met à jour que l’Orient Express a été transformé en gigantesque laboratoire destiné à tester cette momie, comme bon nombre de vaisseaux avant eux. Reste à savoir qui sera la prochaine victime…

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Après le Titanic, l’Orient Express. Quand les gens du futur cherchent les ennuis

Un épisode du futur très rétro. Tout du moins joue t’il sur la nostalgie liée au fameux train qui parcourait dès 1883 les grandes capitales européennes de Paris à Constantinople et qui fut immortalisé par Agatha Christie en 1934 via la célèbre enquête d’Hercule Poirot. C’est un vrai bonheur de retrouver un élément fantastique traité à la façon SF Doctor Who, ici la malédiction de la momie, d’autant plus que cette momie est réussie (ce n’est pas Rascar Kapc mais ses apparitions font toujours un bel effet) et que tous ces côtés oldies se marient très bien à la modernité de l’épisode. Une modernité portée dès le départ par une réorchestration du « don’t stop me now » de Queen, par la réalisation à la ‘24’, qui borde chaque crime d’un compteur de 66 secondes (le temps qu’il faut à la momie pour drainer l’énergie de sa victime), mais aussi par cet ordinateur omniscient nommé Gus qu’il ne faudrait jamais avoir pour pote. Dans la grande tradition du Agatha Christie, Mummy on the Orient Express offre une galerie de personnages très typés et plutôt bien campés. En tête, nous trouvons le comédien Frank Skinner (l’ingénieur Perkins) qui fait un très bon assistant de fortune pour le Docteur.

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Are you my mummy?

Encore une expérience pour cette saison 8…expérimentale. Une expérience pour collecter des données de chaque mort, et le Docteur prend bien sûr la tête des opérations, dans son rôle du scientifique qui ne s’émeut de rien.  Notre général est une nouvelle fois le seul à pouvoir garder la tête froide, condition sine qua non pour pouvoir résoudre l’énigme.  Il comprend que tout n’est qu’une expérience, que la momie choisit en priorité les personnes les moins bien portantes physiquement ou psychologiquement sont visées, puis il accepte d’aspirer le trauma de la pauvre Maisie pour devenir lui-même une victime de la momie. En 66 secondes, il parviendra à comprendre que la momie est un ancien soldat (!) et à la désactiver.

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L’ingénieur Perkins et une bonne troupe de bras cassés

Twelve n’offre pas du rêve à sa compagne et il objecte à chacune de ses tentatives de se convaincre qu’il contrôle les choses. «Parfois les seuls choix que tu as sont de mauvais choix, mais tu dois toujours choisir », serine t’il à Clara à la fin de l’aventure. La leçon de Kill the Moon était donc bien une invitation du Docteur à Clara. Il est de plus en plus clair que Twelve cherche à être compris d’elle et que l’addiction est mutuelle.  Les interactions entre Capaldi et Coleman sont au diapason de cette fine relation, entre les incompréhensions du froid Docteur sur les états d’âme d’humains de la jeune femme et la prise de conscience de celle-ci qu’elle aime vraiment cet homme (mais pas de la même façon qu’Eleven). Le couple qu’ils forment fait le sel d’une bonne partie de l’épisode, comme si l’intrigue parfaite s’était pointée au parfait moment avec les parfaits dialogues pour servir ces deux acteurs sur un plateau.  Ce « last hourrah ! » pour le duo n’était qu’une fausse alerte, heureusement pour nous et malheureusement pour Danny Pink.

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L’alchimie parfaite. Et Billy Wilder n’est pas là pour filmer ça 😦

N : 9

IM : 6

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