Christmas Special 2014 – Last Christmas (Douce Nuit)

Christmas Special 2014 – Last Christmas

De Steven Moffat

Réalisation : Paul Wilmhurst

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Clara reçoit la visite du Père Noël qui tente de lui faire croire qu’il est réel. Puis le Docteur, qu’elle n’avait pas revu depuis l’attaque des cybermen de Missy, apparaît pour l’embarquer de nouveau dans son TARDIS.  Tous deux débarquent au Pôle Nord au cœur d’une expédition qui a été prise d’assaut par des créatures à forme de crabes qui endorment les gens en se plaquant sur leur tête. D’abord dormants, les dream crabs se réveillent lorsque quelqu’un pense à eux, comme une réponse à un appel. Ils induisent chez leurs proies un état de rêve euphorique tandis qu’ils dévorent leur cerveau. Alors que tous les occupants de la base sont attaqués, le Père Noël vient leur apporter son aide. Le Docteur pense qu’ils sont déjà tous dans cet état de sommeil fatal. Mais Clara se retrouve à son tour sous le contrôle des créatures, dans un monde réel dans lequel Danny Pink est toujours vivant. Pour la sortir de son rêve, Twelve acceptera de se faire manger par un dream crab. Mais se pourraient-ils qu’ils subissent plusieurs niveaux de rêves alors que les créatures les dévorent à petit feu?

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Le test du rêve. Lorsque se pincer ne suffit plus.

Rêver, c’est mourir…quelle effrayante perspective pour un soir de fête. Last Christmas est lui-même un épisode dense et atypique pour un Christmas Special. Plus horrifique que merveilleux, plus cérébral que viscéral, plus mélancolique que véritablement fun. S’il ne mettait pas en scène le Père Noël, il passerait sans problème pour un épisode de saison. Le format d’une heure autorise à partir dans diverses péripéties et à se laisser aller au-delà du fil narratif classique. Cette liberté permet d’explorer de nombreuses choses, mais elle semble renouer avec le Moffat dispersé qu’on avait quitté pour la saison 8. L’autre défaut de ce Last Christmas est d’enchaîner des idées intéressantes, mais qui ont toutes été plus ou moins utilisées quelque part : le rêve comme un danger (le dream Lord),  les crabes de l’espace (le face hugger d’Alien, cité dans une réplique hilarante), le test pour évaluer la menace (The Thing, aussi dans une station au Pôle Nord), le rêve à tiroir (inception, entre autres)… Il y’a pires références, mais les enchaîner n’est pas très inspiré. On saluera beaucoup plus la capacité à utiliser les éléments du subconscient pour enrichir l’Histoire. Le Père Noël, interprété avec délectation par Nick Frost, compère de Simon Pegg dans les premières œuvres d’Edgar Wright (Spaced, Shaun of the dead, hot fuzz), est ainsi une projection des victimes (incluant le Docteur et Clara) destinée à leur faire prendre conscience de la duperie des dream crabs. On saluera aussi ce vol sur un traineau pour ramener les victimes dans leur « maison », seule touche de merveilleux Moffatien, mais quelle belle touche !

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Comme pour la saison 8, les meilleurs éléments de l’épisode sont ceux qui tournent autour des personnages. Danny Pink étant évincé, la relation entre Twelve et Clara peut occuper tout l’espace. Nous aurons tout de même le droit à un rêve d’une grande tristesse illustrant le déni de Clara face à la mort du soldat. Une belle occasion de revoir Samuel Anderson et de regretter le départ prématuré de son personnage. Ce déni résolu, la fuite en avant de la compagne est bel et bien le sujet de l’épisode. Last Christmas était à l’origine le dernier épisode de Jenna Coleman avant qu’elle ne se décide à rempiler pour la saison 9. Il aurait dû se conclure avec une Clara vieille, telle que nous la voyons avant le revirement final, victime de sa persistance à vouloir vivre dans ses rêves, avec ou sans (mais plutôt avec) son père noël de Docteur. La fin fut modifiée en introduisant un deus ex plutôt douteux, mais poétique. Rien ne peut finalement séparer le Docteur de cette compagne et le sort les rassemblera quoiqu’il arrive. Il l’a finalement eue, la compagne qu’il méritait. A noter la présence de Michael Troughton dans le rôle du professeur Smithe, fils de Patrick (le deuxième Docteur, of course) et frêre de David, qui avait incarné le roi dans The Curse of Peladon.

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Clara Oswald, la fille qui ne voulait pas s’arrêter de rêver

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IM : 6

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