36 / 10-07 The Pyramid at the end of the world

36 / 10-07 The Pyramid at the end of the world

de Peter Harness & Steven Moffat

Réalisation : Daniel Nettheim

Alors que le Docteur se prépare à la venue des Moines, Bill est contactée par lui via le secrétaire général de l’ONU. Une pyramide de 5000 ans qui n’était pas là hier vient d’apparaître au Turmezistan, à l’intersection stratégique des trois plus grandes puissances armées. Un des moines sort de la pyramide, assurant Twelve qu’ils sont venus à ce moment particulier, sachant que les humains les supplieront de prendre la Terre pour les sauver d’une catastrophe mondiale imminente. Dès lors, chaque horloge dans le monde devient un compte à rebours de l’apocalypse. Les aliens parviennent à déjouer l’attaque des puissances. Dans la pyramide, ils proposent au Docteur, à Nardole, Bill et aux représentants de la Terre de stopper cette apocalypse en échange d’une obéissance consentie. Mais si le consentement doit être sincère, ni stratégique, ni guidé par la peur, sous peine de mort.

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La liberté de 6 milliards entre les mains de 4 nigauds

Mais la fin du monde ne viendra pas d’une troisième guerre mondiale. Au terme de la discussion, la délégation décide d’accepter les conditions des moines pour gagner du temps. Le Docteur refuse et décide d’aller avec Nardole aux devants de la catastrophe. Comme tous les jours, Erica part travailler dans son laboratoire du Yorkshire pour faire des tests biochimiques. Elle retrouve son collègue dans un sale état après une soirée trop arrosée. Celui-ci fait une erreur qui libère une bactérie mortelle qui s’échappe dans le laboratoire. Twelve et Erica tentent d’arrêter la bactérie en faisant exploser le laboratoire. Mais aveugle, le Docteur ne peut taper le code pour quitter les lieux. Seule face aux moines après qu’ils aient tué la délégation, Bill demande aux prêtres de redonner la vue au Docteur en échange de son consentement. Un consentement sincère mais qui met instantanément le monde sous le joug des moines.

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Et la palme de l’apocalypse le plus conne revient à…

Ce deuxième épisode du three-parter des Moines raconte logiquement le chemin vers la défaite des terriens face aux aliens omniscients. Co-écrit par Peter Harness, il reprend des éléments politiques proches de son double épisode des Zygons : Le Docteur Président des forces armées, le Tumezistan, pays fictionnel qui est encore une fois le lieu central du conflit ainsi qu’une décision politique déterminante. Seule UNIT est absent de l’équation, étonnamment remplacé par le secrétaire général de l’ONU et les représentants des forces armées russes, américaines et chinoise : Une direction qui gage d’une montée dans le réalisme de la série. Ce versant politique brouillon à la fin prévisible est peu engageant et forcément décevant après la maîtrise scénaristique d’Extremis. La représentation d’une crise mondiale impliquant plusieurs armées souffre de plus d’une réduction d’échelle à cause des moyens limités de la BBC. Mais l’impact de l’épisode précédent et la cohérence funeste du plan des moines suffisent à maintenir la tension. Les dirigeants militaires ne sont pas des caricatures de va t’en guerre comme la série en a eus, mais ils pensent stratégiquement à court terme, quitte à abandonner pour un temps leur monde à ceux qui les sauveront. Le Docteur refuse cette option, voyant parfaitement ce que la solution de facilité peut apporter sur le long terme. Dépositaire d’une vision globale de l’Histoire, il sait que le tribut demandé par ces hommes providentiels auto-proclamés sera à la mesure du service qu’ils rendent à la planète. Les régimes autoritaires les plus abjectes ne se sont-ils pas bâtis sur des réponses d’apparence simple données à des crises complexes ?

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Bill vend sa Terre contre la vue du Docteur. Enfin un peu d’intelligence !

The Pyramid at the end of the world ménage un petit sas de fraîcheur à travers Bill, comme c’est le cas depuis le début de la saison, mais ce sas est très court. Le previously récapitulatif habituel est habilement mélangé au récit de Bill sur l’aventure de sa version programme dans le monde parallèle, jusqu’à ce qu’elle vive un remake de ce récit, en remplaçant l’arrivée du Pape par celle du secrétaire général de l’ONU (!). Dès lors, tout ira trop vite pour qu’elle puisse réagir. Mais son retrait fera qu’il n’y aura plus qu’elle face aux Moines pour effectuer le choix le plus difficile. Le mensonge du Docteur sur sa cécité sera fatal à son plan et obligera la compagne à prendre cette décision en son âme et conscience. L’élève du Docteur choisira de sauver le seigneur du temps, mais de livrer son monde. Un choix amer, véritable échec pour Twelve en ce qu’il est à tous les niveaux responsable du dilemme dans lequel se trouvait Bill. Au milieu de tout ça, le rôle de Nardole est forcément plus mince, mais son impossibilité à agir au moment clé précipitera également le final que les Moines avaient prédit.

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