Saison 37 / 11-01 The Woman who fell to Earth (La Femme qui venait d’ailleurs)

Doctor Who Series 11

HERE SHE COMES AT LAST…THE THIRTEENTH !

Saison 37 / 11 – 01 The Woman who fell to Earth

de Chris Chibnall

Réalisation : Jamie Childs

Ejectée de son TARDIS, la treizième Docteure débarque en pleine nuit dans un métro de Sheffield attaqué par une étrange entité. Dans ce métro se trouvent aussi Ryan, sa grand-mère l’énergique Grace et Graham, le nouveau mari de celle-ci (donc le grand-beau-père de Ryan), mais aussi Yazmine, une flic bien cool qui fut camarade de classe de Ryan. Un peu plus tôt, ces deux-là s’étaient retrouvés suite à l’arrivée impromptue sur notre bonne vieille Terre de quelque chose ressemblant à un oeuf (ou une cosse, je ne sais plus trop). Deux évènements pas banals pour une seule nuit. Thirteen ne tarde pas à faire le lien entre l’objet et l’entité du métro, mais pas assez tôt pour empêcher un Stenza de se libérer de l’objet. En plein rite initiatique, l’alien à la face de dents a pour mission de chasser un trophée, un humain désigné par les siens. Accompagné de ses quatre compagnons de fortune, la toute jeune Docteure doit composer avec sa nouvelle forme tout en faisant ce qu’elle sait faire de mieux depuis quelques milliards d’années.

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La Docteure et les normal 4

The Woman who fell to earth est un nouveau départ pour Doctor Who, comme l’a été Rose en 2005, et bien plus qu’en 2010 pour l’arrivée de Matt Smith et de Steven Moffat aux commandes. Si The Eleventh Hour faisait table rase de l’ère Russell T.Davies, de David Tennant et de l’équipe de production, Steven Moffat gardait dans sa manche le compositeur Murray Gold, garant d’une certaine unité de la série moderne. Lorgnant plus vers le merveilleux, les thèmes du compositeur n’en avaient pas moins conservé un aspect propre au dépaysement déjà présent chez le premier showrunner de la série moderne. Sous cette nouvelle ère Chibnall (ne hurlez pas, on va tous s’y faire), l’arrivée de Segun Akinola au score enveloppe ce premier épisode de nappes inquiétantes aux accents horrifiques, qui ne seront brisées que par des thèmes plutôt timides avec des percussions. Ces nappes ne font qu’augmenter la torpeur dans laquelle nous plonge cet épisode arythmique, sans contrastes, sans humour, bardé de dialogues (la treizième demande même le silence pour s’entendre agir) et traînant quatre humains presque intégralement spectateurs.

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Hé oui les femmes ça bricole. Deal with it !

L’unité de temps nous force à suivre le groupe durant la nuit, nous privant en dernier recours de notre vitamine D(octor Who). Un peu de rythme et de couleurs auraient pu aider à mettre en valeur cette intrigue, aussi rudimentaire fut-elle. Un peu de singularité et de caractère émanant des personnages aurait pu élever cette rencontre. Chris Chibnall nimbe la menace de son bad guy de quelque chose de sensiblement malsain qui lorgne vers 42, son premier épisode sur la série. Mais jamais cette menace ne vient vraiment à prendre le spectateur aux tripes. Cette horreur un peu naturaliste lorgnant vers du Gareth Edwards cheap s’accommode même très mal du postulat absurde de la série.

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La grue, le second rôle le plus marquant de ce pilote

Jodie Whitaker porte donc la lourde tâche d’être la première femme Docteure et la tâche encore plus lourde d’être le seul élément dépaysant de l’épisode. Il ne sera que très peu fait référence à sa condition de femme, qui a été de toute façon acceptée au sein de la mythologie. L’actrice a visiblement pris pour référence David Tennant (un choix judicieux), et elle le joue plutôt bien. On retrouve un peu de cette folie du seigneur du temps qui cherchait à se retrouver face à Rose, à ses débuts, puis le vent tombe. L’actrice n’est en rien à blâmer, car moins de retenue aurait juré face à l’ambiance déprimante du tout. La rupture de ton aurait été trop forte. On a envie de la voir se lâcher plus avec son couteau suisse sonique (!), et les quelques épisodes à venir lui en donneront peut-être l’occasion. Une fois l’intrigue expédiée, les dernières notes de l’épisode sont déjà plus encourageantes. Bien que mélancolique, cette fin en dévoile plus des personnages et nous sort de l’apathie. Rapproché par la tragédie, le petit groupe en devient même plus vivant, ce que Chibnall n’avait jamais réussi à faire avec le casting de Torchwood en dépit des cadavres alignés. Espérons que toute cette noirceur se désépaississe et que ce petit monde ait un peu le temps de vivre durant cette saison…et pas que des choses graves !

N : 3

IM : 8

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