New Year Special 2019 – Resolution

La bonne nouvelle de ce retour des Daleks est qu’il n’y a pas de rupture majeure avec la continuité de Russell T.Davies et Steven Moffat. La moins bonne est un scénario sans ambition, ni fantaisie, qui se contente d’une course poursuite basique et d’une ligne interchangeable avec beaucoup d’épisodes de la saison 12.

New Year Special 2019

Resolution

De Chris Chibnall

Réalisation : Wayne Yip

9ème siècle sur la Terre. Trois peuples ont dû s’unir pour vaincre un ennemi indestructible. Après en être venus à bout (comme quoi il n’était pas si indestructible que ça), ils ont dispersé ces restes à trois endroits différents de la planète. Le voyageur le plus malchanceux est tué par deux brigands alors qu’il traverse le Yorkshire. Nouvel an 2019 à Sheffield. Deux archéologues découvrent la dépouille du combattant et la partie de l’ennemi qu’il allait planquer. Les parties se reconstituent sous l’effet de leur appareillage scientifique. C’est le moment que choisit le Docteur pour débarquer avec ses trois compagnons, de retour d’une soirée thématique nouvel an dans l’espace et le temps. A peine remis de leurs émotions, ils devront arrêter la créature qui a pris le contrôle d’un des deux archéologues. Tout irait à peu près bien si le bestiau n’était pas un Dalek éclaireur, specimen amélioré des affreux de Skaro habituellement lancé pour repérer une planète à détruire. Alors que Thirteen se frotte à son ennemi millénariste, Ryan recroise la route de son papa qui semble avoir pris de bonnes résolutions. Mais peut-on pardonner si vite après tant d’années d’abandon ?

3800dDeux archéologues amoureux que cette chronique a sciemment oubliés

La réponse est oui. Il suffit d’un TARDIS, de quelques baratins et d’un psychopathe de l’espace pour recréer des liens familiaux. Resolution marque enfin un retour aux sources de Chris Chibnall après une saison complète à n’en avoir (presque) rien à foutre de l’Histoire de la série. La bonne nouvelle est qu’il n’y a pas de rupture majeure avec la continuité de Russell T.Davies et Steven Moffat. Si ce n’est que les innombrables Daleks invaders de Mr.Davies auraient pu faire un petit effort pour libérer ce Dalek éclaireur. La moins bonne nouvelle réside dans un scénario sans ambition, ni fantaisie, qui se contente d’une course poursuite basique et d’une ligne interchangeable avec beaucoup d’épisodes de la saison 11. Ce retour du Dalek se dévoile progressivement, exhibant durant les trois quarts de l’épisode un Dalek nu sans carapace, sorte de facehugger en CGI collé au dos de l’hôte qu’il contrôle. Nous ne reverrons cette bonne vieille coquille que dans une dernière partie un peu plus punchy. La méthode est classique, et on se souvient avoir attendu bien souvent la fin du premier épisode du serial pour voir se révéler le Dalek à grands fracas. L’ennui est que ce qui précède est une course poursuite prévisible, sans véritable gestion de l’espace et bien trop de personnages à gérer. De quoi provoquer un ennui poli pour qui a connu des menaces Daleks de plus grande ampleur (toutes celles sous Davies, et même dans les premiers classiques) ou dont l’enjeu était plus fort (au hasard Dalek, into the Dalek ou Genesis of the Daleks). Le newbie de 2018 trouvera sans doute l’épisode agréable comme il permet une introduction correcte des affreux de Skaro, mais nous sommes bien loin d’avoir un show à la hauteur d’un Special.

3800B.jpgLe Dalek reconstitué fait face à son ennemi mortel

Le bon point de cet épisode est le retour d’Aaron, fils de la Grace et père de Ryan. Le manque créé par cet homme était le seul point d’intérêt de Ryan durant une grande partie de la saison 12, mais le retour du père absent ne revêtait plus de grande importance maintenant que le gamin avait trouvé en Graham un grand-père d’élection. Pourtant les première scènes entre le père et le fils, aussi naturalistes soient-elles, étonnent par leur justesse. Aaron sera bien entendu admis dans le TARDIS pour quelques minutes (Elle redevient le moulin qu’elle a été dans les 80’s) histoire d’apporter une résolution rapide et un pardon instantané qui fait sonner le final étrangement faux. Et ce malgré l’effort de lyrisme déployé pour illustrer ces retrouvailles entre père et fils.

3800c-Ecoutes fiston, je t’ai quitté tu étais dispraxique. What happened?

Chris Chibnall ne profite pas du nouvel an pour se dérider, mais il tente ça et là quelques notes d’humour (merci à Jodie Whitaker et Bradley Walsh) qui tomberont pour la plupart à plat. Seule la mise sur la touche de UNIT faute de financement apportera un petit sourire. Y’avait-il un message à faire passer à la production sur l’enveloppe de l’épisode ? Au final, Resolution est bien loin de créer une attente suffisante pour revenir à Doctor Who après un gap qui s’étendra jusqu’à  courant 2020.

N : 4

IM : 7

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Bonne année sans Doctor Who !

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