38 / 12- 05 Fugitive of the Judoons (Le Contrat des Judoons)

38 / 12- 05 Fugitive of the Judoons

De Vinay Patel & Chris Chibnall

Réalisation : Nida Manzoor

Un bataillon de Judoons à la recherche d’un fugitif fait une descente à Gloucester, encerclant la ville d’un champ de force. Ils visent Lee et Ruth Clayton, deux habitants qui semblent relativement normaux. Thirteen décide d’intervenir en médiateure avant que les Judoons ne les exécutent. Visiblement sachant sur les raisons de l’intervention, Lee refuse de se confier au Docteur et à ses compagnons, mais il arrange leur évasion avant de se sacrifier, tué par Gat, la femme qui a lancé le contrat sur eux. Pendant l’intervention, Graham est téléporté dans un vaisseau volé conduit par le Capitaine Jack. Ce dernier l’a confondu avec le Docteur. Il téléporte également Yaz et Ryan, avant d’être attaqué par le vrai propriétaire du vaisseau. Le champ de force des Judoons l’empêchant de téléporter la Docteure, il demande à ses amis de lui transmettre qu’il faut qu’elle se méfie du cyberman solitaire et surtout de ne pas lui donner ce qu’il veut.

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WAIT. C’est pas fini!

Pendant ce temps, Thirteen a fui à la cathédrale de Gloucester avec Ruth, toujours poursuivie par Gat et les Judoons. Mais Lee a envoyé un texto pavlovien avant sa mort, qui déclenche chez sa femme une nouvelle personnalité et un pouvoir insoupçonné. Au moment où Ruth enclenche une alarme qui restaure sa mémoire, Thirteen découvre un TARDIS enterré sous une tombe : Ruth  Clayton n’est rien d’autre qu’une autre incarnation du Docteur. Le problème est que ni Thirteen, ni elle, ne se souviennent avoir été l’une ou l’autre. Lorsqu’elle découvre que la nouvelle Docteur et Gat (qui est également une seigneure du temps) ne sont pas au courant de la destruction de Gallifrey, Thirteen en déduit que la nouvelle Docteure ne peut venir que de son passé.

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Une femme Docteur et une saison de léthargie = Pleins d’opportunités pour Jack Harkness

Fugitive of the Judoons est une bonne nouvelle pour qui craignait que Doctor Who ne se prenne un hiatus pour audiences en chute libre à l’issue de la saison prochaine en juste retour de la médiocrité de ses scénarios. C’est un vrai épisode de Doctor Who, et qui plus est un bon épisode de Doctor Who Russell T.Davies’style. Il comporte ce qu’il faut d’éléments qui permettent de s’attacher aux personnages, un acting et des dialogues convaincants, du dynamisme, une réalisation qui sait mettre en évidence les moments clés -du moins concernant l’intrigue de Thirteen, une bande originale prenante (même si ce n’est pas du Murray Gold). On y retrouve également de vieilles connaissances plus apparues depuis The Magician’s Apprentice, les Judoons, mercenaires policiers de l’espace, dans une intrigue qui n’est pas sans rappeler l’épisode Prisoner of the Judoons de The Sarah Jane Adventures.

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Qui a mis un contrat sur les mes compagnons?

Le Capitaine Jack, héros de Torchwood et compagnon clé de l’ère Davies de Doctor Who vient également porter un coup de main à Chris Chibnall. Enfin, nous avons une surprise de taille avec l’apparition prématurée d’une nouvelle incarnation du Docteur. Jo Martin est émouvante en femme perdue poursuivie par des aliens dont elle ne connaissait pas l’existence, mais elle révèle un charisme autrement plus réel lorsqu’elle se dévoile avec les habits du Docteur. Son apparition est d’autant plus efficace qu’elle a été ménagée par un scénario astucieux et tout en montée qui joue avec les attentes du spectateur. D’abord introduite à la manière des compagnons du Docteur (pas de prégénérique et une présentation directe d’elle et de son mari), elle ne se révèle que progressivement et cette révélation est appuyée par l’utilisation du Chameleon Arc, artéfact qui permis déjà au dixième Docteur de reconfigurer sa biologie et sa mémoire pour devenir un humain, mais également au Maître de se dissimuler pendant des années avant de devenir l’incarnation portée par John Simm.

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Trust me! I’m THE Doctor

On pourrait dire que cet épisode est excellent et qu’il remet Doctor Who sur les rails, mais il faut savoir raison garder car une grande partie de ses qualités s’évaluent relativement à la médiocrité de ce qui a précédé. Il est d’ailleurs intéressant de constater que l’apparition du Docteur de Jo Martin remise instantanément Jodie Whittaker à une position de spectateure qui met en avant l’absence d’écriture de son Docteure. De la même façon, les amis, qui ont une saison et demie derrière eux ne tiennent pas la route devant le charisme de John Barrowman, ni même devant l’ambiguité du compagnon surprise incarné par Neil Stuke (le Matthew Malone de la très bonne sitcom des 90’s « Game On »). On se retrouve donc face à des personnages instantanément plus attachants que ceux qui ont une quinzaine d’épisodes à leur actif. Les trois compagnons de Thirteen sont, à vrai dire, le seul gros point faible de l’épisode. Le gap d’écriture également très grand entre Fugitive of the Judoons et les précédents épisodes du passé de l’ère de Thirteen laisse dubitatif. Et le choix de poursuivre l’aventure sans intégrer Jo Martin à l’équipe est encore plus hasardeux. Mais l’intérêt pour le fil rouge de cette saison, qui pourrait introduire une continuité parallèle sur Doctor Who, est relancé, et c’est déjà ça de pris.

N : 8

IM : 9

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