New Year Special 2022 – Eve of The Daleks

New Year Special 2022

Eve the Daleks

De Chris Chibnall

Réalisation : Lee Haven Jones

Voici donc le premier des deux Specials commandés par la BBC pour cette année 2022, qui précédent le long métrage qui clôturera l’ère Thirteen/Chibnall. La mauvaise nouvelle est que Chris Chibnall et Matt Strevens ont une nouvelle fois convoqué les Daleks pour les festivités du nouvel an. Après les embarrassants Resolution et Revolution of the Daleks servis en amuse bouche des années 2020 et 2021, était-ce bien nécessaire de récidiver ? Faut-il inévitablement démarrer chaque année COVID avec les affreux de Skaro ? La bonne nouvelle est qu’entre temps, Doctor Who Flux est passé par là et que l’écriture du show est revenu vers quelque chose de moins déprimant et donneur de leçon, et aussi dans une certaine mesure, de moins fainéant. Eve of the Daleks ne raconte donc pas une énième invasion Dalek, mais essaie de varier un peu le plaisir en proposant un bottle episode qui prend le contrepied à la fois de l’attendu et de la complexité de la saison qui a suivi. Le concept est très simple et guère original: Un garde-meuble, deux humains, Un Dalek « exécuteur » et une boucle temporelle.

Moi qui rêvait d’un Christmas Special, me voilà encore coincée dans un Nouvel An Dalek

Manchester. 31 décembre 2021. 23h50. Sarah doit passer un réveillon de plus à l’accueil du garde-meuble où elle travaille, avec pour seul client l’étrange Nick. C’est alors qu’un Dalek se matérialise dans les lieux et abat les deux humains, l’un après l’autre. Le TARDIS atterrit dans le sous-sol de l’entrepôt et il se disloque juste après que Thirteen, Yaz et Dan en soient sortis. Peu après, eux-aussi sont exterminés par le Dalek. Les cinq se réveillent peu de temps avant leur mort, dans une boucle qui (ils le découvriront plus tard) a été causée par le TARDIS pour sauver le Docteur et ses compagnons. La tête de la Seigneure du Temps a été mise à prix par les Daleks après les dégâts sur la flotte Dalek causés par le plan des Sontaran. Et malgré l’intervention du TARDIS, les exécuteurs envoyés pour l’exterminer ont toujours une belle fenêtre de tir. Après leurs morts, chaque nouvelle boucle reprend un minute après la précédente. Chacun des survivants apprend de ses erreurs, puisqu’ils se souviennent tous de la précédente boucle, mais c’est aussi le cas du Dalek (et des compagnons qui le rejoignent par la suite). Un jeu du chat et de la souris démarre, alors que la boucle se rétrécit peu à peu.

Et si j’appuie sur le bouton 3, est-ce que la prochaine boucle ajoutera 3 mn ?

De l’eau est passée sous les ponts depuis que Un jour Sans Fin a popularisé la boucle temporelle. Depuis, des films aussi notables que Edge of Tomorrow, Triangle ou Happy Birthdead ont su exploiter le concept, ainsi qu’un grand nombre d’épisodes de séries TV. La Time Loop n’est plus une idée originale. Mais elle est relativement inédite dans Doctor Who, ce qui rend l’épisode intéressant dans son concept. L’exploitation que le scénariste/showrunner en fait est plutôt basique. Il n’y aura qu’une seule véritable originalité, celle de la compression progressive de la boucle créée par le TARDIS. La menace Dalek n’est elle-même, pas réellement exploitée. Eve of the Daleks donne l’occasion de quelques affrontements rapprochés (notamment avec Dan et Nick) qu’on aurait pas vus dans un épisode classique d’invasion, mais les Daleks auraient pu être remplacés par des Aliens que rien n’aurait vraiment changé. L’épisode comporte un côté ludique pas désagréable dans la constitution progressive du plan et une vibe plutôt positive et moins prétentieuse qui confirme la direction re-prise par la série depuis Flux. Il n’y a rien de bien exceptionnel, mais l’ambition de créer un bon divertissement est de nouveau là.

Dan Lewis, l’homme qui n’a pas besoin d’indices pour deviner

Cette boucle temporelle est aussi une occasion parfaite pour se concentrer sur la dynamique entre les personnages, autre chose qui avait disparu pendant les deux premières saisons de Thirteen, mais s’était réimplanté avec Flux. Les seconds rôles font bien le boulot, et tout particulièrement Aisling Bea en célibataire blasée qu’on aurait bien vu rejoindre Thirteen pour apporter un peu de piment à la série. John Bishop confirme le bien qu’on pouvait penser de lui dans sa première saison et ses rapports de camaraderie développés avec Yaz durant leurs quatre ans de vie sans Thirteen permettent de révéler quelque chose qu’il fallait être bien fort pour deviner (ou bien avoir vécu leurs 4 ans d’aventure hors champ) : Yaz est tombée amoureuse de Thirteen. Elle semble avoir du mal à assumer cette révélation tardive de sa bisexualité / homosexualité. Cette révélation n’est pas particulièrement réussie. Il y’a aussi quelque chose de maladroit dans cette découverte aussi tardive d’une attirance pour une autre femme. Seul l’accueil totalement placide de la nouvelle par Dan fait plutôt plaisir à voir et montre comment on peut dé-dramatiser le sujet. Maintenant que nous sommes au parfum, il reste à voir sur quoi la relation entre Thirteen et sa compagne historique va déboucher et de ne pas faire une version miroir de l’amour à sens unique de Martha pour Ten.

See you in 2023…ou pas

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