11-05 Planet of Spiders

11-05 Planet of Spiders

De Robert Sloman (6 épisodes)

Réalisation : Barry Letts

Mike Yates, qui n’est plus lieutenant suite à la débâcle des dinosaures, donne rendez-vous à Sarah Jane dans le centre de méditation bouddhiste où il compte se reconstruire. Il soupçonne qu’il se passerait en ces lieux des événements pouvant intéresser UNIT. Ils sont tous deux témoins d’une étrange cérémonie qui font apparaître une araignée géante. Celle-ci s’accroche au dos de Lupton, le plus ambitieux de la bande, lui ordonnant d’aller chercher un cristal bleu de Metabilis III. Pendant ce temps, Le Docteur, le Brigadier et Benton reçoivent un courrier de Jo Grant avec le cristal que le Docteur lui avait offert pour son départ. Elle ne peut le garder car il est considéré comme néfaste par les indiens d’Amazonie (lieu où elle s’est établie avec son mari). Le Docteur le montre à un medium avec qui ils discutaient et celui-ci meurt subitement. Le cristal de Metabilis III que l’araignée recherche n’est autre que le cristal du Docteur, qu’il avait volé quelques temps auparavant sur la planète et qui a le pouvoir d’augmenter la perception de l’esprit de celui qui regarde en lui. Lupton pénètre dans le QG d’UNIT et vole le joyau à son tour. Une folle course poursuite s’ensuit, qui conduit le Docteur et Sarah Jane au monastère. La compagne assiste à un autre rituel qui transporte Lupton sur la planète Metabilis III et elle ne tarde pas à le suivre. Là-bas, d’autres araignées les attendent pour récupérer la précieuse pierre, qui a entre-temps été usurpé par un simple d’esprit.

Image

Un peu de silence je regarde le dernier épisode de Three.

Non. J.R.R Tolkien n’est pas à l’origine de cet arc final du troisième Docteur. On y trouve certes un joyau parmi d’autres qui apporte un pouvoir démesuré (un des anneaux ?), une araignée gigantesque (Arachne?), un gentil simplet (un hobbit ?) mais c’est bien Robert Sloman aux commandes. Le même Sloman qui a livré la plupart des derniers épisodes de saison de Three, parmi les meilleurs de la série. On lui pardonnera donc ses emprunts – il faut bien s’inspirer de quelque chose ! – et on louera la continuité de cet arc avec ses précédents dans lesquels il avait déjà introduit le cristal et longuement évoqué les visites du Docteur sur la fameuse planète. Il est aussi judicieux d’avoir fait revenir les gars de UNIT et d’avoir apporté une sorte de rédemption à Yates, de nous donner des nouvelles de Jo Grant (elle nous manque beaucoup) et de faire partir le troisième Docteur de cette manière. Il était à l’origine prévu de faire revenir le Maître, ce qui fut impossible suite à la mort de Roger Delgado. Les araignées géantes dont l’esprit a été façonné par les cristaux n’ont rien à lui envier, puisqu’après avoir asservi les hippies du futur qui les ont amené sur la planète, elles sont décidées à conquérir des mondes. Rien de moins. Le Docteur lui-même se fait avoir par la connaissance que peut lui apporter ce cristal, l’ayant vilement dérobé pour, pensait-il, servir ses recherches. Le voilà directement responsable de tout l’imbroglio de cet arc. Nous faisons également connaissance avec le vieux mentor du Docteur sur Gallifrey, K’ampo Rimpoche, qui avait été évoqué dans The Time Monster et qui pilote le centre de méditation dans l’ombre, à l’abri des Time Lords. Il fera comprendre à son disciple à quel point son avidité a eu des conséquences néfastes et il l’amènera à affronter le lieu qui forcera sa régénération.

ImageLa Reine des araignées possède Sarah Jane – Aux origines de l’insecte de Donna Noble

Bien qu’annoncée précédemment par Sloman, l’apparition de K’ampo Rimpoche dans le pays d’élection du Docteur paraît un peu hasardeuse, mais elle est habile à ce niveau de l’Histoire, puisque permettant enfin d’introduire une explication de la régénération du Docteur, art que le vieux sage maîtrise comme jamais le Docteur ne l’a encore maîtrisé (même pas en 2017). Il est ainsi capable de faire apparaître une projection de lui avec l’apparence de sa future enveloppe. De retour sur Terre grâce au TARDIS, le Docteur n’a d’autre choix que de changer de peau devant Sarah Jane Smith et son vieil ami le Brigadier, qui n’est plus à une génération près ! Planet of the Spiders est loin de valoir le dernier épisode de Patrick Troughton. Il comporte quelques facilités dans l’alternance UNIT / monastère / planète dominée par les araignées et dans les péripéties qui tranchent avec l’originalité des épisodes précédents de Sloman. Mais le lien narratif qui nous est offert et quelques scènes bien ficelées avec les vilaines bébêtes à huit pattes (brrr l’araignée sur le dos de Sarah Jane) relèvent de temps à autre le niveau. Il en ressort un bon ressenti pour la sortie de notre Docteur le plus Holmésien. La pugnace Sarah Jane Smith est toujours là, UNIT et le Brigadier restent heureusement fidèles au poste et Tom Baker fait son apparition pour un run qui va durer jusque dans les années 80.

Image

Un Boss avec huit pattes bien enflées et un melon gros comme une pastèque.

N : 7

IM : 8

11-02 Invasion of the Dinosaurs

11-02 Invasion of the Dinosaurs

De Malcolm Hulke (6 épisodes)

Réalisation : Paddy Russell

De retour du Moyen-Age, le Docteur et Sarah Jane débarquent dans un Londres désert. Ils se retrouvent tour à tour emprisonnés pour vol et confrontés à des dinosaures. Parvenant à prendre contact avec le Brigadier, ils apprennent que suite à ses apparitions aléatoires de bêtes préhistoriques, Londres a été vidée de sa population. Un seul membre du gouvernement, Charles Gover, demeure fidèle au poste. Alors que le supérieur du Brigadier penche pour un savant fou faisant grandir des dinos, le Docteur sait déjà que quelqu’un joue avec le temps. Dans les sous-sol de la ville, le savant Whitaker a organisé ces kidnappings temporels afin d’évacuer les lieux et de mener à bien une opération d’une plus grande envergure. Une opération dont le Capitaine Yates est un des complices. Le Docteur se met en tête de trouver la base des émissions temporelles tandis que Sarah Jane se met dans une situation difficile à cause de sa curiosité.

Image

On t’a démasqué Judas!

Un arc bien nawak que voilà, duquel on ressort on ne sachant trop quoi dire, qui saute d’une intrigue à la Primeval à une conspiration gouvernementale à grande échelle. L’arrivée du Docteur et de Sarah Jane dans ce futur proche (probablement les 80’s) laisse songer à un épisode de la quatrième dimension, puis les apparitions des dinosaures, qui s’avèrent ne pas être une fin en soit, tiennent de l’amateurisme et de la confusion la plus totale. L’intrigue est également confuse, décrivant un projet à grande échelle auquel ne sont conviés qu’une poignée de personnes. A ce niveau, il est aussi difficile de croire que l’espèce humaine (ou une autre race, à part les Time lords) soit arrivée à un niveau de maîtrise du voyage temporel qui puisse lui permettre de transporter toute une époque.

Image

Le petit Andy est prié de récupérer ses jouets en plastique

L’argument de la table rase est séduisant sur le papier, qu’il soit dans les années 70 ou maintenant. Le nouveau départ dans un monde lavé des impasses de l’époque actuelle proposé par le ministre, peu en importe le prix, se révèle symptomatique d’une époque de prise de conscience : Guerres injustes, impuissance et corruption des gouvernements, pollution. Le Docteur rejette l’argument d’une époque qui ait été un âge d’or, mais il conçoit qu’on puisse tirer la sonnette d’alarme étant donné la tournure que l’avidité de l’Homme a fait prendre au monde. Un personnage clé, tout aussi perdu, prend part au complot : Le capitaine Mike Yates. La trahison du sympathique second du Brigadier fait sûrement suite à une fin de contrat, ou bien à l’hypnose de BOSS. Quoiqu’il en soit, il demeure l’événement le plus marquant de cet arc et met en valeur la désobéissance temporaire de Lethbridge Stewart et du fidèle sergent Benton avec les ordres officiels. Sarah Jane mène son petit chemin, fouinant par ci et par là et cumulant les bourdes. Ha, ces journalistes…

Image

Le Sergent Benton, prêt à subir le karaté vénusien pour la bonne cause

N : 6

IM : 5

Saison 11 (1973-1974) / 11-01 The Time Warrior

11-01 The Time Warrior

De Robert Holmes (4 épisodes)

Réalisation : Alan Bromly

Quelque part au Moyen-Age, un guerrier venu de l’espace atterrit sur les Terres occupées par le brigand Irongron et ses hommes. Le guerrier négocie avec ce dernier une aide pour réparer son vaisseau en échange des technologies qui pourront aider Irongron à vaincre le seigneur local, Edward de Wessex, délesté de ses défenses parties guerroyer pour le roi. Quelques siècles plus tard, UNIT a été chargé de protéger des scientifiques du gouvernement qui disparaissent les uns après les autres. Le Brigadier les rassemble au QG, mais il ne parvient pas à faire cesser les disparitions. En suivant la piste, le Docteur atterrit à l’époque d’Irongron où le guerrier de l’espace détient tous les scientifiques qu’il force à travailler pour lui. Mais il a amené dans son TARDIS un passager clandestin, l’énergique Sarah Jane Smith, reporter enquêtant sur la réunion des scientifiques dans les locaux de UNIT et qui se retrouve livrée à elle-même sans même savoir qu’elle a voyagé dans le temps.

Image

Sarah Jane Smith et le Docteur : Une histoire amenée à durer

La saison du renouveau ? Le départ de Jo a laissé la place à un générique remanié et un nouveau logo, tandis que le Docteur fait une petite visite au Moyen-Age, chose qui n’arrive plus si souvent ces derniers temps. C’est aussi l’arrivée dans la série de SARAH JANE SMITH ! La journaliste opiniâtre fait son entrée dans une confusion générale, sans même avoir décidé de suivre le Docteur. Débarquant au Moyen-Age, la future héroïne de Sarah Jane’s adventures fait le tour des options : jeu de rôle, reconstitution historique ou musée vivant ? Et non, il s’agit bien d’un voyage dans le temps, mais n’aurait-elle pas pu s’en douter avec cette cabine téléphonique bien plus grande à l’intérieur ? Cette entrée en matière musclée permet de ne pas trop regretter l’en train de Jo Grant, même si certains traits de caractère de Sarah Jane ne sont pas encore ajustés. Lorsqu’elle comprend que le Docteur n’est pas l’ennemi, une dynamique différente se met en place assez naturellement entre la journaliste et Three.

Image

Les patates sont cuites

The Space Warrior offre aussi la première apparition d’un Sontaran, ce peuple de guerriers héréditaires nés pour combattre, autrement connus sous le nom de pomme de terre sur patte (Au Moyen-âge, c’était plus crapaud). Linx n’enlève son casque pour faire découvrir qui il est vraiment qu’à la fin du premier épisode, mais sa présence apporte beaucoup à l’épisode. Le récit mélange astucieusement les éléments du passé (Les brigands, le seigneur, le Docteur passant pour un magicien), du présent (les scientifiques) et du futur (la technologie Sontaran) et expose clairement l’urgence de l’intervention du Docteur : Eviter que l’espèce humaine ne soit dotée d’armes trop sophistiquées qui pourraient mener à la maîtrise de l’arme nucléaire avant qu’ils ne soient suffisamment civilisés. Une reprise plutôt honnête et équilibrée, qui voit le Docteur enfin prononcer le nom de Gallifrey pour décrire son monde. A noter dans cet épisode la présence de Jeremy Bullock, qui enfilera trois ans plus tard le costume de Boba Fett.

Image

On le reconnaîtra sans problème

N : 7

IM : 8

10-05 The Green Death

10-05 The Green Death

De Robert Sloman (6 épisodes)

Réalisation : Michael E. Briant

Pendant que le Docteur se rend sur la planète Metabilis III, Jo et le Brigadier rejoignent le Pays de Galles où un accident touché l’exploitation minière de Llandfairfach : Un mineur a été recouvert d’une substance verte et il en est mort. Jo y voit l’occasion de rencontrer le Professeur Clifford Jones, grand militant écologiste qu’elle admire et qui milite contre le nouveau procédé très polluant de Global Chemicals, la société qui a envoyé le défunt mineur sous Terre. Le Brigadier mène son enquête de son coté, faisant la connaissance de Stevens, le PDG de Global Chemicals. Celui-ci refuse d’abord de collaborer avec UNIT, de crainte que ses travaux soient menacés. Mais Stevens obéit aux ordres d’un ordinateur, BOSS, qui est le véritable boss de la société. Pour aider le professeur, Jo décide de descendre dans la mine. Elle s’y retrouve coincée avec un mineur et fait la connaissance d’affreux vers qui crachent la substance verte mortelle. De retour de son périlleux voyage, le Docteur rejoint le Brigadier pour sauver Jo de ces mines mortelles.

Image

Stevens sous l’emprise du profit

The Green Death ne dément pas le principe qui veut que le dernier arc des saisons de Three soit particulièrement réussi. Robert Sloman (The Daemons, The Time Monster), encore une fois au scénario sur l’un deux n’y est clairement pas étranger. De retour sur Terre, nous abordons le problème des mineurs envoyés à la mort par une entreprise engrangeant aveuglément les profits. Puis l’arc s’oriente vers un message écologique de circonstance, avec l’invasion de vilain vers qu’il ne vaut mieux pas approcher et qui sortent de sous terre pour grouiller partout. L’aspect de ces derniers est plutôt répugnant et la substance qu’ils crachent préfigurent les épisodes de contamination qui marqueront 20 ans plus tard les inconditionnels des X Files. Un ver se permet même de faire sa chrysalide pour voir naître un digne descendant de la Mouche Noire de Kurt Neumann (avec Vincent Price). Pendant ce temps, le méchant ordinateur mégalo devenu grand amateur de musique hypnotise tout le monde pour servir les intérêts de l’entreprise (qui rejoignent l’intérêt général, of course). Heureusement les champignons cuisinés par les écolos viendront à bout des saletés et la méthode du cristal du Docteur coupera l’emprise de la logique froide de BOSS sur les dirigeants de Global Chemicals.

Image

Un ver pas très coopératif

Au-delà de cette intrigue sympathiquement écolo et militant pour un management plus responsable, le retour de UNIT au complet (Le Brigadier, le capitaine Yates et le sergent Benton !) et de la dynamique des précédentes saisons fait bien plaisir. Le Docteur fait son Sherlock Holmes en empruntant quelques déguisements, Yates se délecte de son infiltration au sein de Global Chemicals, le Brigadier s’émancipe un peu plus de la tutelle de son armée et Jo trouve l’amour avec le Professeur. C’est une belle conclusion qui l’attend avec un mariage très précipité. Barry Letts et ses scénaristes sont conscient qu’il s’est développé entre elle et le Docteur (et le téléspectateur) un rapport quasi symbiotique qui a profondément changé la place du compagnon dans la série et ils lui ont offert la fin qu’elle mérite en lui faisant épouser à l’évidence une version plus jeune du Docteur (leurs scènes en commun renvoient à celles de Jo et du Docteur). Nous retrouverons Jo Grant dans l’épisode de Sarah Jane Adventures, Death of The Doctor, plus de trente ans après, mais pour l’heure, ce départ laisse un Three véritablement orphelin qui quitte les festivités de l’annonce du mariage pour aller s’isoler.

ImageDes militaires de UNIT à la comédie musicale Hair

😦

N : 8

IM : 7

Saison 10 (1972-1973) / 10-01 The Three Doctors

10-01 The Three Doctors

De Bob Baker & Dave Martin (4 épisodes)

Réalisation : Lennie Mayne

Une tâche sur la pellicule tente d’engloutir le Docteur et fait disparaître un paysan, un scientifique venu enquêter sur les événements, l’automobile Bessie et différents éléments du QG de UNIT. Ce champ d’énergie provient d’un trou noir qui pourrait anéantir le temps. Les Time Lords ne peuvent rien faire. Aussi décident-ils de convoquer leur super agent sur Terre pour résoudre le problème. Et puisqu’un Docteur ne suffira pas, ils lui adjoignent les services de son précédent lui (Patrick Troughton) en le déconnectant de son espace-temps ! Ainsi Two et Three se rencontrent et les Time Lords décident contre toute attente (sauf celle du téléspectateur prévenu par le titre), de mettre en contact le premier Docteur avec eux. Jo et Three sont engloutis par la tâche et ils apparaissent dans un monde désert contrôlé par Omega, un Time lord qui jadis rendit possible les voyages temporels pour les congénères du Docteur. Englouti par la supernova qui fournit l’énergie nécessaire à l’opération, cette légende de Gallifrey est depuis prisonnière dans un monde au sein de la singularité qui ne tient que par sa propre volonté. Volonté très forte qui a, par ailleurs, décidé de tout engloutir sur son passage.

Image

Omega – He’s got the whole world in his head

The Three Doctors est un beau cadeau qui permet de constater le chemin parcouru depuis 1963. L’Histoire ne brille pas par son originalité, faisant intervenir un nouveau seigneur du temps alors que le Maître hante encore la série, attendant discrètement qu’on le sorte du chapeau. Il répond par ailleurs à une demande de fans de longue date que Barry Letts s’est finalement décidé à accepter. L’originalité est d’avoir introduit le concept d’anti-matière fusionnant avec la matière, ce qui donne à l’épisode un aspect jargonneux plutôt sympathique et rend l’intrigue cohérente. Il ne faut pas chercher cette cohérence dans la réunion des Docteurs, qui répond à la volonté seule du Haut Conseil des Time Lords et introduit virtuellement un sacré bordel (Moffat fera pire, me dis t’on). Pourquoi le Haut-Conseil n’a-t-il pas poursuivi le Docteur plus tôt s’il avait la possibilité de convoquer si facilement ses deux précédentes incarnations ? Et qu’en est-il du Troisième Docteur qui a donc déjà vécu cette aventure accompagné de Two ? Gageons que dans le monde du wibly woobly timey winey, seule une archéologue comme River Song aurait la réponse à ces questions. L’essentiel est de voir Two et Three se chamailler joyeusement et se donner la réplique avec aplomb, quand l’un ne finit pas par manger la phrase de l’autre. Et surtout, après de longues heures d’épisodes reconstitués en noir & blanc avec un son médiocre, le soulagement est de pouvoir enfin voir, accompagné de sa flûte.

Image

PATRICK TROUGHTON EN COULEUR !!! (rien que pour ça l’épisode a la moyenne)

Les apparitions de William Hartnell ne se feront que par l’entremise d’un écran de télévision, le pauvre vieux n’étant plus en très bonne santé à l’époque du tournage. Si la promesse en fin de troisième épisode de voir un rassemblement tombe à plat, les scénaristes se rattrapent en faisant de One un lien avec les Time lords. L’épisode réserve d’autres surprises. Ainsi le Brigadier fait-il pour la première fois son entrée dans le TARDIS, ce qui est aussi le cas du Sergent Benton. Il est fort sympathique de voir Two se rappeler sa première rencontre avec l’un et l’autre alors qu’ils n’étaient pas encore à leur grade actuel ou bien de voir le QG de UNIT téléporté au-delà des galaxies avec le Brigadier se demandant si ça causera un accident diplomatique (!). On regrettera que Lethbridge Stewart soit encore une fois coincé dans son rôle de représentant de l’ordre, condamné à dire au Docteur qu’il ne comprend rien. Jo est quant à elle toujours parfaite et on peut espérer qu’elle fera encore quelques voyages avec le Docteur. Nous avons échappé belle à une romance entre elle et Jamie (souvenez-vous), idée abandonnée suite à la non disponibilité de Frazer Hines. Dernière surprise : Cet épisode sonne après trois saisons la libération du Docteur de la sentence des TimeLords qui l’exilait sur Terre. Il va donc pouvoir reprendre ses voyages pour de bon.

Image

-Docteur, je vous somme de nous expliquer ça tout de suite !

N : 8

IM : 9

9-05 The Time Monster

9-05 The Time Monster

De Robert Slotman (et Barry Letts) (6 épisodes)

Réalisation : Paul Bernard

Sous une fausse identité, le Maître a construit une nouvelle machine, le TOMTIT qu’il compte lancer avec l’aide de ses deux assistants, Ruth Ingram et Stuart Hyde. Elle permettra de faire disparaître des objets dans les interstices du temps. Le Brigadier et le sergent Benton arrivent sur les lieux pour la démonstration tandis que Jo et le Docteur sont alertés en suivant la trace du TARDIS du Maître. La machine fait vieillir Hyde de plusieurs dizaines d’années et il ne cesse de prononcer le nom de Chronos. Le Docteur comprend que le TOMTIT a été crée pour appeler ce Chronos, une créature située dans les interstices spatio-temporels et qui se nourrit du temps. Il pourrait mettre fin à l’univers tout entier, ce qui arrangerait bien le Maître, qui veut régner même si c’est sur du vide. Le Docteur décide de construire avec les deux assistants une nouvelle machine qui pourrait contrer celle de son homologue mégalo tandis que ce dernier fait apparaître à notre époque un grand prêtre de Poséidon de la cité d’Atlantide qui possède une partie du cristal qui permettra de contrôler Chronos.

Image

Lorsque vous tuez le temps, Chronos le mange (miam!)

The Time Monster prouve encore une fois que les fins de saison du troisième Docteur sont les meilleurs morceaux. Il venge aussi d’une saison 9 bien tiède, apportant une bourrasque d’originalité tantôt maîtrisé, tantôt anarchique, mais qui a le mérite d’exploiter pleinement le potentiel de la série. Ainsi trouvons-nous dans cet épisode des jeux temporels à base de TARDIS poupées russes, de collisions spatio-temporels, d’intrusions d’éléments d’époques différentes à l’époque (presque) présente de la série. Le Chronos, titan de la mythologie grecque, se pose comme la première créature chronovore (qui se nourrit du temps) de la série, bien avant les anges pleureurs de Moffat. Cette nouvelle incursion dans la superstition rationalisée est conduite par le même scénariste que The Daemons, qui s’en sort une nouvelle fois très bien. Les défauts de l’arc se trouvent principalement dans sa dernière partie, durant la visite du Maître sur Atlantide, qu’il finira par détruire par son invocation de Chronos. On oubliera que la série avait déjà justifié différemment la fin d’Atlantide dans The Underwater Menace et The Daemons, mais pas que cette incursion rare dans le passé a le même goût de pré-fabriqué (Minotaure mis à part) que les épisodes de l’époque Hartnell.

Image

Le Docteur bougon du début de la saison 7 a bien changé. Cherchez la femme.

Ce dernier arc de la saison permet le retour d’UNIT, avec un Brigadier qui semble avoir perdu sa patience vis-à-vis du Maître et qui perdure dans le rôle de Lestrade du Docteur. Benton est mis en avant un peu plus que son capitaine Yates (qui réussit néanmoins à avoir un cliff rien que pour lui). Il sera d’ailleurs un bel élément comique, redevenant un bébé au contact des expérimentations sur la machine temporelles. Le lien entre le Docteur et Jo est une des seules vraies choses qui aient été développées durant cette saison et il ressort encore grandi de cet épisode. La pistonnée peu forte en science est plus intrépide que jamais consent à de lourds sacrifices, quitte à supprimer sa vie pour sauver l’univers. Elle rappelle parfois Rose, si elle ne l’a pas influencée. Roger Delgado est une nouvelle fois royal dans le rôle du Maître, nous faisant oublier cette éternelle dynamique qui réduit le personnage aux mêmes types d’échange avec le Docteur. Et puis il y’a le TARDIS, que le Docteur désigne enfin par « elle » et qui apparaît comme un personnage à part entière capable de sauver la mise à nos héros ou bien d’influencer le temps. Et ceci quarante ans avant l’épisode signé par Neil Gaiman !

Image

Deux TARDIS, deux Timelord. On remet ça pour la saison prochaine?

N : 8

IM : 7

Saison 9 (1972) / 9-01 Day of the Daleks

9-01 Day of the Daleks

De Louis Marks (4 épisodes)

Réalisation : Paul Bernard

Les tensions mondiales pourraient mener à une troisième Guerre Mondiale. Le diplomate Sir Reginald Styles convoque ses homologues de tous pays pour une conférence de paix qui aura lieu à son Manoir. Témoin de l’apparition furtive d’un homme du futur, il actionne la procédure qui permet l’intervention de UNIT. Jo et le Docteur arrivent sur les lieux pour constater que le diplomate est peu coopératif. L’homme du futur est retrouvé grièvement blessé (par une étrange bête du futur, mais seul le spectateur le sait). Un de ses accessoires attire l’attention du Docteur. Il s’agit d’une petite machine à remonter le temps. Durant la nuit suivante, une escouade apparaît au Docteur, qui tente de subtiliser la machine. Jo veut les en empêcher et est propulsée au 22ème siècle. Ces hommes et cette femme sont en fait un groupe de rebelle venant de cette époque. Ils tentaient de supprimer le diplomate qu’ils pensent responsables de l’explosion qui eut lieu durant la conférence de paix et qui entraîna de multiples guerres qui offrirent un terrain propice à l’invasion de la planète par des Daleks. Ceux-ci réduisirent la planète en esclavage. Jo se fait accueillir très cordialement par le Contrôleur qui collabore avec les Daleks.

Image

Le Docteur explique à Jo que son nouvel ami est un collabo.

Cette saison 9 démarre avec le grand retour des Daleks, disparus depuis l’épisode Evil of the Daleks cinq ans auparavant. L’idée du retour des affreux de Skaro n’est pas à mettre au crédit du producteur Barry Letts, rétif à un retour d’un symbole de l’ancienne époque, mais à la direction de la BBC. Et la couleur leur sied plutôt bien. Ce n’est d’ailleurs pas la première incursion colorisée des premiers grands ennemis du Docteur puisqu’ils ont déjà eu cet honneur dans les films hors continuité et indépendants avec Peter Cushing (Dr Who contre les Daleks et les Daleks envahissent la Terre). Aux commandes de ce Day of the Daleks, un scénariste qui n’a plus écrit pour la série depuis bien plus longtemps et une idée de scénario qui traînait dans les tiroirs depuis 1970. Au programme un nouveau saut dans le temps qui prouve une nouvelle fois que les producteurs ont envie de quitter le statu quo de Three à notre époque, ou bien furent-ils forcés de faire ainsi pour ne pas répéter une nouvelle invasion de la Terre du présent. L’incursion des Daleks est peu originale et repose sur les analogies habituelles au III ème Reich, offrant néanmoins un personnage de collabo traité en dehors des stéréotypes. Les éléments annexes sont eux, bien plus réjouissants.

Image

Les Daleks rattrapent leur retard dans la série. Ca va être difficile avec les épisodes perdus.

Le début de l’arc joue sur une bonne partie des éléments introduits depuis les débuts du troisième Docteur, poursuivant sur l’explication scientifique de phénomènes paranormaux (ici des prétendus fantômes qui sont des voyageurs du futur). Il nous oriente sur une histoire de manoir hanté pour bifurquer sur l’apparition habituelle des Daleks en fin de premier épisode et virer vers de la S-F pur et dure. Des rebelles qui envoient une équipe dans le passé pour supprimer l’élément qui a conduit à la faillite de leur monde : L’idée est attrayante, d’autant plus qu’elle produira de beaux spécimens des années plus tard (Terminator en tête). L’exécution est plus discutable en ce que la cause de la venue des rebelles n’est exposée qu’en deuxième partie d’arc, laissant un flou un peu préjudiciable sur les premiers épisodes. Le scénario va cependant plus loin en introduisant un beau paradoxe temporel en ce que les rebelles ont eux-mêmes bêtement provoqué l’explosion qui a mené à leur monde. On termine joyeusement par une démonstration par le Docteur que le temps peut bien être réécrit ! Le verrou qui empêche le voyageur temporel d’intervenir dans sa propre ligne temporelle, est lui aussi abordé et baptisé effet Blinovitch, avec démonstration à la clé.

Image

De quoi tester l’adage « on n’est jamais mieux servis que par soi-même »

N : 7

IM : 7

8-05 The Daemons

8-05 The Daemons

De Guy Leopold (Robert Slotman & Barry Letts) (5 épisodes)

Réalisation : Christopher Barry

Dans le village de Daemon’s End, BBC 3 retransmet les fouilles d’un archéologue de renom, tandis qu’une femme du village, Miss Hawthorne met en garde les journaleux contre un démon qui attendrait son heure. Assistant à la transmission, le Docteur et Jo se rendent dans le village, mais le Maître (déguisé en vicaire) a déjà entamé une cérémonie avec d’autres fidèles afin de faire émerger le dit démon. Un vent froid rase l’équipe de fouille et gèle le Docteur. Malgré l’absence du Brigadier, le Capitaine Yates et le sergent Benton gagnent le village pour venir en aide à Jo et au TimeLord. Benton libère Miss Hawthorne, prisonnière du Maître puis d’étranges évènements, dont des apparitions du démon Bok viennent briser le calme apparent de la petite ville. Revenu à lui, le Docteur comprend que les événements peuvent s’expliquer autrement que par les superstitions locales et surtout qu’ils ont besoin d’aide scientifique. Mais le Brigadier et ses hommes ne peuvent intervenir à cause d’un champ de chaleur qui entoure la ville.

Image

Le Docteur et Bok, le nouvel ami du Maître

Sur une initiative du producteur Barry Letts, Doctor Who s’oriente vers l’occultisme et la magie noire. Un coup de cœur finalisé avec le concours du scénariste Robert Slotman, tandis que les deux prendront un pseudo pour éviter une interdiction de la Guilde des Scénaristes d’alors (un producteur ne pouvait écrire de scénario pour sa propre série). Mais l’apport le plus décisif sur cet épisode est dû à Terrance Dicks, script editor, qui convainquit Letts que le fantastique pouvaient très bien intégrer l’univers de Doctor Who, à condition qu’on le traite d’un point de vue scientifique. Ainsi les Démons invoqués deviennent-ils des extra-terrestres surpuissants débarqués sur notre planète il y’a bien longtemps pour faire des expériences avec les humains, enfouis sous Terre et convoqués par leur propre science. Ils n’en seraient pas à leur coup d’essai et auraient bazardé l’Atlantide (cela contredit une aventure de Two), une trop grande déception à leur goût. L’idée se marie très bien avec l’esprit de la série et inaugure une longue tradition de présences extra-terrestres expliquant des croyances au sein de notre planète, jusque dans la nouvelle série (et même Stargate, si on déborde un peu). Le thème de la superstition met aussi en perspective la science du Docteur et du Maître face aux humains, qui peut être interprétée comme de la sorcellerie, l’occasion d’une scène pré-wicker man où le Docteur se fait assaillir par des villageois pour être brûlé. Dans la lignée « on ne retire pas sa culture de l’anglais », il y’a un petit air de Chien des Baskerville qui se dégage de cette aventure, Three manifestant un intérêt certain pour la mystérieuse affaire, tout en sachant pertinemment qu’il n’y a pas de vrai démon à combattre. Notre Watson de Jo parviendra étonnamment à le sauver par la force de son sacrifice, quelque chose de bien irrationnel.

Image

Yates et Benton s’émancipent d’UNIT pour le meilleur.

The Daemons ne fonctionne pas uniquement grâce à l’intégration de son histoire à l’univers de Doctor Who. C’est aussi un modèle parfait d’intégration de l’humour à l’horreur. Les scènes d’invocation et l’apparition des monstres restent impressionnantes en dépit du kitsch, de par quelques belles trouvailles de réalisation et des effets systèmes D très honnêtes pour de la télévision. On frémit dans l’attente des puissances enfouies, mais on ne peut s’empêcher de sourire avec les personnages. La série récolte ce qu’elle a semé de personnages secondaires durant cette saison 8. Ainsi Yates et Benton obtiennent-ils un rôle à part entière dans cette aventure, indépendant de leur statut dans UNIT et prend-on le même plaisir à les suivre qu’à suivre Jo. Le couple Yates / Jo complète admirablement celui de Benton et Miss Hawthorne. Le Docteur semble lui-même apaisé, usant d’astuces comparables à ceux de Two (la télécommande de Bessie, le plan de libération des illuminés) et acceptant plus volontiers le concours de ses amis. La séparation des forces de l’UNIT aurait pu porter encore une fois préjudice à l’autorité du Brigadier, mais c’est avec surprise qu’on constate que le Three défend enfin l’utilité de son souffre-douleur et qu’une confiance réciproque s’est installée entre eux. La saison se termine sur une note positive dans laquelle le Docteur danse…que de chemin parcouru depuis la saison dernière. Malgré Roger Delgado dont le charisme ténébreux fait des merveilles dans ce contexte, le Maître paraît anecdotique face à cet équilibre trouvé, signe qu’il fut trop utilisé au cours de cette saison. Sa mise au vert semble nécessaire pour la saison 9, que nous aborderons avec une grande confiance.

Image

Le Docteur, le Brigadier et le technicien. Un trio comique hors pair.

N : 8

IM : 8

8-04 Colony In Space

8-04 Colony In Space

De Malcolm Hulke (6 épisodes)

Réalisation : Michael E. Bryant

« Il serait peut-être temps de faire décoller le TARDIS pour envoyer notre Docteur dans le futur, parceque ça manque un peu » s’emportent une poignée de scénaristes de la série (et ils ont raison). Heureusement la production, pour les satisfaire, a son nouvel alter-égo : Le Haut-Conseil des TimeLords, du pain béni pour scénariste. D’autant plus quand le Maître erre en liberté dans l’espace-temps et qu’il convoite une arme de destruction très massive. Et si ils envoyaient le Docteur faire leur sale besogne en l’an 2472 ? Après tout, ils peuvent télécommander le TARDIS. Le Docteur et Jo sont donc conduits contre leur gré au 25ème siècle sur la planète Uxarieus qui est habitée par de gentils colons qui ont dépensé leurs dernières économies pour trouver le vaisseau qui leur permit de s’établir sur la planète. Mais la récolte est faible et une race de primitif les terrorise. Derrière cette terreur se cache une méchante compagnie d’exploitation minière qui prétend avoir les droits d’exploitation du sol de la planète et entend bien déloger les gentils colons. Ils kidnappent Jo et un des colons, forçant ceux-ci à contre-attaquer. Un arbitre venant de la Terre devra intervenir pour régler ce conflit insoluble, et cet arbitre n’est nul autre que le Maître.

Image

Et le vainqueur du concours du type le plus corporate est…certainement pas le monsieur à droite

Colony in Space est un beau saut en arrière. Il apparaît même étrange durant les premiers épisodes de voir conter cette histoire en couleur avec Jon Pertwee dans le rôle titre. Une histoire de planète lointaine dans le futur, de territoire convoité par deux camps, de déchéance après un âge d’or. Tant de thèmes qui nous renvoient aussi loin que l’époque de William Hartnell (ça ne fait que quelque mois pour l’auteur de ces lignes, mais mettons-nous à la place des anglais de 1971). C’est ce charme retrouvé, à double tranchant, qui rend cet arc si prévisible et beaucoup moins intéressant sur la longueur. Il y’a peu de surprises, juste un assemblage de pièces que l’on sent venir de loin, y compris cette apparition du Maître annoncée dès le début par le Haut Conseil et qui ne jure guère dans la routine de cette saison. Il convoite cette fois une Etoile Noire avant l’heure, une arme pouvant détruire les étoiles appartenant à une civilisation qui fut jadis éclairée et qui maintenant se consume. Cette arme pourrait évidemment le mener à être le Maître de l’Univers, et comme il n’est guère revanchard, il s’associerait bien avec le Docteur pour faire 50-50.

Image

Le Maître essaie toujours de convertir le Docteur, cette fois avec de belles images

Quoi de neuf et de foncièrement intéressant dans l’affaire ? L’arc permet à Jo de faire un voyage dans le temps, ce qui est un beau cadeau que Liz n’aura pas eu. Si la nouveauté du saut dans le futur pour la compagne est bien exploitée au départ, on peut regretter que la suite ne mette pas plus en avant l’inconnu qui se profile devant cette pauvre fille qui n’a rien demandé, à part bosser dans un labo avec un E.T bizarre. On y retrouve Bernard Kay (qui a déjà joué Carl Tyler, Saladin et le DCI Crossland dans la série) dans le rôle de Caldwell, un minéralogiste qui appartient au staff de l’entreprise mais se questionne sur la nécessité de recourir à la manière forte. Son dilemme donne de l’épaisseur à l’intrigue, tout comme cette peuplade au glorieux passé dont l’Histoire qui n’est qu’effleurée gagne à rester dans l’ombre de l’arc.

Image

Il fut un temps où les Bad Taste préféraient l’Etoile Noire aux burgers humains

N : 6

IM : 5

8-03 The Claws of Axos

8-03 The Claws of Axos

De Bob Baker & Dave Martin (4 épisodes)

Réalisation : Michael Ferguson

Le Ministère de la Défense britannique a envoyé un représentant au QG de UNIT pour enquêter sur le Docteur et un flic américain est de passage, ce qui cause un beau désordre. C’est à ce moment qu’un vaisseau extra-terrestre s’écrase sur la Terre, causant son lot de questionnements, de préparation d’attaque et d’enlèvements suspects. Les Axons disent avoir besoin de carburant pour repartir et proposent de délivrer en échange l’Axonite, une molécule capable de reproduire toutes les substances. Ils ont en vérité emprisonné le Maître qui leur a promis la Terre et ses ressources en échange de sa liberté et de la suppression du Docteur. L’Axonite, qui a été négocié par le représentant du Ministère en exclusivité à la Grande-Bretagne, n’est qu’une partie du vaisseau organique des Axons destinée à absorber l’énergie tout autour quand le moment viendra.

Image

Un pur concept de groupe de rock

Un épisode très sympathique, qui est passé par de multiples réécritures depuis son origine en 1969. La menace extra-terrestre de l’arc est une des plus étranges que la série ait pu nous montrer : Un peuple doré vivant dans un vaisseau organique qui transporte le début de cette aventure dans un univers psychédélique fait de visions et de spasmes intérieurs, comme si les prisonniers du vaisseau étaient pris dans le ventre d’une baleine. Les sortes de monstre plantes issus de l’activation de la matière sont aussi peu banals et on prend un plaisir certain à les voir courir dans les rues.

Image

Ca doit être chaud à l’intérieur

Fausse alerte de départ. Le Maître est de retour sur Terre et son TARDIS est retenu en otage par les Axonites. Une mince variation de la formule consacrée de cette saison 8 qui veut que le Maître ourdisse un plan avec des complices pour se retrouver dépassé par leur force. Il s’allie encore une fois avec le Docteur, mais l’intérêt de cette alliance est mutuel. Le Maître cherche un TARDIS pour repartir et le Docteur pourra utiliser les connaissances de son congénère pour réparer sa vieille machine afin de quitter la Terre une fois pour toute. Le dernier épisode de l’arc est excellent, s’employant à croiser tous ces enjeux et exploitant le voyage temporel de manière originale (une boucle temporelle comme prison). Même avec un TARDIS réparé, le Docteur se retrouve inmanquablement sur Terre, tel un yoyo galactique.

Image

L’inévitable alliance des Time Lords vue d’un autre oeil

N : 7

IM : 5