11-03 Death to the Daleks

11-03 Death to the Daleks

De Terry Nation (4 épisodes)

Réalisation : Michael E. Briant

Partis pour se dorer la pilule sur la planète Florana, le Docteur et Sarah Jane sont coincés sur Exxilon à cause du manque d’énergie pouvant faire fonctionner le TARDIS. Sarah Jane ne tarde pas à se faire enlever par des indigènes pour être sacrifiée au dieu local. Le Docteur rencontre quant à lui des humains de la Marine Spatiale en recherche de Parinium pour éradiquer une peste galactique. Ceux-ci sont aussi coincés sur la planète faute d’énergie pour faire démarrer leur vaisseau. Un vaisseau Dalek atterrit devant eux et ses occupants, faute de pouvoir exterminer, se retrouvent forcés de collaborer avec le Docteur et les Marines. Ils sont bientôt capturés par les mêmes primitifs qui retiennent Sarah Jane. En tentant de la sauver, le Docteur frappe leur grand-prêtre et doit être sacrifié pour expier . Pendant ce temps, les Daleks ont trouvé de nouvelles armes, matté les indigènes et pris la ville d’assaut, forçant les Marines à travailler pour eux. Sarah Jane et le Docteur font la connaissance de Bellal, une autre créature autochtone dont l’espèce combat la ville.

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CHOC! Sarah Jane sacrifiée par des sauvages

Difficile de rendre plus clair ce résumé. Death to the Daleks suit la tendance de l’arc précédent (et de quelques-uns auparavant) à partir dans tous les sens, multipliant les personnages et les intrigues au lieu d’aller au bout de ses idées. On finit par se perdre, et pour un épisode en quatre parties sensé se dérouler sur une seule planète, c’est un peu dommage. Terry Nation et ses Daleks sont bel et bien revenus en odeur de sainteté. Ils apparaissent pourtant peu utiles à cet épisode, qui aurait pu se satisfaire des indigènes et de l’intrigue de la cité vivante. Au final, ces deux points sont aussi noyés dans la densité de l’ensemble et rien ne surnage véritablement. On retiendra néanmoins sur les premiers épisodes une ambiance délétère rendue par la bande son et la réalisation, et l’impression d’assister à un croisement bâtard entre Doctor Who et un Mondo.

ImageCHOC! Un Dalek transformé en grill

Parfait mix entre la femme indépendante et la compagne intuitive, Sarah Jane est convaincante sur toutes ses scènes en solo. Sa dynamique avec le Docteur n’est pas mauvaise, mais on sent qu’il manque quelque chose. Il s’agit en fait d’une lassitude. Jon Pertwee décida au cours de ses épisodes de quitter la série, découragé entre autres par le décès de Roger Delgado, le départ de Katy Manning et la rareté des acteurs récurrents de UNIT. Bien que son budget ait augmenté, la série traverse une mauvaise passe au niveau des effets spéciaux, pour preuve une sorte de dragon des profondeurs de la cité qui suscite un grand ?!  On notera dans cet arc la présence de John Abineri, un habitué de la série, dans un petit rôle et une nouvelle utilisation du paradoxe pour éliminer un ordinateur.

ImageCHOC! Un gentil.

N : 5

IM : 4

10-04 Planet of the Daleks

10-04 Planet of the Daleks

De Terry Nation (6 épisodes)

Réalisation : David Maloney

Le TARDIS atterrit sur la planète Spiridon alors que le Docteur est inconscient et que son corps se recouvre de glace. Jo part chercher de l’aide sur la planète, sorte de jungle peuplée de plantes crachant une substance toxique. Touchée, elle part se réfugier et rencontre quatre Thals : Le leader Taron, Vaber et Cordal. Les trois astronautes de Skaro sont les seuls survivants d’une expédition écrasée sur la planète. Jo les guide vers le TARDIS et les laisse secourir le Docteur. Une étrange substance se propage peu à peu sur son bras, mais elle est recueillie à temps par un autochtone Spiridion qui lui explique que les siens ont été pris en esclavages par les hordes de Daleks présents sur leur planète. Les Daleks ont aussi appris à maîtriser partiellement les techniques qui ont permis aux spiridions de se rendre invisibles. Les Thals secourent le Docteur coincé dans le TARDIS et acceptent peu à peu son aide comme ils prennent connaissance de la présence des ennemis historiques des Thals et de l’ampleur de leur menace : Une armée en sommeil qui ne demande qu’à se réveiller ainsi qu’une arme bactériologique destinés à éradiquer tous ceux qui ne marcheraient pas avec les Daleks.

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Thal est pris qui croyait prendre, monsieur Dalek!

Après de nombreuses années d’absence de Doctor Who, Terry Nation est de retour ! Et il écrit du Terry Nation. La bonne nouvelle est que le papa des Daleks livre un épisode qui renvoie plus à ses premières œuvres qu’à sa grosse époque foutraque. Ainsi Planet of the Daleks nous ramène les Thals, peuple en guerre avec les Daleks lors de leur première apparition dans la série. Les similitudes avec l’épisode The Daleks  qui confrontait les deux peuples sont d’ailleurs nombreuses, que ce soit dans la structure de l’arc, les différents lieux traversés ou la base des Daleks. La jungle de la planète Spiridion peuplée de plantes meurtrières (des Vargas ?) renvoie à la planète de Mission to the unknown de la saison 3. L’épisode traîne un paquet de références qui en font une sorte de fan service à l’image de cette saison 10. Peu d’idées originales surnagent, à l’exception de l’invisibilité et le lien avec l’épisode précédent – le Docteur avait découvert la base Dalek et demandé aux TimeLord de l’y transporter – est très artificiel.

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Tu vas flotter.

On s’attache malgré tout à l’armée Thal, car les gentils blondinets de Skaro sont beaucoup mieux caractérisés que leurs ancêtres qui ont vaincu les Daleks, et surtout plus « humains ». L’occasion est belle pour que le Docteur explique le courage à un scientifique qui n’a rien demandé ou bien au général que le fait qu’il ne soit pas une machine le distingue clairement des affreux de Skaro. Sa leçon finale achève de relier cet épisode à la Guerre du Vietnam : deux peuples se battent dans une jungle dont les indigènes sont réduits en esclavage. Le Docteur insiste sur le fait que les Thals doivent demeurer pacifiques et présenter leur combat sous un jour peu glorieux. Katy Manning est, quand à elle, toujours aussi indispensable à la série. Ce cachotier de Terry Nation a bien failli nous faire croire qu’il allait réitérer un départ à la Susan, un destin qui aurait inacceptable pour une compagne de cette trempe. Un retour sur Terre sera au programme du prochain épisode : La dernière destination de Jo ?

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En exclusivité, la mode Doctor Who printemps 1973

N : 6

IM : 7

10-03 Frontier in Space

10-03 Frontier in Space

De Malcolm Hulke (6 épisodes)

Réalisation : Paul Bernard & David Maloney

Dans le futur, Jo et le Docteur atterrissent à bord d’un vaisseau terrien. Ils sont aussitôt vus comme des Draconiens, peuple qui entretient des relations diplomatiques précaires avec la Terre et qui a la particularité de ne pas ressembler à Jo ou au Docteur. Le TimeLord comprend qu’un instrument hypnotique les a fait apparaître comme des Draconiens aux yeux des humains, lorsque des Ogrons pilleurs apparaissant également comme des Draconiens attaquent le vaisseau. L’incident a déjà fait réagir la présidente Terrienne et surtout son général en chef Williams, qui voit en eux des espions à la solde de leurs ennemis. Du côté de ces derniers, le Docteur et Jo passent pour des espions terriens. Un dialogue de sourds qui profite bien à celui qui a commandité les attaques des Ogrons et qui se réjouit de l’imminence d’un conflit ouvert : Le Maître.

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Le Docteur, l’homme le plus recherché de la galaxie (au moins!)

Barry Letts souhaitait faire un long épisode dans la lignée du bordélique Dalek’s Master Plan de la saison 3 qui réunisse les plus grands ennemis du Docteur en une seule intrigue. Averti de la difficulté d’étaler un scénario sur trois mois, il décida (heureusement) de couper l’histoire en deux arcs, dont voici le premier. Il aurait très bien pu faire passer à la trappe la moitié de cet arc et enchaîner sur le second tant la deuxième partie se révèle poussive. L’idée d’opposer deux grandes puissances, Guerre froide oblige, est plutôt bonne et la manière dont Jo et le Docteur se retrouvent coincés entre deux gouvernements engoncés dans leurs certitudes est bien développée (surtout dans l’épisode 2). Le Docteur devra même abandonner ses habits de dandy contre une tenue de prisonnier, soupçonné qu’il est d’être un agitateur politique.

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« Comment ça tu veux pas te soumettre au régime Draconien? »

Puis par une surprise orchestrée non sans un certain brio, le Maître débarque dans l’Histoire et c’était bien lui qui tirait les ficelles. On se réjouit de retrouver Roger Delgado, dont le jeu est toujours aussi délectable. D’autant plus que cet arc est sa dernière apparition dans la série, puisque l’acteur décédera trois mois plus tard dans un accident de voiture. Mais une fois la mèche vendue, c’est un nouveau remake du trio Maître / Docteur / Jo, qui a de beaux restes grâce aux interactions des acteurs mais tourne en rond depuis déjà quelques temps. L’implication des superpuissances ne relève pas vraiment le niveau, bien que l’alliance tardive d’un général Williams pénitent et d’un Draconien avec le Docteur apporte un peu de peps à l’affrontement interposé des TimeLords. Les Daleks sont introduits à mi-parcours du dernier épisode de l’arc et laissent donc l’histoire en suspens, le Docteur appelant le Conseil des TimeLords à l’aide. Il ne manque plus que UNIT (et la Cour martiale pour Jo?), les Cybermen et du Champomy pour que la fête sera complète.

TO BE CONTINUED.

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Goodbye Roger Delgado  😦

N : 5

IM : 7

Saison 9 (1972) / 9-01 Day of the Daleks

9-01 Day of the Daleks

De Louis Marks (4 épisodes)

Réalisation : Paul Bernard

Les tensions mondiales pourraient mener à une troisième Guerre Mondiale. Le diplomate Sir Reginald Styles convoque ses homologues de tous pays pour une conférence de paix qui aura lieu à son Manoir. Témoin de l’apparition furtive d’un homme du futur, il actionne la procédure qui permet l’intervention de UNIT. Jo et le Docteur arrivent sur les lieux pour constater que le diplomate est peu coopératif. L’homme du futur est retrouvé grièvement blessé (par une étrange bête du futur, mais seul le spectateur le sait). Un de ses accessoires attire l’attention du Docteur. Il s’agit d’une petite machine à remonter le temps. Durant la nuit suivante, une escouade apparaît au Docteur, qui tente de subtiliser la machine. Jo veut les en empêcher et est propulsée au 22ème siècle. Ces hommes et cette femme sont en fait un groupe de rebelle venant de cette époque. Ils tentaient de supprimer le diplomate qu’ils pensent responsables de l’explosion qui eut lieu durant la conférence de paix et qui entraîna de multiples guerres qui offrirent un terrain propice à l’invasion de la planète par des Daleks. Ceux-ci réduisirent la planète en esclavage. Jo se fait accueillir très cordialement par le Contrôleur qui collabore avec les Daleks.

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Le Docteur explique à Jo que son nouvel ami est un collabo.

Cette saison 9 démarre avec le grand retour des Daleks, disparus depuis l’épisode Evil of the Daleks cinq ans auparavant. L’idée du retour des affreux de Skaro n’est pas à mettre au crédit du producteur Barry Letts, rétif à un retour d’un symbole de l’ancienne époque, mais à la direction de la BBC. Et la couleur leur sied plutôt bien. Ce n’est d’ailleurs pas la première incursion colorisée des premiers grands ennemis du Docteur puisqu’ils ont déjà eu cet honneur dans les films hors continuité et indépendants avec Peter Cushing (Dr Who contre les Daleks et les Daleks envahissent la Terre). Aux commandes de ce Day of the Daleks, un scénariste qui n’a plus écrit pour la série depuis bien plus longtemps et une idée de scénario qui traînait dans les tiroirs depuis 1970. Au programme un nouveau saut dans le temps qui prouve une nouvelle fois que les producteurs ont envie de quitter le statu quo de Three à notre époque, ou bien furent-ils forcés de faire ainsi pour ne pas répéter une nouvelle invasion de la Terre du présent. L’incursion des Daleks est peu originale et repose sur les analogies habituelles au III ème Reich, offrant néanmoins un personnage de collabo traité en dehors des stéréotypes. Les éléments annexes sont eux, bien plus réjouissants.

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Les Daleks rattrapent leur retard dans la série. Ca va être difficile avec les épisodes perdus.

Le début de l’arc joue sur une bonne partie des éléments introduits depuis les débuts du troisième Docteur, poursuivant sur l’explication scientifique de phénomènes paranormaux (ici des prétendus fantômes qui sont des voyageurs du futur). Il nous oriente sur une histoire de manoir hanté pour bifurquer sur l’apparition habituelle des Daleks en fin de premier épisode et virer vers de la S-F pur et dure. Des rebelles qui envoient une équipe dans le passé pour supprimer l’élément qui a conduit à la faillite de leur monde : L’idée est attrayante, d’autant plus qu’elle produira de beaux spécimens des années plus tard (Terminator en tête). L’exécution est plus discutable en ce que la cause de la venue des rebelles n’est exposée qu’en deuxième partie d’arc, laissant un flou un peu préjudiciable sur les premiers épisodes. Le scénario va cependant plus loin en introduisant un beau paradoxe temporel en ce que les rebelles ont eux-mêmes bêtement provoqué l’explosion qui a mené à leur monde. On termine joyeusement par une démonstration par le Docteur que le temps peut bien être réécrit ! Le verrou qui empêche le voyageur temporel d’intervenir dans sa propre ligne temporelle, est lui aussi abordé et baptisé effet Blinovitch, avec démonstration à la clé.

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De quoi tester l’adage « on n’est jamais mieux servis que par soi-même »

N : 7

IM : 7

4-09 The Evil of the Daleks

4-09 The Evil of the Daleks

De David Whitaker (7 épisodes)

Réalisation : Derek Martinus

Les Chameleon sont terrassés mais le TARDIS a disparu, enlevé par Edward Waterfield, un amateur d’art. Piégés par l’homme, Jamie et le Docteur se matérialisent en 1866, dans la demeure de Maxtible, l’associé du dérobeur. Les deux hommes ont été forcés d’enlever le TARDIS par les Daleks, qui ont enlevé Victoria, la fille de Waterfield. Las de se voir sans cesse vaincu par les humains (et le Docteur accessoirement), les Daleks souhaitent isoler le facteur humain et se l’injecter pour devenir invincibles. Ils comptent pour cela sur l’aide des deux savants, du Docteur et de Jamie. L’écossais sera le cobaye qui leur permettra de capter le précieux facteur humain.

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Waterfield, Maxtible et le Docteur. C’est l’ordure qui a la plus belle barbe.

Pour finir cette première saison du deuxième Docteur, presque entièrement reconstituée, rien de tel que le retour des grands ennemis, et sur un arc de 7 épisodes (dont un seul a été retrouvé). C’est le dernier épisode Dalek des années 60. Tant mieux, il faut savoir passer à autre chose ! Evil of the Daleks a le mérite de mettre le coup de projecteur sur Jamie, humain au grand coeur qui n’hésite pas à voler au secours de la belle Victoria Waterfield et à fraterniser avec un ennemi pour s’en faire un allié. L’écossais en vient même à questionner les agissements du Docteur et à lui dire ses quatre vérités, ce qui présage du mieux pour l’avenir. Jamie est sélectionné par les Daleks pour être un humain spécial (le voyage temporel rend le voyageur particulier, on retrouvera cela dans la nouvelle série) mais on apprend que le Docteur n’est plus un humain car il a trop voyagé dans le temps. Aurions-nous oublié que le Docteur est un E.T ? Pas du tout. Le Docteur parle de son monde lors de cet arc : « Une planète lointaine ».

ImageVictoria vole vers son destin de compagne du Docteur

Le fieffé Maxtible, qui en plus de ressembler à Karl Marx, a conclu un pacte avec les Daleks pour pouvoir convertir le métal en or (le malheureux), représente un tout autre pendant de l’être humain. L’originalité de l’arc réside dans la capture de l’essence des humains et des Daleks. L’hybridation engendrée par la mise à l’épreuve de Jamie permet à trois Daleks d’acquérir des caractéristiques humaines, préfigurant le Daleks in Manhattan de l’ère Tennant. Ainsi trois Daleks sympathiques recevront des noms du Docteur et deviendront ses amis ! Les sept épisodes sont plus ou moins faciles à digérer, présentant l’avantage de ne pas se perdre dans le nawak des derniers Terry Nation. La dernière partie qui voit les Daleks revenir sur Skaro (une première depuis le deuxième épisode de la série), puis projeter d’implanter le facteur Dalek dans la population humaine entière est un peu brouillonne, mais nous aurons le plaisir de découvrir pour la première fois l’empereur Dalek. A l’issue de l’aventure, Victoria Waterfield embarque dans le TARDIS après que son père se soit sacrifié pour sauver la vie du Docteur.

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Le Dalek tunné.

N : 7

IM : 8

La partie six fut effacée en août 1968 et la partie sept en septembre 1969. Pendant longtemps cet arc fut considéré comme perdu. En 1987, un enregistrement de la seconde partie de l’épisode fut retrouvée lors d’un vide grenier. En 2004, quelques secondes furent retrouvées, ainsi qu’un petit making-of nommé « The Last Daleks » et montrant les plans de maquettes simulant la bataille entre les Daleks et l’Empereur Dalek.

DEUXIEME DOCTEUR / 4-03 Power of the Daleks

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4-03 Power of the Daleks

De David Whitaker & Dennis Spooner (6 épisodes)

Réalisation : Christopher Barry

Ben et Polly se posent bien des questions sur cet homme apparu dans le TARDIS. Polly pense qu’il est le Docteur, Ben voit en lui un intrus. Le nouveau Docteur ne leur fournira aucune réponse, se contentant de faire atterrir le TARDIS sur la planète Vulcan. Près d’un lac de Mercure, il croise un homme qui se fait descendre. Cet homme était un « examinateur » envoyé de la Terre pour enquêter sur la Colonie installée sur la planète. Le Docteur prend sa place, et lui et ses compagnons sont menés à la dite Colonie. Ils ne tardent pas à découvrir que Lesterson, un scientifique de la base, a découvert une capsule Dalek et qu’il compte bien réactiver les affreux. Entre alors en scène un groupe de rebelles à la tête duquel oeuvre le chef de la sécurité de la Colonie, et qui compte bien profiter de Daleks anormalement serviles.

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500 years, And he’s younger on the outside!

Premier arc du deuxième Docteur, et Patrick Troughton s’approprie royalement le rôle. William Hartnell avait accepté son remplacement seulement si le nouveau Docteur ne se contentait pas de l’imiter. Résultat : Le nouveau est plus jeune, plus fou, fouillant dans tous les sens dans le TARDIS, jouant de la flûte, n’hésitant pas à troquer le ton un peu sénile et offusqué du premier par des piques bien senties. La régénération demeure un mystère, ce qui l’intègre d’autant mieux à la mythologie grandissante du show. Mais Two passe ce premier examen (en dépit d’un épisode entièrement reconstitué), Ben et Polly demeurent bien fades et on peine encore à s’intéresser à leur destin.

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Et oui, encore les Daleks!

Power of the Daleks est le premier épisode dalekien non réalisé par leur créateur Terry Nation. Pas vraiment un mal, quand on constatait le niveau de digressions, d’allers et retour du long arc de la saison 3 (et même sur the Chase) qui traduisaient l’ennui du scénariste au sein de l’univers Whovien. On se retrouve ici dans une histoire plus classique et modeste, qui renvoie plus volontiers aux épisodes à conspiration avec ennemi intérieur de la saison 1 (ex : les sensorites), donc un arc étiré, répétitif et souvent ennuyeux. Un peu frustrant quand on sait ce que Dennis Spooner était capable d’écrire. On retiendra quand même le personnage du scientifique, plutôt bien campé par Robert James, et  on prendra plaisir à voir les Daleks manipuler les ambitions des humains, qui pensaient (encore une fois !) avoir le dessus. Les fous…

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Le scientifique Lesterson sur le point de faire une grosse connerie.

N : 6

IM : 10

La valse des épisodes perdus de Patrick Troughton commence et n’est pas prête de s’arrêter. Les 6 parties de cet arc sont manquantes. Seules les bandes audios et les telesnaps (captures d’écran) permirent de les reconstituer sous forme de roman photo. Quelques rares photos couleurs de ces épisodes sont disponibles. Seuls quelques extraits de quelques secondes de l’arc ont été récupérés : 35 secondes de la première partie, 24 secondes de la partie 2, 16 secondes de la partie 4, 58 secondes de la partie 5 et  6 secondes de la dernière partie. Le 27 juillet 2020, l’arc est disponible dans son intégralité en animation avec les audios d’origine.

3-02 Mission to the unknown (The Dalek cutaway)

3-02 Mission to the unknown (The Dalek cutaway)
De Terry Nation (1 épisode)

Réalisation : Derek Martinus

Trois hommes atterrissent sur une lointaine planète. L’un d’entre eux est piqué par une épine et pris d’une folie meurtrière. Il est abattu par un de ses confères qui avoue au troisième larron qu’il est un agent secret avec un permis de tuer (!) et qu’ils ont été envoyé sur cette planète car elle semble être l’avant-poste des Daleks, très influents dans différentes galaxies et bien décidés à conclure une terrible alliance pour mettre à feu et à sang notre système solaire. La présence des Vargas, plantes qui ont rendu fou leur collègue et qui ne poussent que sur Skaro, semblent confirmer les dires de notre double zéro de l’espace.

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Les z’héros de l’épisode (l’un des deux en est un double).

Mission to the unknown est un épisode très spécial car il s’agit du seul épisode de Dr Who où Le Docteur ou ses compagnons n’apparaissent pas. Il fut construit comme une forme de teaser de The Dalek master plan, le quatrième arc de la saison, et il tient plutôt bien cette mission en présentant une sorte d’alliance guerrière entre les affreux de Skaro et les chefs des galaxies lointaines (les forces de l’Axe ?). On peut donc s’attendre à de la surenchère plusieurs centaines d’années après l’échec de leur invasion de la Terre et seulement trois arc depuis leur dernière apparition. L’incroyable popularité dont jouissaient les Daleks déjà à l’époque semblait être une bonne garantie de Terry Nation pour figurer encore longtemps au générique.

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« On va être les maîtres de l’univers hahahahahaha!!!! »

Outre le freak show stupéfiant proposé par la réunion au sommet (avec entre autres un lointain cousin du Toxic Avenger), l’épisode offre de belles transformations d’humains en plantes à mousse géantes (en phase 2, après l’envie de tuer). Le coté épisode unique dissipe les longueurs d’un arc qui ne contient aucun personnage récurrent, et se trouve être entièrement reconstitué. Pour l’anecdote, il ne fut pas diffusé à l’étranger puisque jugé trop violent (mouais) et il s’agit du dernier épisode auquel a participé la productrice historique du show, Verity Lambert.

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Verity Lambert au milieu des créatures des galaxies lointaines

N : 3

IM :  5

2-08 The Chase

2-08 The Chase
De Terry Nation (6 épisodes)

Réalisation : Richard Martin

De vrais stars ces Daleks. A tel point qu’ils rempilent pour une seconde fois dans cette saison, toujours sous la plume de Terry Nation, leur créateur. L’intérêt de cet arc est qu’il suit nos amis devenus les proies des Daleks, le Dalek suprême ayant ordonné leur exécution après qu’ils aient bien ridiculisés les siens à deux reprises. Au programme une poursuite des quatre compagnons à travers différents mondes, ce qui évite de se retrouver avec un long arc de six épisodes contant une histoire d’invasion / révolution sur une planète lointaine (on l’a échappé belle avec les deux premiers épisodes opposants les Aridiens et leurs bébête à tentacules). Mais c’est au final dans l’excès inverse que s’engouffre Terry Nation.

ImageLe grand bazar ne fait que commencer

L’arc Keys of Marinus de la première saison avait bien su jongler entre différents mondes, chaque lieu bien identifié de la planète représentant un épisode. Ici, la poursuite effrénée pour échapper aux Daleks ne permet pas de se poser, forçant à multiplier les idées, donnant ainsi du bon peu développé comme du pire. On se retrouve au sommet de l’Empire State Building en 1966 pour un intermède comique sympathique, puis sur le navire le Mary Céleste en 1872 (mystère de la disparition de l’équipage résolu !), dans un château gothique rassemblant Dracula/le monstre de Frankenstein/des fantômes (qu’on se rassure, rien de ça n’est vrai) et enfin la planète MECHANUS (!) avec sa jungle de champignons géants et ses Mécanoïdes. Un gloubiboulga qui paraît aussi bordélique à l’écran que sur le papier et qui n’inspire qu’une grande question : les Daleks n’auraient-ils mieux pas fait d’anticiper la venue de leur proie à une époque précise plutôt qu’à les poursuivre dans chaque époque ?

ImageDaleks contre Mechanoids, l’apocalypse robot selon dr who

The Chase contient néanmoins de bonnes idées comme un androïde du Docteur crée par les Dalek pour infiltrer l’équipe. Il y’a également une belle utilisation scénaristique de l’incapacité du TARDIS à pouvoir voyager sur sa propre timeline, qui fait rebondir le scénario sur les possibilités du vaisseau temporel Dalek. Nous découvrons enfin que la machine récupérée dans le Musée de l’épisode précédent par le Docteur permet de regarder à la télé les événements du passé. Ian et Barbara se plaisent à triper différents événements historiques avant de s’arrêter sur un concert des Beatles de 1965. Vision prémonitoire ? L’arc se conclut sur Ian et Barbara qui souhaitent utiliser le vaisseau temporel Dalek pour rentrer dans leur époque. Le Docteur est furieux, mais il finit par se laisser convaincre par Vicki de laisser partir ses deux compagnons historiques, non sans une pointe de nostalgie.

So long,  premiers compagnons du Docteur.

Note de l’épisode (N)  : 5/10

Note d’intérêt dans la mythologie de la série (IM) : 9/10

2-07 The Space Museum

2-07 The Space Museum
De Glyn Jones (4 épisodes)

Réalisation : Mervyn Pinfield

Le comble pour un voyageur temporel, c’est un peu de se retrouver embaumé dans un Musée. Ce qui pend au nez de nos héros dans cet arc ingénieux. D’étranges phénomènes se produisent dès leur arrivée au sein d’un musée géant sur la planète Xéros. Ils ne tardent pas à découvrir que le TARDIS les a envoyé dans une dimension temporelle dématérialisée alors que chacun d’entre eux se trouve sous verre, aux cotés d’un dalek et d’autres pièces du musée. Lorsqu’ils se matérialisent et que leurs double statufiés disparaissent, ils comprennent que leur futur comme pièce de musée est désormais entre leurs mains, ou peut-être pas.

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Etre enfermé dans un musée : Une certaine idée de la loose pour le voyageur temporel.

Sympathique arc que voici, qui rappelle un peu le postulat de Départ du Dalek de Russell T. Davies, avec ce musée qui récupère toutes sortes de breloque, y compris une carapace de Dalek ! On pense aussi à l’épisode de la quatrième dimension qui se terminait sur l’exposition d’humains comme pièces de musée et on se dit que l’image des quatre voyageurs se regardant eux-mêmes exposés, a dû être encore bien plus évocatrice en 1965, année de diffusion de l’épisode. Mais ce qui ressort de ce the Space Museum est l’inauguration, en quelque sorte, du wibly woobly timey winey dans l’univers de Doctor Who. C’est le moment où on s’est rendus compte que le voyage dans le temps amenait certaines questions qui pourraient s’avérer passionnantes dans le cadre des aventures du Docteur. On y voit les héros discuter la possibilité de changer le cours du temps (le fameux « time can be rewritten » de Moffat) afin d’éviter la fin tragique qu’ont connus leur futurs «eux» et élaborer toutes sortes de scénarios pour ne pas suivre des routes qu’ils auraient suivi.

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Le Docteur dans une coquille de Dalek. What else?

L’épisode nous amène la désormais classique guerre entre deux peuples, cette fois les Xerons qui ont été chassés par les Moroks, propriétaires du musée interstellaires. Une Résistance doit se former, et elle interviendra au final en faveur de nos héros qui n’auront fait que manipuler l’Histoire malgré eux. Du coté des personnages, le Docteur recommence à confondre facétie et sénilité, mais Vicki brille dans tout ce qu’elle entreprend, envoyant un peu Ian et Barbara au second plan. C’est tout à fait ce qu’il fallait pour installer complètement le personnage et tester son potentiel. D’autant plus qu’à en croire le cliffhanger de fin d’arc, elle rencontrera sous peu les Daleks.

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Le Docteur au milieu des vigiles et d’un Super-Conservateur rigide.

Note de l’épisode (N)  : 6/10

Note d’intérêt dans la mythologie de la série (IM) : 4/10

2-02 The Dalek Invasion of Earth

2-02 The Dalek Invasion of Earth
De Terry Nation (6 épisodes)

Réalisation : Richard Martin

Le Docteur et ses compagnons atterrissent à Londres…en 2164. En un rien de temps, Susan se pète la cheville et le TARDIS est coincé sous les débris d’un pont dont l’équilibre était précaire. La routine quoi… Partis en reconnaissance, Le Docteur et Ian font le triste constat que les Daleks ont envahi la Terre (d’où le titre de l’épisode). Susan est capturée par d’étranges londoniens qui ont formé une Résistance, et bientôt rejointe par Barbara. Parmi ces combattants de la liberté, un scientifique bien décidé à tester sa super bombe contre les Dalek, un jeune Résistant intrépide et sosie foireux de Michael Palin, qui ne rendra pas Susan indifférente, et une jeune femme très cynique. La lutte finale peut commencer.

ImagePhoto de vacances de Dalek. London Baby!

Dalek Invasion of Earth est un arc écrit par Terry Nation, papa des Daleks et auteur du meilleur épisode de la première saison, donc il y’a déjà un bon a priori. Et puis c’est un petit événement, car nous assistons à la première invasion terrestre des affreux de la planète Skaro, contenant un peu du charme de la SF 50’s (version intimiste, sans les scènes de liesse et destructions à grande échelle) et quelques germes des épisodes d’invasion de Russell T. Davies, le tout dans un univers post-apo minimaliste, manque de budget oblige. L’invasion fait suite à une pluie de météorites et à une peste qui décima la population, une aubaine pour les Daleks. Lorsque le Docteur et ses compagnons débarquent, ils ont conquis la planète et se servent d’hommes robots asservis à leur cause, des sortes de cybermen contrôlés par un casque. Ils emploient aussi de la main d’oeuvre humaine pour atteindre le noyau terrestre et tout faire exploser.

ImageRock’n Roll, Barbara pète la gueule aux Daleks dans son camion.

Les six épisodes de l’arc passent bien, en dépit de l’aspect sérial étiré qui perdure. Terry Nation en profite pour introduire le parallèle entre les Dalek et l’invasion nazie. On plonge dans la Résistance anti-Dalek mais on a aussi l’occasion de voir des collabos, des attentistes, des hommes sans foi ni loi typiques des post-apo. Dalek invasion of Earth propose une poursuite dans un Londres vide à la 28 jours plus tard avec nos poubelles sur roues (comme les appelle Dortmun, le scientifique) , une partie d’écrasage de Dalek avec un gros camion, un monstre Dalek, un Dalek Supérieur, de nombreuses choses plus intéressantes que l’issue du conflit, qui est bien anecdotique. Le véritable événement de cette fin d’arc est le départ de Susan, qui a trouvé l’amour auprès de David, l’un des résistants. Le premier adieu du Docteur à un compagnon sera donc pour sa petite-fille. Alors que Susan se refuse à quitter son grand-père, celui-ci lui ferme les portes du TARDIS, lui expliquant qu’elle a besoin de se poser dans un monde précis et de faire sa vie, car notre poids mort préféré est devenue une femme! Un discours très digne pour un final plus émouvant qu’on ne l’aurait soupçonné.

Goodbye Susan!

Note de l’épisode (N)  : 6/10

Note d’intérêt dans la mythologie de la série (IM) : 8/10