Episode Spécial 20ème anniversaire – The Five Doctors

Episode Spécial – The Five Doctors

De Terrance Dicks (90 mn)

Five, Tegan et Turlough s’apprêtent à se prélasser dans l’œil d’Orion lorsque le Docteur ressent une douleur soudaine. Quelqu’un est en train d’enlever ses anciennes incarnations et quelques compagnons (Le Brigadier, Sarah Jane et sa petite fille Susan) à leur époque respective pour les transporter dans la zone de mort de Gallifrey. Seul Four, coincé dans le vortex, n’arrive pas à destination. Tous les autres se retrouvent dupliqués en figurine sur un étrange tableau de jeu. Five et ses deux compagnons retournent dans le TARDIS et sont à leur tour transportés dans la zone. Ils ne tardent pas à y’ être rejoints par le premier Docteur et Susan, qui est toujours un boulet. Pendant ce temps, Le Maître a été convoqué par le Conseil des Time Lord qui a détecté un drainage intense de leur source d’énergie et eu ainsi connaissance des enlèvements de Docteur. Il lui est proposé d’aider les Docteurs à sortir de la zone en échange d’une grâce et d’un nouveau jeu de régénérations. Le Maître accepte. Les Docteur reconnaissent le lieu de leur captivité en apercevant la tour de Rassilon. Two y conduit le Brigadier tandis que Three, qui a embarqué Sarah Jane dans son auto Bessie s’y dirige également. One prend également la route accompagné de Tegan. Ils rencontreront sur leur route de vieux ennemis qui ont également été transportés dans la zone contre leur gré par le fieffé farceur.

2007Holala le type qui était déjà vieux dans les sixties qui nous fait la leçon…

Diffusé le 23 novembre 1983 aux Etats-Unis et le 25 novembre 1983 au Royaume-Uni, The Five Doctors célèbre à sa manière les vingt ans écoulés depuis que William Hartnell et ses trois passagers ont quitté les sixties pour se matérialiser chez les hommes de cavernes. Alors que l’ex script editor Robert Holmes était d’abord pressenti pour le scénario, c’est finalement au non moins renommé ex script editor Terrance Dicks qu’échouera cette tâche. Les remaniements furent nombreux en raison du casse-tête logistique de réunion des acteurs, certains n’étant finalement plus disponible au dernier moment. Richard Hurndall reprend le flambeau du premier Docteur, William Hartnell étant décédé en 1975. Nous aurons néanmoins le plaisir de le voir dans un pré-générique qui file quelques petits frissons. Tom Baker fit à John Nathan-Turner le même coup que Christopher Eccleston à Steven Moffat en 2013, avortant au passage la rencontre des cinq Docteurs qui aurait pu avoir lieu. Ce sont donc quatre Docteurs qui se retrouveront devant le tombeau de Rassilon, sous le grand parrainage du Lord President Borusa, le fieffé farceur qui a organisé ce petit jeu.

2007BNon Brigadier nous ne sommes pas des anciens combattants

Nous voilà donc de retour à Gallifrey où il y’a incontestablement quelque chose de pourri (à peu près tout en fait, ça fait peine à voir). Après la duplicité d’un conseiller ami du Docteur, c’est au tour du professeur et ami de longue date de notre TimeLord de péter un cable. Après des siècles de règne sur Gallifrey, Borusa profite de sa dernière régénération pour réclamer l’immortalité qu’il pense lui revenir de droit. Il doit pour cela déjouer les épreuves du tombeau de Rassilon (dans la grande Tour) afin de rejoindre le suprême Time Lord, qui lui a réussi à devenir immortel. Puisque Borusa est vieux et fainéant, il a préféré laisser les cinq Docteurs, quelques compagnons et le Maître se charger du travail en mettant sur leur chemin des cybermen, des daleks, des Yeti-Bot et des robots ninjas qui disparaissent lorsqu’ils sautent. Il en profite pour faire supprimer le Castellan, faux coupable idéal. Le vieillard se retrouvera au final pris à son propre piège, coincé pour l’éternité en statue du tombeau de Rassilon. Une ironie noire qui n’est pas sans rappeler celle du Wishmaster. Nous aurons ainsi l’infime l’honneur de rencontrer ce Rassilon dont on nous a tant parlé. Présenter la chute de Borusa à ce moment, alors que le thème de l’immortalité a parcouru cette saison 20, est encore ce qu’il y’a de plus logique dans ce grand téléfilm qui s’apparente plus à une réunion d’anciens (et de nouveaux, pour le cas de Five, Tegan et Turlough) qu’à un arc à part entière.

2107EBessie foule enfin le sol de Gallifrey

Le casting de la série n’a jamais autant été fourni en têtes connus : Outre les cinq Docteurs, Tegan, Turlough, Le Maître dans son incarnation actuelle, Le Brigadier, Susan, Sarah Jane, Jamie, Zoe, Liz Shaw, Yates, Romana II (en reprise de l’épisode Shada) et K9 sont de la partie. C’est la troisième mouture du chien robot qui apparaît en compagnie de Sarah Jane au début de l’arc, celle-ci se l’étant vu offrir pour la série K9 et Company, qui n’alla pas plus loin que son pilote diffusé en fin 1981, peu avant le premier arc de Five. Cette réunion n’est pas sans créer son lot de confusions, qui tiennent au fait que les Timelines des Docteurs enlevés sont souvent occultés. Ainsi Three parle t’il de fantômes du passé en évoquant une apparition de Yates alors qu’il lui est contemporain, Two paraissant quand à lui avoir connu le Maître, qui n’est pourtant apparu que lors de la deuxième saison de Three. Two, qui parle on ne sait pourquoi du lavage de cerveau de Jamie et Zoe alors qu’il ne l’a logiquement pas encore vécu et qui ne transporte de plus aucun de ses compagnons alors qu’il n’aurait jamais abandonné Jamie ou Zoe pour rendre visite au Brigadier. Le même Brigadier prétend quand à lui connaître Tegan alors qu’il ne s’agit visiblement pas de sa version plus agée qui a échappé à l’amnésie quelques arcs plus tôt.

2007CJ’ai bien compté ça ne fait pas cinq

Ces coquilles parmi d’autres tirent The Five Doctors vers un fan service géant parfois composé plus pour les rencontres que pour la cohérence mythologique. Moins savoureux que l’arc du dixième anniversaire, ce téléfilm contient tout de même de bonnes idées, la meilleure étant d’avoir adjoint Tegan au Premier Docteur pour donner un aperçu du choc des générations. Nous nous retrouvons au final avec un Five qui reprend le titre de Haut Président du Conseil des TimeLord, et qui déserte une nouvelle fois ses responsabilités, laissant à la conseillère Flavia les responsabilités de la fonction. Donnons lui une dizaine d’arcs avant d’être corrompue.

2007ERassilion, Time Lord suprême et lointain cousin de Jean-Rochefort

N : 7

IM : 8

11-05 Planet of Spiders

11-05 Planet of Spiders

De Robert Sloman (6 épisodes)

Réalisation : Barry Letts

Mike Yates, qui n’est plus lieutenant suite à la débâcle des dinosaures, donne rendez-vous à Sarah Jane dans le centre de méditation bouddhiste où il compte se reconstruire. Il soupçonne qu’il se passerait en ces lieux des événements pouvant intéresser UNIT. Ils sont tous deux témoins d’une étrange cérémonie qui font apparaître une araignée géante. Celle-ci s’accroche au dos de Lupton, le plus ambitieux de la bande, lui ordonnant d’aller chercher un cristal bleu de Metabilis III. Pendant ce temps, Le Docteur, le Brigadier et Benton reçoivent un courrier de Jo Grant avec le cristal que le Docteur lui avait offert pour son départ. Elle ne peut le garder car il est considéré comme néfaste par les indiens d’Amazonie (lieu où elle s’est établie avec son mari). Le Docteur le montre à un medium avec qui ils discutaient et celui-ci meurt subitement. Le cristal de Metabilis III que l’araignée recherche n’est autre que le cristal du Docteur, qu’il avait volé quelques temps auparavant sur la planète et qui a le pouvoir d’augmenter la perception de l’esprit de celui qui regarde en lui. Lupton pénètre dans le QG d’UNIT et vole le joyau à son tour. Une folle course poursuite s’ensuit, qui conduit le Docteur et Sarah Jane au monastère. La compagne assiste à un autre rituel qui transporte Lupton sur la planète Metabilis III et elle ne tarde pas à le suivre. Là-bas, d’autres araignées les attendent pour récupérer la précieuse pierre, qui a entre-temps été usurpé par un simple d’esprit.

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Un peu de silence je regarde le dernier épisode de Three.

Non. J.R.R Tolkien n’est pas à l’origine de cet arc final du troisième Docteur. On y trouve certes un joyau parmi d’autres qui apporte un pouvoir démesuré (un des anneaux ?), une araignée gigantesque (Arachne?), un gentil simplet (un hobbit ?) mais c’est bien Robert Sloman aux commandes. Le même Sloman qui a livré la plupart des derniers épisodes de saison de Three, parmi les meilleurs de la série. On lui pardonnera donc ses emprunts – il faut bien s’inspirer de quelque chose ! – et on louera la continuité de cet arc avec ses précédents dans lesquels il avait déjà introduit le cristal et longuement évoqué les visites du Docteur sur la fameuse planète. Il est aussi judicieux d’avoir fait revenir les gars de UNIT et d’avoir apporté une sorte de rédemption à Yates, de nous donner des nouvelles de Jo Grant (elle nous manque beaucoup) et de faire partir le troisième Docteur de cette manière. Il était à l’origine prévu de faire revenir le Maître, ce qui fut impossible suite à la mort de Roger Delgado. Les araignées géantes dont l’esprit a été façonné par les cristaux n’ont rien à lui envier, puisqu’après avoir asservi les hippies du futur qui les ont amené sur la planète, elles sont décidées à conquérir des mondes. Rien de moins. Le Docteur lui-même se fait avoir par la connaissance que peut lui apporter ce cristal, l’ayant vilement dérobé pour, pensait-il, servir ses recherches. Le voilà directement responsable de tout l’imbroglio de cet arc. Nous faisons également connaissance avec le vieux mentor du Docteur sur Gallifrey, K’ampo Rimpoche, qui avait été évoqué dans The Time Monster et qui pilote le centre de méditation dans l’ombre, à l’abri des Time Lords. Il fera comprendre à son disciple à quel point son avidité a eu des conséquences néfastes et il l’amènera à affronter le lieu qui forcera sa régénération.

ImageLa Reine des araignées possède Sarah Jane – Aux origines de l’insecte de Donna Noble

Bien qu’annoncée précédemment par Sloman, l’apparition de K’ampo Rimpoche dans le pays d’élection du Docteur paraît un peu hasardeuse, mais elle est habile à ce niveau de l’Histoire, puisque permettant enfin d’introduire une explication de la régénération du Docteur, art que le vieux sage maîtrise comme jamais le Docteur ne l’a encore maîtrisé (même pas en 2017). Il est ainsi capable de faire apparaître une projection de lui avec l’apparence de sa future enveloppe. De retour sur Terre grâce au TARDIS, le Docteur n’a d’autre choix que de changer de peau devant Sarah Jane Smith et son vieil ami le Brigadier, qui n’est plus à une génération près ! Planet of the Spiders est loin de valoir le dernier épisode de Patrick Troughton. Il comporte quelques facilités dans l’alternance UNIT / monastère / planète dominée par les araignées et dans les péripéties qui tranchent avec l’originalité des épisodes précédents de Sloman. Mais le lien narratif qui nous est offert et quelques scènes bien ficelées avec les vilaines bébêtes à huit pattes (brrr l’araignée sur le dos de Sarah Jane) relèvent de temps à autre le niveau. Il en ressort un bon ressenti pour la sortie de notre Docteur le plus Holmésien. La pugnace Sarah Jane Smith est toujours là, UNIT et le Brigadier restent heureusement fidèles au poste et Tom Baker fait son apparition pour un run qui va durer jusque dans les années 80.

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Un Boss avec huit pattes bien enflées et un melon gros comme une pastèque.

N : 7

IM : 8

11-04 The Monster of Peladon

11-04 The Monster of Peladon

De Brian Hayles (6 épisodes)

Réalisation : Lennie Mayne

Le TARDIS se matérialise sur Peladon alors que la planète connaît une grosse situation de crise. La Fédération met la pression à la reine Thalira, fille du bon roi que le Docteur avait rencontré 50 ans plus tôt. En guerre contre la Galaxie 5, la Fédération a besoin de s’approvisionner en Trisilicate mais la grogne des mineurs rend la tâche difficile. Agaddor, le faux dieu de Peladon, refait alors son apparition et supprime les personnes qui osent s’interposer. Très vite pris en grippe par le grand prêtre du moment, le Docteur et Sarah Jane proposent leur aide à la reine. Mais la situation interne ne cesse de se détériorer, au point qu’Alpha Centauri, ambassadeur de la Fédération, demande des troupes pour rétablir l’ordre sur la planète.

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-Votre mission est de meubler sur 6 épisodes une intrigue qui peut en tenir 1 !

Peladon, le retour. Cette visite n’était vraiment pas nécessaire car l’original reste l’un des moins bons arcs du run du troisième Docteur. Mais son succès d’audience conduisit le scénariste Brian Hayles à remettre le couvert, bien contrôlé pour ne pas faire dans l’originalité. On se retrouve avec un scénario qui pioche dans la crise minière qu’a vécu l’Angleterre l’année précédente et une certaine défiance envers la fédération galactique (l’Union Européenne ?). On ajoute le discours féministe de Sarah Jane qui tente d’expliquer à une reine d’une passivité incroyable qu’elle n’est pas qu’une femme, mais qu’elle est aussi reine. L’obscurantisme de Peladon n’a pas bougé d’un pouce. Les gémissements et appels à l’aide d’Alpha Centauri (aussi de retour pour notre plus grande gêne) non plus. On nous refait aussi le twist des Guerriers des Glaces mais dans l’autre sens. Ils seraient redevenus méchants, accompagnant l’ambition d’un membre de la fédération aveuglé par l’appât du gain. Tout ça étiré sur 6 épisodes !

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Ce n’est pas un mannequin, mais bien une Reine. Mais elle ne le sait pas encore…

La seule vraie nouveauté de Peladon provient de Sarah Jane, qui a l’occasion de prouver son apport à la série dans une situation par laquelle était passée Jo Grant. La journaliste est à l’aise dans l’action et a les bons outils pour analyser la situation (pas très complexe, la crise de Peladon ressemble tellement à une crise terrienne), ce qui fait d’elle une très bonne alliée du Docteur dans sa résolution. Tout finit par rentrer dans l’ordre, mais un épisode original aurait été plus adéquat alors que la fin du Troisième Docteur approche à grands pas.

1104C

Ils ne virent pas la statue faire coucou à la caméra.

N : 4

IM : 4

11-03 Death to the Daleks

11-03 Death to the Daleks

De Terry Nation (4 épisodes)

Réalisation : Michael E. Briant

Partis pour se dorer la pilule sur la planète Florana, le Docteur et Sarah Jane sont coincés sur Exxilon à cause du manque d’énergie pouvant faire fonctionner le TARDIS. Sarah Jane ne tarde pas à se faire enlever par des indigènes pour être sacrifiée au dieu local. Le Docteur rencontre quant à lui des humains de la Marine Spatiale en recherche de Parinium pour éradiquer une peste galactique. Ceux-ci sont aussi coincés sur la planète faute d’énergie pour faire démarrer leur vaisseau. Un vaisseau Dalek atterrit devant eux et ses occupants, faute de pouvoir exterminer, se retrouvent forcés de collaborer avec le Docteur et les Marines. Ils sont bientôt capturés par les mêmes primitifs qui retiennent Sarah Jane. En tentant de la sauver, le Docteur frappe leur grand-prêtre et doit être sacrifié pour expier . Pendant ce temps, les Daleks ont trouvé de nouvelles armes, matté les indigènes et pris la ville d’assaut, forçant les Marines à travailler pour eux. Sarah Jane et le Docteur font la connaissance de Bellal, une autre créature autochtone dont l’espèce combat la ville.

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CHOC! Sarah Jane sacrifiée par des sauvages

Difficile de rendre plus clair ce résumé. Death to the Daleks suit la tendance de l’arc précédent (et de quelques-uns auparavant) à partir dans tous les sens, multipliant les personnages et les intrigues au lieu d’aller au bout de ses idées. On finit par se perdre, et pour un épisode en quatre parties sensé se dérouler sur une seule planète, c’est un peu dommage. Terry Nation et ses Daleks sont bel et bien revenus en odeur de sainteté. Ils apparaissent pourtant peu utiles à cet épisode, qui aurait pu se satisfaire des indigènes et de l’intrigue de la cité vivante. Au final, ces deux points sont aussi noyés dans la densité de l’ensemble et rien ne surnage véritablement. On retiendra néanmoins sur les premiers épisodes une ambiance délétère rendue par la bande son et la réalisation, et l’impression d’assister à un croisement bâtard entre Doctor Who et un Mondo.

ImageCHOC! Un Dalek transformé en grill

Parfait mix entre la femme indépendante et la compagne intuitive, Sarah Jane est convaincante sur toutes ses scènes en solo. Sa dynamique avec le Docteur n’est pas mauvaise, mais on sent qu’il manque quelque chose. Il s’agit en fait d’une lassitude. Jon Pertwee décida au cours de ses épisodes de quitter la série, découragé entre autres par le décès de Roger Delgado, le départ de Katy Manning et la rareté des acteurs récurrents de UNIT. Bien que son budget ait augmenté, la série traverse une mauvaise passe au niveau des effets spéciaux, pour preuve une sorte de dragon des profondeurs de la cité qui suscite un grand ?!  On notera dans cet arc la présence de John Abineri, un habitué de la série, dans un petit rôle et une nouvelle utilisation du paradoxe pour éliminer un ordinateur.

ImageCHOC! Un gentil.

N : 5

IM : 4

11-02 Invasion of the Dinosaurs

11-02 Invasion of the Dinosaurs

De Malcolm Hulke (6 épisodes)

Réalisation : Paddy Russell

De retour du Moyen-Age, le Docteur et Sarah Jane débarquent dans un Londres désert. Ils se retrouvent tour à tour emprisonnés pour vol et confrontés à des dinosaures. Parvenant à prendre contact avec le Brigadier, ils apprennent que suite à ses apparitions aléatoires de bêtes préhistoriques, Londres a été vidée de sa population. Un seul membre du gouvernement, Charles Gover, demeure fidèle au poste. Alors que le supérieur du Brigadier penche pour un savant fou faisant grandir des dinos, le Docteur sait déjà que quelqu’un joue avec le temps. Dans les sous-sol de la ville, le savant Whitaker a organisé ces kidnappings temporels afin d’évacuer les lieux et de mener à bien une opération d’une plus grande envergure. Une opération dont le Capitaine Yates est un des complices. Le Docteur se met en tête de trouver la base des émissions temporelles tandis que Sarah Jane se met dans une situation difficile à cause de sa curiosité.

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On t’a démasqué Judas!

Un arc bien nawak que voilà, duquel on ressort on ne sachant trop quoi dire, qui saute d’une intrigue à la Primeval à une conspiration gouvernementale à grande échelle. L’arrivée du Docteur et de Sarah Jane dans ce futur proche (probablement les 80’s) laisse songer à un épisode de la quatrième dimension, puis les apparitions des dinosaures, qui s’avèrent ne pas être une fin en soit, tiennent de l’amateurisme et de la confusion la plus totale. L’intrigue est également confuse, décrivant un projet à grande échelle auquel ne sont conviés qu’une poignée de personnes. A ce niveau, il est aussi difficile de croire que l’espèce humaine (ou une autre race, à part les Time lords) soit arrivée à un niveau de maîtrise du voyage temporel qui puisse lui permettre de transporter toute une époque.

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Le petit Andy est prié de récupérer ses jouets en plastique

L’argument de la table rase est séduisant sur le papier, qu’il soit dans les années 70 ou maintenant. Le nouveau départ dans un monde lavé des impasses de l’époque actuelle proposé par le ministre, peu en importe le prix, se révèle symptomatique d’une époque de prise de conscience : Guerres injustes, impuissance et corruption des gouvernements, pollution. Le Docteur rejette l’argument d’une époque qui ait été un âge d’or, mais il conçoit qu’on puisse tirer la sonnette d’alarme étant donné la tournure que l’avidité de l’Homme a fait prendre au monde. Un personnage clé, tout aussi perdu, prend part au complot : Le capitaine Mike Yates. La trahison du sympathique second du Brigadier fait sûrement suite à une fin de contrat, ou bien à l’hypnose de BOSS. Quoiqu’il en soit, il demeure l’événement le plus marquant de cet arc et met en valeur la désobéissance temporaire de Lethbridge Stewart et du fidèle sergent Benton avec les ordres officiels. Sarah Jane mène son petit chemin, fouinant par ci et par là et cumulant les bourdes. Ha, ces journalistes…

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Le Sergent Benton, prêt à subir le karaté vénusien pour la bonne cause

N : 6

IM : 5

Saison 11 (1973-1974) / 11-01 The Time Warrior

11-01 The Time Warrior

De Robert Holmes (4 épisodes)

Réalisation : Alan Bromly

Quelque part au Moyen-Age, un guerrier venu de l’espace atterrit sur les Terres occupées par le brigand Irongron et ses hommes. Le guerrier négocie avec ce dernier une aide pour réparer son vaisseau en échange des technologies qui pourront aider Irongron à vaincre le seigneur local, Edward de Wessex, délesté de ses défenses parties guerroyer pour le roi. Quelques siècles plus tard, UNIT a été chargé de protéger des scientifiques du gouvernement qui disparaissent les uns après les autres. Le Brigadier les rassemble au QG, mais il ne parvient pas à faire cesser les disparitions. En suivant la piste, le Docteur atterrit à l’époque d’Irongron où le guerrier de l’espace détient tous les scientifiques qu’il force à travailler pour lui. Mais il a amené dans son TARDIS un passager clandestin, l’énergique Sarah Jane Smith, reporter enquêtant sur la réunion des scientifiques dans les locaux de UNIT et qui se retrouve livrée à elle-même sans même savoir qu’elle a voyagé dans le temps.

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Sarah Jane Smith et le Docteur : Une histoire amenée à durer

La saison du renouveau ? Le départ de Jo a laissé la place à un générique remanié et un nouveau logo, tandis que le Docteur fait une petite visite au Moyen-Age, chose qui n’arrive plus si souvent ces derniers temps. C’est aussi l’arrivée dans la série de SARAH JANE SMITH ! La journaliste opiniâtre fait son entrée dans une confusion générale, sans même avoir décidé de suivre le Docteur. Débarquant au Moyen-Age, la future héroïne de Sarah Jane’s adventures fait le tour des options : jeu de rôle, reconstitution historique ou musée vivant ? Et non, il s’agit bien d’un voyage dans le temps, mais n’aurait-elle pas pu s’en douter avec cette cabine téléphonique bien plus grande à l’intérieur ? Cette entrée en matière musclée permet de ne pas trop regretter l’en train de Jo Grant, même si certains traits de caractère de Sarah Jane ne sont pas encore ajustés. Lorsqu’elle comprend que le Docteur n’est pas l’ennemi, une dynamique différente se met en place assez naturellement entre la journaliste et Three.

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Les patates sont cuites

The Space Warrior offre aussi la première apparition d’un Sontaran, ce peuple de guerriers héréditaires nés pour combattre, autrement connus sous le nom de pomme de terre sur patte (Au Moyen-âge, c’était plus crapaud). Linx n’enlève son casque pour faire découvrir qui il est vraiment qu’à la fin du premier épisode, mais sa présence apporte beaucoup à l’épisode. Le récit mélange astucieusement les éléments du passé (Les brigands, le seigneur, le Docteur passant pour un magicien), du présent (les scientifiques) et du futur (la technologie Sontaran) et expose clairement l’urgence de l’intervention du Docteur : Eviter que l’espèce humaine ne soit dotée d’armes trop sophistiquées qui pourraient mener à la maîtrise de l’arme nucléaire avant qu’ils ne soient suffisamment civilisés. Une reprise plutôt honnête et équilibrée, qui voit le Docteur enfin prononcer le nom de Gallifrey pour décrire son monde. A noter dans cet épisode la présence de Jeremy Bullock, qui enfilera trois ans plus tard le costume de Boba Fett.

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On le reconnaîtra sans problème

N : 7

IM : 8

10-05 The Green Death

10-05 The Green Death

De Robert Sloman (6 épisodes)

Réalisation : Michael E. Briant

Pendant que le Docteur se rend sur la planète Metabilis III, Jo et le Brigadier rejoignent le Pays de Galles où un accident touché l’exploitation minière de Llandfairfach : Un mineur a été recouvert d’une substance verte et il en est mort. Jo y voit l’occasion de rencontrer le Professeur Clifford Jones, grand militant écologiste qu’elle admire et qui milite contre le nouveau procédé très polluant de Global Chemicals, la société qui a envoyé le défunt mineur sous Terre. Le Brigadier mène son enquête de son coté, faisant la connaissance de Stevens, le PDG de Global Chemicals. Celui-ci refuse d’abord de collaborer avec UNIT, de crainte que ses travaux soient menacés. Mais Stevens obéit aux ordres d’un ordinateur, BOSS, qui est le véritable boss de la société. Pour aider le professeur, Jo décide de descendre dans la mine. Elle s’y retrouve coincée avec un mineur et fait la connaissance d’affreux vers qui crachent la substance verte mortelle. De retour de son périlleux voyage, le Docteur rejoint le Brigadier pour sauver Jo de ces mines mortelles.

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Stevens sous l’emprise du profit

The Green Death ne dément pas le principe qui veut que le dernier arc des saisons de Three soit particulièrement réussi. Robert Sloman (The Daemons, The Time Monster), encore une fois au scénario sur l’un deux n’y est clairement pas étranger. De retour sur Terre, nous abordons le problème des mineurs envoyés à la mort par une entreprise engrangeant aveuglément les profits. Puis l’arc s’oriente vers un message écologique de circonstance, avec l’invasion de vilain vers qu’il ne vaut mieux pas approcher et qui sortent de sous terre pour grouiller partout. L’aspect de ces derniers est plutôt répugnant et la substance qu’ils crachent préfigurent les épisodes de contamination qui marqueront 20 ans plus tard les inconditionnels des X Files. Un ver se permet même de faire sa chrysalide pour voir naître un digne descendant de la Mouche Noire de Kurt Neumann (avec Vincent Price). Pendant ce temps, le méchant ordinateur mégalo devenu grand amateur de musique hypnotise tout le monde pour servir les intérêts de l’entreprise (qui rejoignent l’intérêt général, of course). Heureusement les champignons cuisinés par les écolos viendront à bout des saletés et la méthode du cristal du Docteur coupera l’emprise de la logique froide de BOSS sur les dirigeants de Global Chemicals.

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Un ver pas très coopératif

Au-delà de cette intrigue sympathiquement écolo et militant pour un management plus responsable, le retour de UNIT au complet (Le Brigadier, le capitaine Yates et le sergent Benton !) et de la dynamique des précédentes saisons fait bien plaisir. Le Docteur fait son Sherlock Holmes en empruntant quelques déguisements, Yates se délecte de son infiltration au sein de Global Chemicals, le Brigadier s’émancipe un peu plus de la tutelle de son armée et Jo trouve l’amour avec le Professeur. C’est une belle conclusion qui l’attend avec un mariage très précipité. Barry Letts et ses scénaristes sont conscient qu’il s’est développé entre elle et le Docteur (et le téléspectateur) un rapport quasi symbiotique qui a profondément changé la place du compagnon dans la série et ils lui ont offert la fin qu’elle mérite en lui faisant épouser à l’évidence une version plus jeune du Docteur (leurs scènes en commun renvoient à celles de Jo et du Docteur). Nous retrouverons Jo Grant dans l’épisode de Sarah Jane Adventures, Death of The Doctor, plus de trente ans après, mais pour l’heure, ce départ laisse un Three véritablement orphelin qui quitte les festivités de l’annonce du mariage pour aller s’isoler.

ImageDes militaires de UNIT à la comédie musicale Hair

😦

N : 8

IM : 7

10-04 Planet of the Daleks

10-04 Planet of the Daleks

De Terry Nation (6 épisodes)

Réalisation : David Maloney

Le TARDIS atterrit sur la planète Spiridon alors que le Docteur est inconscient et que son corps se recouvre de glace. Jo part chercher de l’aide sur la planète, sorte de jungle peuplée de plantes crachant une substance toxique. Touchée, elle part se réfugier et rencontre quatre Thals : Le leader Taron, Vaber et Cordal. Les trois astronautes de Skaro sont les seuls survivants d’une expédition écrasée sur la planète. Jo les guide vers le TARDIS et les laisse secourir le Docteur. Une étrange substance se propage peu à peu sur son bras, mais elle est recueillie à temps par un autochtone Spiridion qui lui explique que les siens ont été pris en esclavages par les hordes de Daleks présents sur leur planète. Les Daleks ont aussi appris à maîtriser partiellement les techniques qui ont permis aux spiridions de se rendre invisibles. Les Thals secourent le Docteur coincé dans le TARDIS et acceptent peu à peu son aide comme ils prennent connaissance de la présence des ennemis historiques des Thals et de l’ampleur de leur menace : Une armée en sommeil qui ne demande qu’à se réveiller ainsi qu’une arme bactériologique destinés à éradiquer tous ceux qui ne marcheraient pas avec les Daleks.

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Thal est pris qui croyait prendre, monsieur Dalek!

Après de nombreuses années d’absence de Doctor Who, Terry Nation est de retour ! Et il écrit du Terry Nation. La bonne nouvelle est que le papa des Daleks livre un épisode qui renvoie plus à ses premières œuvres qu’à sa grosse époque foutraque. Ainsi Planet of the Daleks nous ramène les Thals, peuple en guerre avec les Daleks lors de leur première apparition dans la série. Les similitudes avec l’épisode The Daleks  qui confrontait les deux peuples sont d’ailleurs nombreuses, que ce soit dans la structure de l’arc, les différents lieux traversés ou la base des Daleks. La jungle de la planète Spiridion peuplée de plantes meurtrières (des Vargas ?) renvoie à la planète de Mission to the unknown de la saison 3. L’épisode traîne un paquet de références qui en font une sorte de fan service à l’image de cette saison 10. Peu d’idées originales surnagent, à l’exception de l’invisibilité et le lien avec l’épisode précédent – le Docteur avait découvert la base Dalek et demandé aux TimeLord de l’y transporter – est très artificiel.

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Tu vas flotter.

On s’attache malgré tout à l’armée Thal, car les gentils blondinets de Skaro sont beaucoup mieux caractérisés que leurs ancêtres qui ont vaincu les Daleks, et surtout plus « humains ». L’occasion est belle pour que le Docteur explique le courage à un scientifique qui n’a rien demandé ou bien au général que le fait qu’il ne soit pas une machine le distingue clairement des affreux de Skaro. Sa leçon finale achève de relier cet épisode à la Guerre du Vietnam : deux peuples se battent dans une jungle dont les indigènes sont réduits en esclavage. Le Docteur insiste sur le fait que les Thals doivent demeurer pacifiques et présenter leur combat sous un jour peu glorieux. Katy Manning est, quand à elle, toujours aussi indispensable à la série. Ce cachotier de Terry Nation a bien failli nous faire croire qu’il allait réitérer un départ à la Susan, un destin qui aurait inacceptable pour une compagne de cette trempe. Un retour sur Terre sera au programme du prochain épisode : La dernière destination de Jo ?

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En exclusivité, la mode Doctor Who printemps 1973

N : 6

IM : 7

10-03 Frontier in Space

10-03 Frontier in Space

De Malcolm Hulke (6 épisodes)

Réalisation : Paul Bernard & David Maloney

Dans le futur, Jo et le Docteur atterrissent à bord d’un vaisseau terrien. Ils sont aussitôt vus comme des Draconiens, peuple qui entretient des relations diplomatiques précaires avec la Terre et qui a la particularité de ne pas ressembler à Jo ou au Docteur. Le TimeLord comprend qu’un instrument hypnotique les a fait apparaître comme des Draconiens aux yeux des humains, lorsque des Ogrons pilleurs apparaissant également comme des Draconiens attaquent le vaisseau. L’incident a déjà fait réagir la présidente Terrienne et surtout son général en chef Williams, qui voit en eux des espions à la solde de leurs ennemis. Du côté de ces derniers, le Docteur et Jo passent pour des espions terriens. Un dialogue de sourds qui profite bien à celui qui a commandité les attaques des Ogrons et qui se réjouit de l’imminence d’un conflit ouvert : Le Maître.

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Le Docteur, l’homme le plus recherché de la galaxie (au moins!)

Barry Letts souhaitait faire un long épisode dans la lignée du bordélique Dalek’s Master Plan de la saison 3 qui réunisse les plus grands ennemis du Docteur en une seule intrigue. Averti de la difficulté d’étaler un scénario sur trois mois, il décida (heureusement) de couper l’histoire en deux arcs, dont voici le premier. Il aurait très bien pu faire passer à la trappe la moitié de cet arc et enchaîner sur le second tant la deuxième partie se révèle poussive. L’idée d’opposer deux grandes puissances, Guerre froide oblige, est plutôt bonne et la manière dont Jo et le Docteur se retrouvent coincés entre deux gouvernements engoncés dans leurs certitudes est bien développée (surtout dans l’épisode 2). Le Docteur devra même abandonner ses habits de dandy contre une tenue de prisonnier, soupçonné qu’il est d’être un agitateur politique.

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« Comment ça tu veux pas te soumettre au régime Draconien? »

Puis par une surprise orchestrée non sans un certain brio, le Maître débarque dans l’Histoire et c’était bien lui qui tirait les ficelles. On se réjouit de retrouver Roger Delgado, dont le jeu est toujours aussi délectable. D’autant plus que cet arc est sa dernière apparition dans la série, puisque l’acteur décédera trois mois plus tard dans un accident de voiture. Mais une fois la mèche vendue, c’est un nouveau remake du trio Maître / Docteur / Jo, qui a de beaux restes grâce aux interactions des acteurs mais tourne en rond depuis déjà quelques temps. L’implication des superpuissances ne relève pas vraiment le niveau, bien que l’alliance tardive d’un général Williams pénitent et d’un Draconien avec le Docteur apporte un peu de peps à l’affrontement interposé des TimeLords. Les Daleks sont introduits à mi-parcours du dernier épisode de l’arc et laissent donc l’histoire en suspens, le Docteur appelant le Conseil des TimeLords à l’aide. Il ne manque plus que UNIT (et la Cour martiale pour Jo?), les Cybermen et du Champomy pour que la fête sera complète.

TO BE CONTINUED.

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Goodbye Roger Delgado  😦

N : 5

IM : 7

10-02 Carnival of Monsters

10-02 Carnival of Monsters

De Robert Holmes (4 épisodes)

Réalisation : Barry Letts

L’exil du Docteur est terminé, et son premier vrai voyage avec Jo ne sera bien sûr pas où il pensait l’amener. Ils se retrouvent sur le SS Bernice, un bateau tristement célèbre qui disparut en 1926 alors qu’il traversait l’Océan Indien. Ils se rendent bien vite compte que les mêmes événements se déroulent en boucle, de leur arrestation par l’équipage à l’apparition d’un dangereux monstre sous-marin. Ils ont en fait été miniaturisés dans un miniscope, une machine qui a été interdite par les TimeLords et qui retiendrait prisonniers des personnes dites inférieures pour le spectacle et le divertissement d’autres personnes. La machine appartient à Vorg et Shirma, deux saltimbanques qui sont retenus à  « douane » de  la planète Inter minor, puisque soupçonnés par trois officiels d’être des espions.

ImageLe tournevis sonique ne fonctionne pas. Jo Grant est là.

Robert Holmes, créateur des Autons et grand habitué du Troisième Docteur, offre un épisode d’une grande originalité qui se déroule à deux endroits différents. Le monde des miniaturisés et l’aventure des possesseurs de la machine se déroulent ainsi en parallèle sur le premier épisode de l’arc sans que le lien entre l’un et l’autre ne soit fait. Carnival of Monsters dresse une analogie intéressante entre la vie de ces pauvres déportés exposée aux curieux et les zoos visités par les humains. Mais il prend un tout autre sens à la lumière de notre époque, où le miniscope transparaît comme une allégorie de la télé-réalité. Nous aurons d’ailleurs l’occasion de retrouver frontalement cette idée de déportation brutale dans une émission de téléréalité dans l’avant-dernier épisode de la saison 1 du relaunch, lorsque Nine et Rose se retrouvent coincés dans la station jeux des Daleks.

ImageArthur et Alexia Laroche Joubert font semblant d’être des crétins

En dépit de son originalité, Carnival of Monsters ne parvient pas à captiver. Les voyages du Docteur et de Jo au sein du bateau ne sont intéressants que lorsque nous ne possédons pas de vue générale sur l’intrigue. Heureusement, les interactions de Jon Pertwee et Katy Manning (qui se complètent parfaitement) sont toujours savoureuses. La péripétie politique sur la planète Inter-Minor renvoie trop à de vieux épisodes pour éveiller l’attention. La manière dont Vorg et Shirma deviennent des alliés du Docteur sur la dernière partie est aussi peu convaincante, les faisant passer de roublards patentés à de parfaits ignorants désireux de faire le bien. Il est pourtant grisant de se dire que notre Time lord et sa compagne inaugurent un renouveau et ne vont plus faire le yo-yo entre l’espace-temps et le QG de UNIT.

Image« We blue ourselves »

N : 6

IM : 4