4-06 The Moonbase

4-06 The Moonbase

De Kit Pedler (4 épisodes)

Réalisation : Morris Barry

2070. Le Docteur et ses trois compagnons débarquent près d’une station menée par des scientifiques et construite pour réguler la météo sur Terre. Jamie se blesse en faisant l’idiot et ils sont transportés vers la station. Jamie tombe aussitôt malade, souffrant du même mal que d’autres membres de l’équipe de la base. Le Docteur doit vite prouver que lui et les siens ne sont pour rien dans l’infection, et pour cause, les cybermen ont provoqué ça et ils viennent faire le ménage pour récupérer les corps un à un.

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We could live together. Walking on the moon.

L’équipage en t-shirt de la station lunaire est plutôt convaincant, et comporte même un français ! Le très sérieux Benoît interprété par André Maranne (le sergent Chevalier dans les panthère rose). Le Chef Hobson est solidement interprété par Patrick Barr. L’épisode a pour lui de mieux utiliser les compagnons, évitant le Patrick Troughton show dans lequel se noyaient les précédents (la récolte des échantillons sur les types de la base demeure hilarante). Les superstitions de Jamie sont mises en avant un peu maladroitement par l’entremise d’un joueur de cornemuse fantôme qui apparaît aux McCrimmon à leur mort et avec qui il confond les cybermen. On n’hésite également pas à lui faire porter le kilt ! Les petites attentions de Polly pour l’écossais, et sa capacité à servir le café dans les situations difficiles la rendent plus humaine et Ben a quelques interactions qui l’éloignent de l’action man des précédents épisodes.

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Un cyberman adepte des hôpitaux

Les expéditions lunaires (l’épisode est diffusé en 1967) semblent contribuer à créer une volonté de vraisemblance scientifique dans l’utilisation de la gravité (pour combattre les cybermen) et sur d’autres détails. Deuxième arc avec les cybermen, the moonbase voit déjà évoluer leur aspect physique, couvrant de métal ce qui était un costume. Paradoxalement, le cyberman fait moins d’effet, même si certaines scènes produisent leur ambiance, notamment la récupération des malades, transportés par les robots comme de vulgaires sacs. The Moonbase est à moitié reconstitué, ce qui en fait pour le moment l’épisode le plus complet avec Patrick Troughton.

N : 6

IM : 7

 La BBC n’a plus que les parties 2 et 4 de l’arc. Les deux autres épisodes ont été reconstruits en animation.

4-05 The Underwater Menace

de Geoffrey Orme (4 épisodes)

Réalisation : Julia Smith

Le premier voyage de Jamie l’écossais sera sous la mer, aux côtés des Atlantes (habitants d’Atlantis). Arrivés sur une île volcanique, les quatre sont capturés par le peuple perdu, conduits dans les profondeurs, puis promis au sacrifice pour le dieu Amdo. Le Docteur parvient à les sauver en rusant auprès du Docteur Zaroff, étrange scientifique qui se révélera au final bien plus fou que les obscurantistes. Promettant aux Atlantes de faire remonter Atlantis à la surface de la Terre, il souhaite drainer l’eau de l’océan vers le noyau interne de la planète, ce qui mènerait à sa destruction. Le Docteur est bien décidé à prévenir les prêtres pour empêcher le massacre. Pendant ce temps, Jamie et Ben sont conduits aux mines avec d’autres naufragés et Polly manque de se faire transformer en femme poisson…

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Un arc au trois quart reconstitué qui donne la possibilité de confirmer la finesse du jeu de Patrick Troughton. Il trouve un adversaire particulièrement retors en la personne du Dr. Zaroff, scientifique fêlé et fourbe qui n’hésite pas à tirer dans le dos de ses ennemis ou à simuler une crise cardiaque pour les poignarder ensuite, et aussi à crier « PLUS RIEN NE POURRA M’ARRETER MAINTENANT. HAHAHAHA ». On l’aura compris, Joseph Furst ne fait pas dans la dentelle mais l’arc se laisse suivre sans déplaisir.

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-PLUS RIEN NE POURRA M’ARRETER MAINTENANT. HAHAHAHA !!!!

Il est dépaysant de se retrouver parmi les atlantes et nous faisons même connaissance avec des hommes transformés en (costumes de) poissons qui exécutent d’étranges danses sous-marines que la réalisatrice se plaît visiblement à filmer. La spécificité de Jamie (c’est un type du 18ème qui vient d’Ecosse) est encore peu utilisée mais Frazer Hines semble un peu plus impliqué et imprévisible que Anneke Wills et Michael Craze. Au final, le Docteur paye sa dette au peuple des atlantes qui lui doit une fière bretelle. Il commence à les collectionner…

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Les hommes poissons, encore plus flippants en mouvement

N : 5

IM : 3

Pendant très longtemps, la BBC n’avait que la troisième partie de l’arc. Seules quelques secondes supplémentaires furent découvertes en Australie et rendues à la BBC par Damien Shanahan en 1996. Une nouvelle fois des parties censurées à l’étranger comme la scène où Zaroff se noie. En décembre 2011, la deuxième partie fut rendue à la BBC avec la troisième partie de « Galaxy 4 » par un collectionneur les ayant retrouvé dans les bobines d’un ingénieur de la BBC. Cette seconde partie n’a jamais été rediffusée par la BBC à ce jour.

4-04 The Highlanders

4-04 The Highlanders

De Elwyn Jones et Gerry Davis (4 épisodes)

Réalisation : Hugh David

1746. Ecosse. Les Highlands. Le Docteur et ses compagnons débarquent à la fin de la bataille de Culloden, qui oppose l’Armée Anglaise aux Jacobites écossais. Faits prisonniers à la demeure du Laird (seigneur local), ils sont attaqués par les Anglais. Le Docteur, Ben, le Laird et le jeune Jamie sont amenés aux autorités pour travailler dans les colonies tandis que Polly et Kristy, la fille du Laird, parviennent à s’enfuir. A force d’ingéniosité, le Docteur parvient à s’enfuir. Il s’agit dès lors de récupérer les autres qui voguent à bord du navire l’Anabelle.

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Le Docteur en fâcheuse posture.

Encore une histoire de pirates dans un épisode du passé.  Ben a beau avoir le pied marin, tout ça fait un peu répétitif. On regrettera que les superbes paysages d’Ecosse passent très vite au second plan, même en N&B et en reconstitué. The Highlanders pense plus à mettre en avant le contexte de l’époque qu’à véritablement intriguer le spectateur, amenant parfois des longueurs qui rappellent les épisodes historiques de la première saison. On retiendra néanmoins la scène où le lieutenant anglais Ffinch (Michael Elwyn, le révérend de la série Bad Girls!) est coincé dans un trou avec Polly et Kristy, qui réactive un peu une dynamique comique.

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Le transformisme, une des plus plus-value de Patrick Troughton

Patrick Troughton apporte le trois quart du sel de l’arc, notamment par une manie du déguisement très Holmésienne qui s’ajoute à ses talents de flutistes. L’acteur est plus qu’à l’aise en Docteur, permettant de compenser une fois de plus la transparence de Ben et Polly. A la fin de l’arc, Jamie rejoint l’équipée. A première vue, une idée pas très futée car à part son origine du passé, il n’a rien qui puisse vraiment trancher avec les deux autres compagnons.

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Jamie McCrimmon, désormais compagnon du Docteur

N : 4

IM : 5

Aucune partie complète des bandes originales de The Highlanders ne fut retrouvée. Néanmoins, quelques secondes de l’arc furent découvertes en Australie et rendues à la BBC par Damien Shanahan en 1996. Jugés trop violents, ces deux passages furent censurées. Ils  montrent Alexander en train de tuer un soldat anglais et le Docteur et ses compagnons sur le point d’être pendus.

DEUXIEME DOCTEUR / 4-03 Power of the Daleks

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4-03 Power of the Daleks

De David Whitaker & Dennis Spooner (6 épisodes)

Réalisation : Christopher Barry

Ben et Polly se posent bien des questions sur cet homme apparu dans le TARDIS. Polly pense qu’il est le Docteur, Ben voit en lui un intrus. Le nouveau Docteur ne leur fournira aucune réponse, se contentant de faire atterrir le TARDIS sur la planète Vulcan. Près d’un lac de Mercure, il croise un homme qui se fait descendre. Cet homme était un « examinateur » envoyé de la Terre pour enquêter sur la Colonie installée sur la planète. Le Docteur prend sa place, et lui et ses compagnons sont menés à la dite Colonie. Ils ne tardent pas à découvrir que Lesterson, un scientifique de la base, a découvert une capsule Dalek et qu’il compte bien réactiver les affreux. Entre alors en scène un groupe de rebelles à la tête duquel oeuvre le chef de la sécurité de la Colonie, et qui compte bien profiter de Daleks anormalement serviles.

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500 years, And he’s younger on the outside!

Premier arc du deuxième Docteur, et Patrick Troughton s’approprie royalement le rôle. William Hartnell avait accepté son remplacement seulement si le nouveau Docteur ne se contentait pas de l’imiter. Résultat : Le nouveau est plus jeune, plus fou, fouillant dans tous les sens dans le TARDIS, jouant de la flûte, n’hésitant pas à troquer le ton un peu sénile et offusqué du premier par des piques bien senties. La régénération demeure un mystère, ce qui l’intègre d’autant mieux à la mythologie grandissante du show. Mais Two passe ce premier examen (en dépit d’un épisode entièrement reconstitué), Ben et Polly demeurent bien fades et on peine encore à s’intéresser à leur destin.

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Et oui, encore les Daleks!

Power of the Daleks est le premier épisode dalekien non réalisé par leur créateur Terry Nation. Pas vraiment un mal, quand on constatait le niveau de digressions, d’allers et retour du long arc de la saison 3 (et même sur the Chase) qui traduisaient l’ennui du scénariste au sein de l’univers Whovien. On se retrouve ici dans une histoire plus classique et modeste, qui renvoie plus volontiers aux épisodes à conspiration avec ennemi intérieur de la saison 1 (ex : les sensorites), donc un arc étiré, répétitif et souvent ennuyeux. Un peu frustrant quand on sait ce que Dennis Spooner était capable d’écrire. On retiendra quand même le personnage du scientifique, plutôt bien campé par Robert James, et  on prendra plaisir à voir les Daleks manipuler les ambitions des humains, qui pensaient (encore une fois !) avoir le dessus. Les fous…

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Le scientifique Lesterson sur le point de faire une grosse connerie.

N : 6

IM : 10

La valse des épisodes perdus de Patrick Troughton commence et n’est pas prête de s’arrêter. Les 6 parties de cet arc sont manquantes. Seules les bandes audios et les telesnaps (captures d’écran) permirent de les reconstituer sous forme de roman photo. Quelques rares photos couleurs de ces épisodes sont disponibles. Seuls quelques extraits de quelques secondes de l’arc ont été récupérés : 35 secondes de la première partie, 24 secondes de la partie 2, 16 secondes de la partie 4, 58 secondes de la partie 5 et  6 secondes de la dernière partie. Le 27 juillet 2020, l’arc est disponible dans son intégralité en animation avec les audios d’origine.

4-02 The Tenth Planet

4-02 The Tenth Planet

De Kit Pedler & Gerry Davis (4 épisodes)

Réalisation : Derek Martinus

1986, en Antarctique. Le Docteur et ses jeunes compagnons se retrouvent au beau milieu d’une expédition scientifique qui a le regard tourné vers l’espace. Ils sont témoins de la découverte de Mondas, planète jumelle de la Terre, qui s’approche dangereusement de notre monde. Les habitants de Mondas, les Cybermen, expliquent que leur monde a besoin de l’énergie de Terre pour l’absorber avant de la détruire. Ils proposent aux humains de venir sur leur planète afin de les changer en Cybermen. Sous la menace de l’invasion et par peur pour son fils (qui fait partie de l’expédition de reconnaissance), le Général Cutler en commande de la base décide d’employer les grands moyens : Une bombe atomique, au corps défendant des compagnons du Docteur.

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Le Cyberman première mouture. Paye ton costume anxiogène.

Un arc doublement important, puisqu’il s’agit de la première incursion des CYBERMEN dans l’univers de Doctor Who. Les robots dénués d’émotion ont d’ailleurs droit à de premières apparitions surprenantes qui ont du faire leur petite effet sur les spectateurs de l’époque. La voix monocorde des robots doublée d’un costume plutôt malsain (qui rappelle un peu le human being de Community) en fait d’entrée de jeu des ennemis marquants. L’autre raison de l’importance de cet arc est le départ de William Hartnell, le premier Docteur, la régénération se produisant à la toute fin de cette histoire. Dès le premier épisode, le Docteur manifeste des signes de faiblesse qu’on ne sait pas à quoi attribuer, pour revenir sur la fin avant de compléter sa transformation.

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Le Général Cutler veut faire péter la bombe sur ces enfoirés de commu…cybermen

Il est regrettable que cette régénération se produise sur le seul épisode reconstitué de l’arc, mais on ne peut pas dire qu’Hartnell soit parti sur une mauvaise note. The Tenth Planet est pour l’instant le meilleur épisode du futur (d’un futur uchronique, 1986 étant désormais loin derrière nous). Il dégage une atmosphère anxiogène avec des accents de paranoïa Guerre Froide. Sur la forme, on se rapproche du Point Limite de Sidney Lumet, avec les éléments typiques de Doctor Who, et une implication non négligeable de Ben et Polly. Il le faut bien car Patrick Troughton aura besoin d’eux pour faire oublier William Hartnell !

UNE REGENERATION! UNE!

N : 8

IM : 10

La quatrième partie de l’arc a disparu, mais il reste quelques passages dont celui de la régénération du Docteur.

Saison 4 (1966-1967) / 4-01 The Smugglers

4-01 The Smugglers

De Brian Hayles (4 épisodes)

Réalisation : Julia Smith

Le TARDIS atterrit sur la côte des Cornouailles, au 17ème siècle. Le Docteur, Ben et Polly sont accueillis par Joseph Longfoot, qui surveille l’Eglise locale. Avant de les laisser s’en aller, Longfoot glisse trois mots à l’oreille du Docteur. Depuis la mort du pirate Avery, l’ancien matelot Samuel Pike a pris les commandes du navire pirate le Black Albatross et il est bien décidé à retrouver le trésor de l’ancien chef, que Longfoot aurait conservé. Il envoie son lieutenant Cherub aux basses besognes. Les trois voyageurs sont aussitôt accusés du meurtre de l’Homme d’Eglise. Tandis que Ben et Polly doivent être jugés, le Docteur est enlevé et transporté vers l’Albatross.

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Et oui vous ne rêvez pas. C’est plus grand à l’intérieur!

Un arc entièrement reconstitué, ce n’est pas la meilleure manière pour faire plus ample connaissance avec Ben et Polly. The Smugglers offre pourtant la particularité d’être un épisode particulièrement violent pour l’époque, avec plusieurs meurtres de sang-froid. L’ironie veut que ce soient ces moments qui aient été sauvés de la destruction par la BBC, puisqu’ayant été censurés lors de leur diffusion en Australie, et non rendus à la chaîne anglaise. The Smugglers décrit également le monde des pirates avec une certaine délectation, offrant une chasse au Trésor sans pitié sur les derniers épisodes (dans un cimetière, Sergio Leone style), dans laquelle se détachent Pike et Cherub, deux personnages de pirates aux antipodes et plutôt bien campés par George A. Cooper et Michael Godfrey. Et puis il y’a Jamaïca…

ImageCertainement le perso le mieux caractérisé de la série.

Qu’en est-il des nouveaux compagnons ? Ils sont un peu moins aventureux que lors de leur première aventure (ben oui, le choc du voyage dans le temps), mais Polly se révèle plutôt ingénieuse pour s’évader d’une cellule. L’idée de les séparer aussitôt du Docteur dans cette époque étrangère n’est pas mauvaise, mais aurait pu être mieux exploitée. L’Episode prend aussi une autre saveur quand on sait que le Docteur aura de nouveau l’occasion de croiser des pirates pour sa onzième incarnation, et même Henry Avery en personne !

ImageLe capitaine Pike. Wannabe gentilhomme et vrai pirate.

N : 5

IM : 3

Seules quelques minutes de l’arc furent découvertes en Australie en 1996. En effet, lors de la diffusion à l’étranger, certains passages jugés trop violents ou inutiles furent censurés et n’ayant pas été rendus à la BBC, ils furent sauvés de la destruction. Il ne reste donc de l’arc que les scènes de meurtre et une scène où le palefrenier du village s’enfuit à cheval.

3-09 The Savages

3-09 The Savages

De Ian Stuart Black (4 épisodes)

Réalisation : Christopher Barry

Le Docteur, Steven et Dodo se retrouvent sur une planète occupée par des sauvages, mais ils sont bientôt sauvés de leurs griffes par des hommes très civilisés qui attendaient depuis longtemps la venue du voyageur temporel. Le Docteur est introduit parmi leurs sages, mais Dodo ne tarde pas à découvrir que les sauvages ne sont pas ceux qu’on croit. Les scientifiques puisent la grandeur de leur civilisation dans l’énergie des hommes qui vivent au dehors, en leur retirant petit à petit, à l’aide de leurs machines, la vie qui reste en eux.

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Le Docteur et Jano le méchant Eugéniste. Bientôt il ne feront qu’un!

Arc reconstitué de bout en bout, The Savages se laisse néanmoins suivre avec plaisir. Un des meilleurs épisodes S-F depuis les débuts de la série, et sans doute un des plus noirs. Ian Stuart Black décrit avec acuité cette société eugéniste qui a coupé en deux l’humanité et a du même coup perdu sa conscience au profit de la science. Informé de la dangerosité des actes de cette civilisation, le Docteur accueilli en héros n’hésitera pas à prendre le contrepied, quitte à se faire enfermer lui-même et à servir de rat de laboratoire à son tour. Ce qui nous mène à la meilleure idée de cette arc : Faire de Jano, le leader, la personne qui fera voler cette société en éclat. En absorbant l’énergie du Docteur, celui-ci absorbe aussi sa conscience et prend peu à peu, à son corps défendant, position contre les siens.

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Deux beaux specimens de piles électriques humaines

La tension est très bien gérée et il est agréable d’enchaîner des arcs sur quatre épisodes qui ne dévient pas trop de leur propos et ne meublent pas. Une fois ce monde libéré de la société tortionnaire, il faut nommer un leader pour en construire une nouvelle. C’est à Steven Taylor qu’échouera cette tâche : Une destinée somme toute logique pour un type aussi responsable et généreux, et une sortie du personnage par la grande porte, même si un peu prématurée. Le Docteur se trouve désormais seul avec Dodo, dont on ne connaît toujours presque rien.

Goodbye Steven Taylor  😦

N : 7

IM : 5

Aucune partie ne fut jamais retrouvée en intégralité, seule la bande audio, des photos de l’épisode et quelques extraits vidéos en 8 mm de la fin du quatrième épisode ont été retrouvées.

3-07 The Celestial Toymaker

3-07 The Celestial Toymaker
De Brian Hayles (4 épisodes)

Réalisation : Bill Sellars

Le Docteur, Steven et Dodo se retrouvent coincés dans un monde de jeu gouverné par le Toymaker. Cet étrange personnage lance des défis aux visiteurs. Le Docteur devra l’affronter dans un jeu de logique tandis que Steven et Dodo devront passer par différentes épreuves pour retrouver le TARDIS. Mais les choses sont plus dangereuses qu’elles n’y paraissent car perdre la partie signifie devenir la poupée du Toymaker à jamais et le maître du jeu réécrit les règles à sa guise.

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Un arc spécial jeu d’enfants, dont le Docteur se serait bien passé.

Un arc qui perd beaucoup à être perdu dans sa quasi totalité (les ¾ sont reconstitués) tant il joue sur le suspens et des éléments visuels. Le coté enfantin, qui semble être plus présent depuis l’arrivée de Dodo, n’est pas la meilleure chose qui pouvait arriver à la série. Steven et Dodo sont successivement confrontés à des clowns, à des poupées puis à un écolier qui joue à une sorte d’ennuyeuse marelle ludique en trichant. Ce qui est un poil amusant au départ devient vite , répétitif et peu amusant ensuite. On apprend peu de choses supplémentaires sur la nouvelle compagne, si ce n’est qu’elle a perdu sa mère de manière tragique.

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Michael Gough en Toymaker. Ou comment avoir la classe même dans un costume ridicule.

L’affrontement direct de tout le groupe avec le fieffé manipulateur au dernier épisode rend le tout un peu plus savoureux. La valeur ajoutée de l’arc est bien le personnage du Toymaker, interprété avec délectation par Michael Gough (le Alfred des Batman de Tim Burton). Cet immortel qui a le pouvoir de se régénérer après chaque défaite et de poursuivre ses jeux encore et encore est un bon ajout à la mythologie de la série. Il serait une bonne chose de le retrouver à l’occasion, comme ce fut le cas pour le Time Meddler.

N : 5

IM :  4

Les parties 1 à 3 ne furent jamais retrouvées. La 4eme partie fut conservée dans les archives de la BBC.

3-05 The massacre of St Bartholomew’s eve
De John Lucarotti & Donald Tosh (4 épisodes)

Réalisation : Paddy Russell

Steven et le Docteur atterrissent en France en août 1572. A quelques jours du mariage d’Henri de Navarre et Marguerite de France, les tensions entre catholiques et protestants sont alors au plus haut, malgré la paix de St Germain (qui mit fin aux guerres civiles cathos/protestants). Le Docteur ne pense alors qu’à aller rendre visite au scientifique Charles Preslin. En l’attendant dans un bar, Steven sympathise avec des huguenots et rencontre une jeune fille en fuite qui a entendu des officiels évoquer un événement dramatique, qui pourrait se reproduire dans les jours prochains. Steven découvre bientôt que le Docteur est devenu l’Abbé d’Amboise, ennemi de la cause de ses nouvelles connaissances.

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Le Docteur et Steven Taylor, qui commence à en avoir marre que tout le monde meure…

Recocorico. Après la Terreur, Lucarotti, qui semble bien aimer les turpitudes de Histoire de France, s’attaque à un autre triste épisode de notre Histoire. Moins long et malgré le fait qu’on se trouve devant un épisode reconstitué, ce Massacre of St Bartholomew’s Eve est plutôt habilement mené. Il se concentre sur les tensions politiques et montre la complexité des causes qui ont mené à l’événement, notamment la tentative d’assassinat de l’amiral Coligny, proche du roi Charles IX, par sa propre mère Catherine de Medicis et le Maréchal de France Tavannes (L’influence de Catherine de Medicis et le fait que Coligny et Charles soient aussi proches n’est pas prouvée, mais tout le suggère ici).

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Tavannes, Catherine de Médicis, Charles IX et Coligny. En route vers l’irréparable

Les scénaristes se sont bien gardés de décrire en détail le massacre et les journées qui ont suivi, fournissant une porte de sortie au Docteur et Steven au tout dernier moment (il valait mieux pour eux !) en laissant derrière la jeune fille que Steven voulait protéger. Une bonne manière de revenir sur la règle d’or du Docteur de ne pas intervenir dans l’Histoire. Règle qui passe en travers de la gorge de l’impétueux compagnon, qui décide de quitter le TARDIS pour en finir avec ces rencontres de gens qui mourront inévitablement sans qu’il ne puisse rien faire. Le Docteur se retrouve ainsi seul, dépouillé de sa garde et entre dans une complainte…jusqu’à ce qu’une jeune fille étrangement volontaire, Dodo, arrive dans le TARDIS pour prévenir la police d’un accident. Steven fait aussi marche arrière. Nous arrivons donc en l’espace d’une minute de zéro à deux compagnons.

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Les bars parisiens : lieu de rencontre entre jeunes filles perdues, huguenots et voyageurs temporels anglais.

N :  6

IM :  5

 

3-04 The Dalek’s Master plan

3-04 The Dalek’s Master plan
De Terry Nation / Dennis Spooner (12 épisodes)

Réalisation : Douglas Camfield

An 4000. La paix règne dans le système solaire, mais les Dalek ont déjà signé l’Alliance qui y mettra fin. Le Docteur atterrit sur la planète de leur QG, accompagné d’un Steven empoisonné et de la servante Katarina, qui est totalement à l’ouest (elle pense embarquer pour une sorte de lieu de perfection). Il part en reconnaissance. Bret, un soldat envoyé sur place, en profite pour entrer dans le TARDIS et compte s’en servir pour rentrer chez lui. Gros choc des cultures au sein du vaisseau du Docteur. De son côté, le seigneur du temps ne tarde pas à découvrir les Daleks et également leur plan. Avec l’aide du traître Mavic Chen, grand maître du système solaire, et de l’Alliance des galaxies lointaines, ils comptent placer un noyau de Taranium dans un destructeur temporel afin de détruire notre système. Mais le Docteur et ses compagnons parviennent à dérober le Taranium.

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Mavic Chan, Just a megalo.

Avec ses douze épisodes, The Dalek’s Master Plan est l’arc le plus long de Dr. Who, ce qui n’est pas une mince affaire sur un épisode semi-reconstitué. C’est aussi un bodycount impressionnant, à commencer par la suppression de Katarina, première voyageuse temporelle tuée, éjectée dans l’espace avec un dangereux criminel dès le premier quart de l’arc. La pauvre servante Troyenne aurait été larguée dans le TARDIS, mais c’est un peu brutal. Bret (Nicholas Courtney, futur Brigadier ! ) est aussi abattu et l’arc se termine avec la mort brutale de Sara Kingdom, soldat du système solaire incarnée par Jean March qui les a suivi sur près de dix épisodes de cet arc et qui aurait pu aussi faire une excellente compagne pour le Docteur et Steven. Bref, Terry Nation a craqué.

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Ils étaient quatre. Il n’en restera que deux.

La première partie de l’arc se suit agréablement. D’une planète pénitentiaire à une téléportation interstellaire qui envoie nos héros à l’autre bout de l’univers, en passant par des échanges sympathiques (la prise de bec de Steven et du Docteur concernant ses expérimentations). Puis au beau milieu de l’arc, Terry Nation nous fait un beau pétage de plomb dans le style de The Chase. Le temps d’un christmas special (le premier!). Le Docteur, Steven et Sara sont propulsés dans les années 60 et ont des difficultés à cause du TARDIS et d’une bande de flics qui le confondent avec une de leurs cabine de police (Sara pense que la planète du Doc s’appelle police !). Ils se retrouvent ensuite au temps du muet lors du tournage d’un film exotique, avant de péter le quatrième mur en souhaitant un joyeux Noël aux spectateurs.

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Sara Kingdom, incarnée par Jean March : Une compagne qui ne fait que passer.

Alors que les Dalek sont à leur poursuite pour retrouver le précieux Taranium, le trio voyage au cœur d’un match, retrouve le Time Meddler qui cherche à se venger (merci Dennis Spooner), puis passe faire un tour à Londres, au 1er janvier 1966 pour atterrir en Egypte. Là, c’est un peu la poursuite à la Benny Hill entre les trois vaisseaux temporels (les TARDIS du Docteur et du Time Meddler et le vaisseau des Daleks). Le dernier épisode rattrape heureusement ce gros n’importe quoi en proposant un final à la hauteur. The Dalek’s Master plan est le premier vrai épisode à puiser dans une continuité mythologique, à convoquer un background récurrent au-delà des personnages. L’arc scelle aussi l’installation des Dalek et de Dr Who dans les mœurs des anglais, mais il serait temps de mettre un peu d’ordre dans la surenchère de Terry Nation.

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Il s’en est fallu de peu pour que Terry Nation supprime aussi le Docteur.

N : 5

IM :  8

En 1967, les enregistrements 16mm des épisodes étaient utilisés pour être revendus à l’étranger. Mais la partie 7 « The Feast of Steven » étant considérée comme une blague liée aux fêtes de Noël, les épisodes étaient vendus sans cette partie. Il devint donc le premier épisode manquant de la série. En 1976, l’épisode fut estimé comme disparu dans sa totalité. En 1985, les parties 5 (« Counter Plot ») et 10 (« Escape Switch ») furent découvertes à Clapham dans un coffre se trouvant dans une Eglise mormone. En 2004, William Watson, un ingénieur de la BBC retrouva chez lui la partie 2 (« Day of Armageddon ») et la restitua. Des extraits ont été retrouvés : En 1971, l’émission « Blue Peter » présente quelques extraits de la partie 3 (« Devil’s Planet ») qui seront alors conservées puis en 1973, la même émission montre un nouvel extrait de la partie 4 (« The Traitors ») incluant la scène d’éjection de Katarina dans l’espace. En 1991, une copie muette des inserts d’extra-terrestres de la 1ere partie (« The Nightmare Begins ») fut retrouvée et réinsérée avec du son.

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