6-07 The War Games

6-07 The War Games

De Malcolm Hulke et Terrance Dicks (10 épisodes)

Réalisation : David Maloney

Le Docteur, Jamie et Zoe débarquent en 1917, sur un champ de bataille de la première guerre mondiale. Capturés, ils sont  jugés coupables arbitrairement : d’espionnage pour Zoe et le Docteur, et de désertion pour Jamie. Alors qu’ils parviennent à s’échapper de la base avec l’aide du lieutenant Carstairs et de l’infirmière Lady Jennifer, ils découvrent qu’ils ont quitté 1917 pour atterrir au sein des guerres romaines. Le territoire qu’ils parcourent les amène progressivement vers d’autres conflits. Au QG allemand, ils découvrent une carte avec différentes indications temporelles qui les mènera à l’incroyable vérité. Une race alien, menée par le War Lord, a transporté des guerriers humains de toutes les guerres de l’Histoire afin de les obliger à combattre sur un champ de bataille commun dans l’intérêt de sa race. Pour cela ils sont aidés du War Chief, qui leur a apporté la technologie des Timelord et un redoutable engin à voyager dans le temps : Le SIDRAT. Le Docteur, Jamie et Zoe vont bientôt se retrouver à la croisée des chemins.

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Le Docteur, Zoe et Carstairs dans une guerre qui n’est définitivement pas la leur

Cinquantième arc de la série, dernier arc de Patrick Troughton, de Frazer Hines et de Wendy Padbury, dernier épisode en noir et blanc de la série. The War Games a tout pour faire date dans l’histoire de Doctor Who. Mais c’est avant tout l’arc le plus inspiré et celui qui rassemble le mieux jusqu’ici l’essence de la série. Le concept d’un lieu unique regroupant les combattants des guerres de l’Histoire est tellement casse-gueule qu’on aurait pu difficilement le trouver dans un autre univers. Il fallait ensuite l’exploiter correctement, ce que l’arc réussit avec tous les honneurs. The War Games comporte dix parties, soit quatre heures qu’on aurait pu rassembler en un film, tant elles se tiennent sur la durée. Aucune longueur, des idées constamment renouvelées, des retournements de situations malins et des situations intelligentes qui renvoient aux questionnements liés à la condition des soldats. Ainsi les humains sont-ils sous le joug des esprits des généraux, véritables aliens qui les poussent à une obéissance aveugle, supprimant malgré eux leur libre arbitre et leur capacité à discerner les détails bizarres qui pourraient leur révéler qu’ils sont utilisés à d’autres fins que pour celles pour laquelle ils combattent.

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Le War Chief, nouvel ancêtre spirituel du Maître

The War Games vaut aussi pour ses personnages diablement charismatiques dans les deux camps. Le lieutenant Carstairs de la guerre 14-18, le sergeant Russell de la guerre de Sécession ou Arturo Vilar du coté de la nouvelle Résistance organisée, qui grandira ses rangs grâce à l’aplomb de Jamie et Zoe. Le chef de la sécurité, le War Lord et le War Chief du coté des affreux. On s’attache aisément à chacun de ces personnages aussi bien caractérisés qu’interprétés, tant et si bien qu’on ne voit pas venir le feu d’artifice qu’on nous a préparé. Il arrive par l’entremise du War Chief, associé des extraterrestres qui s’avère être un Seigneur du temps renégat, un peu comme le Docteur, et le Time Meddler auparavant (qui semble avoir été oublié). On entend enfin parler des Time Lords, et mieux encore, nous ferons une incursion sur Galliffrey à l’issue de l’aventure. Appelés par le Docteur pour régler l’irréparable commis par le War Chief et le War Lord,  ils organiseront un procès du leader extraterrestre, mais aussi du Docteur pour les incursions dans l’Histoire qu’il a commises depuis le début de la série. Une sorte de tribunal pénal international mis devant le fait accompli d’un coté, d’un gros criminel de guerre, de l’autre d’un des leurs qui décida d’user de sa connaissance et de son pouvoir pour intervenir dans les conflits qui ne le regardaient pas.

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Le War Lord, un type plein d’espoir qui croit pouvoir vaincre les Timelords à domicile. Le fou…

L’arrivée des Seigneurs du Temps dans la série se fait avec un soin particulier. Leur puissance se mesure à la manière dont ils influent sur les choses avant même leur arrivée, par la peur qui étreint le Docteur à l’idée de leur venue et le peu qu’il leur faut à amener le TARDIS sur Gallifrey. La punition de celui qui a volé un TARDIS pour parcourir l’univers sera l’exil sur la Terre, cette planète qu’il chérit tant, et à notre époque s’il vous plaît (enfin, à l’époque de la diffusion). Une ironie du sort bien choisie et qui accomode la production, toute heureuse de pouvoir récolter à la saison prochaine de nouvelles audiences comme celles des précédents épisodes se déroulant dans le présent.

607B

il était trois juges adeptes de la peine ironique

Le Docteur hérite d’une nouvelle peau pour purger sa sentence, étrange régénération. Jamie et Zoe connaissent un destin proche de celui que connaîtra Donna Noble, une autre compagne mémorable. Ce bouquet final de Two a par ailleurs bien d’autres  points communs avec celui de Ten, tout en tutoyant la mythologie de Superman. Les Timelord rappellent les kryptoniens et le procès du WarLord semble préfigurer le procès de Zod et ses acolytes dans le film qui viendra. Si Zoe a su en peu de temps s’imposer comme la meilleure compagne féminine du Docteur, c’est pour Jamie que la sentence est la plus amère. Si on met de coté le premier arc avec Patrick Troughton, il aura voyagé avec le Docteur durant la totalité des aventures du second Docteur.

 

N : 10

IM : 10

 

Coming soon. Les années 70.

4-02 The Tenth Planet

4-02 The Tenth Planet

De Kit Pedler & Gerry Davis (4 épisodes)

Réalisation : Derek Martinus

1986, en Antarctique. Le Docteur et ses jeunes compagnons se retrouvent au beau milieu d’une expédition scientifique qui a le regard tourné vers l’espace. Ils sont témoins de la découverte de Mondas, planète jumelle de la Terre, qui s’approche dangereusement de notre monde. Les habitants de Mondas, les Cybermen, expliquent que leur monde a besoin de l’énergie de Terre pour l’absorber avant de la détruire. Ils proposent aux humains de venir sur leur planète afin de les changer en Cybermen. Sous la menace de l’invasion et par peur pour son fils (qui fait partie de l’expédition de reconnaissance), le Général Cutler en commande de la base décide d’employer les grands moyens : Une bombe atomique, au corps défendant des compagnons du Docteur.

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Le Cyberman première mouture. Paye ton costume anxiogène.

Un arc doublement important, puisqu’il s’agit de la première incursion des CYBERMEN dans l’univers de Doctor Who. Les robots dénués d’émotion ont d’ailleurs droit à de premières apparitions surprenantes qui ont du faire leur petite effet sur les spectateurs de l’époque. La voix monocorde des robots doublée d’un costume plutôt malsain (qui rappelle un peu le human being de Community) en fait d’entrée de jeu des ennemis marquants. L’autre raison de l’importance de cet arc est le départ de William Hartnell, le premier Docteur, la régénération se produisant à la toute fin de cette histoire. Dès le premier épisode, le Docteur manifeste des signes de faiblesse qu’on ne sait pas à quoi attribuer, pour revenir sur la fin avant de compléter sa transformation.

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Le Général Cutler veut faire péter la bombe sur ces enfoirés de commu…cybermen

Il est regrettable que cette régénération se produise sur le seul épisode reconstitué de l’arc, mais on ne peut pas dire qu’Hartnell soit parti sur une mauvaise note. The Tenth Planet est pour l’instant le meilleur épisode du futur (d’un futur uchronique, 1986 étant désormais loin derrière nous). Il dégage une atmosphère anxiogène avec des accents de paranoïa Guerre Froide. Sur la forme, on se rapproche du Point Limite de Sidney Lumet, avec les éléments typiques de Doctor Who, et une implication non négligeable de Ben et Polly. Il le faut bien car Patrick Troughton aura besoin d’eux pour faire oublier William Hartnell !

UNE REGENERATION! UNE!

N : 8

IM : 10

La quatrième partie de l’arc a disparu, mais il reste quelques passages dont celui de la régénération du Docteur.