3-04 The Dalek’s Master plan

3-04 The Dalek’s Master plan
De Terry Nation / Dennis Spooner (12 épisodes)

Réalisation : Douglas Camfield

An 4000. La paix règne dans le système solaire, mais les Dalek ont déjà signé l’Alliance qui y mettra fin. Le Docteur atterrit sur la planète de leur QG, accompagné d’un Steven empoisonné et de la servante Katarina, qui est totalement à l’ouest (elle pense embarquer pour une sorte de lieu de perfection). Il part en reconnaissance. Bret, un soldat envoyé sur place, en profite pour entrer dans le TARDIS et compte s’en servir pour rentrer chez lui. Gros choc des cultures au sein du vaisseau du Docteur. De son côté, le seigneur du temps ne tarde pas à découvrir les Daleks et également leur plan. Avec l’aide du traître Mavic Chen, grand maître du système solaire, et de l’Alliance des galaxies lointaines, ils comptent placer un noyau de Taranium dans un destructeur temporel afin de détruire notre système. Mais le Docteur et ses compagnons parviennent à dérober le Taranium.

Image

Mavic Chan, Just a megalo.

Avec ses douze épisodes, The Dalek’s Master Plan est l’arc le plus long de Dr. Who, ce qui n’est pas une mince affaire sur un épisode semi-reconstitué. C’est aussi un bodycount impressionnant, à commencer par la suppression de Katarina, première voyageuse temporelle tuée, éjectée dans l’espace avec un dangereux criminel dès le premier quart de l’arc. La pauvre servante Troyenne aurait été larguée dans le TARDIS, mais c’est un peu brutal. Bret (Nicholas Courtney, futur Brigadier ! ) est aussi abattu et l’arc se termine avec la mort brutale de Sara Kingdom, soldat du système solaire incarnée par Jean March qui les a suivi sur près de dix épisodes de cet arc et qui aurait pu aussi faire une excellente compagne pour le Docteur et Steven. Bref, Terry Nation a craqué.

Image

Ils étaient quatre. Il n’en restera que deux.

La première partie de l’arc se suit agréablement. D’une planète pénitentiaire à une téléportation interstellaire qui envoie nos héros à l’autre bout de l’univers, en passant par des échanges sympathiques (la prise de bec de Steven et du Docteur concernant ses expérimentations). Puis au beau milieu de l’arc, Terry Nation nous fait un beau pétage de plomb dans le style de The Chase. Le temps d’un christmas special (le premier!). Le Docteur, Steven et Sara sont propulsés dans les années 60 et ont des difficultés à cause du TARDIS et d’une bande de flics qui le confondent avec une de leurs cabine de police (Sara pense que la planète du Doc s’appelle police !). Ils se retrouvent ensuite au temps du muet lors du tournage d’un film exotique, avant de péter le quatrième mur en souhaitant un joyeux Noël aux spectateurs.

Image

Sara Kingdom, incarnée par Jean March : Une compagne qui ne fait que passer.

Alors que les Dalek sont à leur poursuite pour retrouver le précieux Taranium, le trio voyage au cœur d’un match, retrouve le Time Meddler qui cherche à se venger (merci Dennis Spooner), puis passe faire un tour à Londres, au 1er janvier 1966 pour atterrir en Egypte. Là, c’est un peu la poursuite à la Benny Hill entre les trois vaisseaux temporels (les TARDIS du Docteur et du Time Meddler et le vaisseau des Daleks). Le dernier épisode rattrape heureusement ce gros n’importe quoi en proposant un final à la hauteur. The Dalek’s Master plan est le premier vrai épisode à puiser dans une continuité mythologique, à convoquer un background récurrent au-delà des personnages. L’arc scelle aussi l’installation des Dalek et de Dr Who dans les mœurs des anglais, mais il serait temps de mettre un peu d’ordre dans la surenchère de Terry Nation.

Image

Il s’en est fallu de peu pour que Terry Nation supprime aussi le Docteur.

N : 5

IM :  8

En 1967, les enregistrements 16mm des épisodes étaient utilisés pour être revendus à l’étranger. Mais la partie 7 « The Feast of Steven » étant considérée comme une blague liée aux fêtes de Noël, les épisodes étaient vendus sans cette partie. Il devint donc le premier épisode manquant de la série. En 1976, l’épisode fut estimé comme disparu dans sa totalité. En 1985, les parties 5 (« Counter Plot ») et 10 (« Escape Switch ») furent découvertes à Clapham dans un coffre se trouvant dans une Eglise mormone. En 2004, William Watson, un ingénieur de la BBC retrouva chez lui la partie 2 (« Day of Armageddon ») et la restitua. Des extraits ont été retrouvés : En 1971, l’émission « Blue Peter » présente quelques extraits de la partie 3 (« Devil’s Planet ») qui seront alors conservées puis en 1973, la même émission montre un nouvel extrait de la partie 4 (« The Traitors ») incluant la scène d’éjection de Katarina dans l’espace. En 1991, une copie muette des inserts d’extra-terrestres de la 1ere partie (« The Nightmare Begins ») fut retrouvée et réinsérée avec du son.

Saison 3 (1965-1966) / 3-01 Galaxy 4

3-01 Galaxy 4

De William Emms (4 épisodes)

Réalisation : Derek Martinus & Mervyn Pinfield

A peine débarqués sur une nouvelle planète, le Docteur, Vicki et Steven se retrouvent accueillis par les Chumblies, des robots aux intentions peu claires. Sauvés de leurs griffes par les Dravhins, un peuple évolué constitué principalement de femmes, ils sont avertis du danger constitué par les Rills, les maîtres des Chumblies. Depuis que leur vaisseau abattu à échoué sur la planète, les Drahvins tentent de s’emparer du vaisseau Rills avant que la planète n’explose. Il ne leur reste plus que deux jours pour ce faire. Mais le Docteur et ses compagnons découvriront vite que les bad guys ne sont pas ceux qu’on croit.

Image

Les Dravhins, ou l’échec de l’intelligence

Un arc reconstitué pour débuter cette saison 3, certes peu original (deux peuples en conflit sur une planète étrangère) mais pas désagréable à suivre. La dynamique entre Le Docteur, Vicki et Steven est bonne et le show ressort allégé de l’abandon d’un compagnon, d’autant plus que les trois héros sont tous actifs et entreprenants. L’arc bénéficie en outre d’un bon rythme et d’une bonne gestion du suspens (entre autres, sur la partie avec Steven dans le sas), baladant le spectateur d’un camp à l’autre et conservant habilement le doute sur la nature du peuple Rills.

Image

Chumblie n’est pas son vrai nom. Et on ne saura jamais pourquoi il fut baptisé ainsi.

Galaxy 4 traite du soucis des apparences, de l’orgueil et des préjugés d’une civilisation proche des sociétés humaines, mais très régressive. On découvre vite que ce ne sont pas les Rills, mais les Drahvins qui refusent le dialogue et sont prisonniers de leurs visées guerrières. Leur chef se pense très intelligente du seule fait qu’elle peut penser, mais est assez conne pour ne pas sortir combattre et garder avec elle la seule arme qui pourrait détruire les robots « ennemis ». Elle soutient également que les Rills ne les aideront pas à quitter la planète, basant au final sa crainte sur l’apparence de l’autre peuple, alors que les maîtres des robots ont atteint un stade d’évolution qui les garde de toute passion destructrice. Le Docteur et ses compagnons finiront par aider les Rills et les Dravhins périront dans l’explosion de la planète, ne pouvant s’en prendre qu’à eux-même !

Une petite intervention de Peter Purves, aka Steven Taylor, pour présenter la suite des joyeusetés :

 

N  : 6/10

IM : 2/10

Exceptées 6 minutes de la première partie, « Four Hundred Dawns », Galaxy 4 fut longtemps considéré comme totalement manquant. Le 11 décembre 2011, la troisième partie « Air Lock » fut découverte parmi des bobines achetées à un collectionneur.