New Year Special 2022 – Eve of The Daleks

New Year Special 2022

Eve the Daleks

De Chris Chibnall

Réalisation : Lee Haven Jones

Voici donc le premier des deux Specials commandés par la BBC pour cette année 2022, qui précédent le long métrage qui clôturera l’ère Thirteen/Chibnall. La mauvaise nouvelle est que Chris Chibnall et Matt Strevens ont une nouvelle fois convoqué les Daleks pour les festivités du nouvel an. Après les embarrassants Resolution et Revolution of the Daleks servis en amuse bouche des années 2020 et 2021, était-ce bien nécessaire de récidiver ? Faut-il inévitablement démarrer chaque année COVID avec les affreux de Skaro ? La bonne nouvelle est qu’entre temps, Doctor Who Flux est passé par là et que l’écriture du show est revenu vers quelque chose de moins déprimant et donneur de leçon, et aussi dans une certaine mesure, de moins fainéant. Eve of the Daleks ne raconte donc pas une énième invasion Dalek, mais essaie de varier un peu le plaisir en proposant un bottle episode qui prend le contrepied à la fois de l’attendu et de la complexité de la saison qui a suivi. Le concept est très simple et guère original: Un garde-meuble, deux humains, Un Dalek « exécuteur » et une boucle temporelle.

Moi qui rêvait d’un Christmas Special, me voilà encore coincée dans un Nouvel An Dalek

Manchester. 31 décembre 2021. 23h50. Sarah doit passer un réveillon de plus à l’accueil du garde-meuble où elle travaille, avec pour seul client l’étrange Nick. C’est alors qu’un Dalek se matérialise dans les lieux et abat les deux humains, l’un après l’autre. Le TARDIS atterrit dans le sous-sol de l’entrepôt et il se disloque juste après que Thirteen, Yaz et Dan en soient sortis. Peu après, eux-aussi sont exterminés par le Dalek. Les cinq se réveillent peu de temps avant leur mort, dans une boucle qui (ils le découvriront plus tard) a été causée par le TARDIS pour sauver le Docteur et ses compagnons. La tête de la Seigneure du Temps a été mise à prix par les Daleks après les dégâts sur la flotte Dalek causés par le plan des Sontaran. Et malgré l’intervention du TARDIS, les exécuteurs envoyés pour l’exterminer ont toujours une belle fenêtre de tir. Après leurs morts, chaque nouvelle boucle reprend un minute après la précédente. Chacun des survivants apprend de ses erreurs, puisqu’ils se souviennent tous de la précédente boucle, mais c’est aussi le cas du Dalek (et des compagnons qui le rejoignent par la suite). Un jeu du chat et de la souris démarre, alors que la boucle se rétrécit peu à peu.

Et si j’appuie sur le bouton 3, est-ce que la prochaine boucle ajoutera 3 mn ?

De l’eau est passée sous les ponts depuis que Un jour Sans Fin a popularisé la boucle temporelle. Depuis, des films aussi notables que Edge of Tomorrow, Triangle ou Happy Birthdead ont su exploiter le concept, ainsi qu’un grand nombre d’épisodes de séries TV. La Time Loop n’est plus une idée originale. Mais elle est relativement inédite dans Doctor Who, ce qui rend l’épisode intéressant dans son concept. L’exploitation que le scénariste/showrunner en fait est plutôt basique. Il n’y aura qu’une seule véritable originalité, celle de la compression progressive de la boucle créée par le TARDIS. La menace Dalek n’est elle-même, pas réellement exploitée. Eve of the Daleks donne l’occasion de quelques affrontements rapprochés (notamment avec Dan et Nick) qu’on aurait pas vus dans un épisode classique d’invasion, mais les Daleks auraient pu être remplacés par des Aliens que rien n’aurait vraiment changé. L’épisode comporte un côté ludique pas désagréable dans la constitution progressive du plan et une vibe plutôt positive et moins prétentieuse qui confirme la direction re-prise par la série depuis Flux. Il n’y a rien de bien exceptionnel, mais l’ambition de créer un bon divertissement est de nouveau là.

Dan Lewis, l’homme qui n’a pas besoin d’indices pour deviner

Cette boucle temporelle est aussi une occasion parfaite pour se concentrer sur la dynamique entre les personnages, autre chose qui avait disparu pendant les deux premières saisons de Thirteen, mais s’était réimplanté avec Flux. Les seconds rôles font bien le boulot, et tout particulièrement Aisling Bea en célibataire blasée qu’on aurait bien vu rejoindre Thirteen pour apporter un peu de piment à la série. John Bishop confirme le bien qu’on pouvait penser de lui dans sa première saison et ses rapports de camaraderie développés avec Yaz durant leurs quatre ans de vie sans Thirteen permettent de révéler quelque chose qu’il fallait être bien fort pour deviner (ou bien avoir vécu leurs 4 ans d’aventure hors champ) : Yaz est tombée amoureuse de Thirteen. Elle semble avoir du mal à assumer cette révélation tardive de sa bisexualité / homosexualité. Cette révélation n’est pas particulièrement réussie. Il y’a aussi quelque chose de maladroit dans cette découverte aussi tardive d’une attirance pour une autre femme. Seul l’accueil totalement placide de la nouvelle par Dan fait plutôt plaisir à voir et montre comment on peut dé-dramatiser le sujet. Maintenant que nous sommes au parfum, il reste à voir sur quoi la relation entre Thirteen et sa compagne historique va déboucher et de ne pas faire une version miroir de l’amour à sens unique de Martha pour Ten.

See you in 2023…ou pas

N : 6,5

IM : 3

39/ 13- 06 Doctor Who Flux – The Vanquishers

39/ 13- 06 Doctor Who Flux – The Vanquishers

De Chris Chibnall

Réalisation : Azhur Saleem

Le Flux aborde sa dernière phase, qui est la destruction de la Terre. Prisonnière de Swarm et Azul dans le vaisseau de la Division, hors de l’univers connu, Thirteen parvient miraculeusement à se téléporter dans le vaisseau du lupari Karvanista. Elle parvient également à se téléporter sur Terre, au sein des tunnels de Joseph Williamson, où elle retrouve le constructeurs des tunnels, Yaz, Dan et le professeur Jericho. La Docteure s’est en fait divisée en trois parties, dont deux ne sont pas totalement matérielles. Ainsi elle pourra aider les scénaristes à apporter une conclusion à cet arc incroyablement dispersé. Les Sontarans ont quand à eux pris le contrôle de notre époque avec l’aide du Grand Serpent. Les guerriers ont planifié une victoire sur tous leurs grands ennemis et sur le flux. Ils comptent contrer l’anti-matière du flux en y opposant la matière des congrégations Dalek et Cybermen qu’ils ont auparavant appelé à négocier. Puis se protéger par le bouclier des vaisseaux Lupari, l’intégralité de leur espèce ayant été expulsée dans l’espace (sauf Karvanista). Détenant la montre à gousset dans laquelle Tecteun garde les secrets du passé du Docteur, Warm et Azul torturent Thirteen 1. Grâce au vaisseau lupari de Karvanista, Thirteen 2 se constitue prisonnière pour infiltrer le repaire des Sontarans. Thirteen 3 et le docteur Jericho font appel aux pouvoirs psychiques de Claire pour mettre les combattants en échec. Les évènements vont réunir Thirteen 2 et 3 et (presque) tous les protagonistes de la saison dans le TARDIS. Le Flux sera combattu par le « Passager » de Swarm et Azul. Au final, le grand maître du temps supprime ses deux soldats du chaos, mais il laisse la vie sauve à Thirteen, tout en l’avertissant que son temps est compté, dans cette incarnation et dans cette vie.

Ce n’est pas la saison 3 de Twin Peaks et pourtant…

…Il faut s’accrocher pour tout capter dans ce final de Flux. L’épisode précédent proposait une belle montée en puissance avec son montage alterné sur tous les protagonistes du conflit. Cela promettait un final sympathique, si Chris Chibnall freinait légèrement, le temps de savourer le dénouement. Malheureusement, la mécanique s’emballe encore plus et il y’a tellement d’événements et d’enjeux en cours qu’il est littéralement impossible de se concentrer sur l’un d’entre eux. Toutes les intrigues se referment mécaniquement, souvent par de fortes coincidences et à forces de raccourcis scénaristiques. Emotionellement, le seul moment qui restera de cet épisode qui envoie du lourd (un des plus spectaculaires du show) est le dernier instant du Professeur Jericho dans le vaisseau Sontaran.

Toute aventure extraordinaire a une fin

Le résultat de cette presse constante est que de bonnes idées, dispersées ça et là, tombent toutes à plat. Mais le trop plein n’est pas le plus gros problème de The Vanquishers. Le split en trois de Thirteen, qui va contre toutes les lois connues, se pose comme le saut du requin de cette saison, qui a par ailleurs fait voler toutes les règles restantes du show. Chibnall a envoyé la sauce sans discontinuer et, si l’effet a fonctionné jusqu’à l’épisode 5. On est plutôt content que tout finisse au bout de six épisodes, et un peu désappointé de voir que ça a coûté une grande partie de l’espace et du temps…juste pour balancer la sauce, sans plus-value notable ou happening sur les conséquences du flux. Flux est clairement trop extrême pour intégrer le canon de Doctor Who sans faire vaciller l’édifice, mais il elle reste, prise à part, bien meilleure que les précédentes saisons de Chris Chibnall, que ce soit pour la mise en valeur de Thirteen et ses compagnons ou en terme de créativité. Ce dernier épisode conserve l’aplomb présent sur les cinq premiers épisodes et un humour qui semblait avoir disparu de Doctor Who. Elle est également parvenue à redonner un peu de caractère à une série que nombre d’ardents défenseurs s’apprêtaient à abandonner.

On enterre le passé, mais pas complètement

N : 6

IM : 7

39/ 13- 05 Doctor Who Flux – Survivors of the Flux

39/ 13- 05 Doctor Who Flux – Survivors of the Flux

De Chris Chibnall

Réalisation : Azhur Saleem

Thirteen ne s’est pas transformée en Ange Pleureur, mais elle a été transportée dans le repaire de la Division, un vaisseau en dehors de notre univers et aux portes d’autres univers. Hé oui, il y’a un multiverse dans Doctor Who, mais ça n’est pas vraiment une nouveauté. Elle est accueillie par la cheffe de la Division qu’elle avait rencontrée deux épisodes plus tôt (la femme qui avouait que le Flux avait été créé pour le Docteur) et qui se révèle être Tecteun, qui l’avait recueillie étant enfant (!). Elle lui propose de laisser le flux détruire l’intégralité de cet univers et de rejoindre la Division dans un nouvel univers, probablement celui d’où vient le Docteur. Mais à force de se nourrir d’humains, Swarm et Azul ont trouvé suffisamment d’énergie pour les rejoindre hors de la Galaxie et ils détruisent Tecteun devant Thirteen.

Viens avec moi vers le côté obscur. Hihi

Coincés en 1901 à cause des Anges Pleureurs, Yaz, Dan et le Professeur Jericho doivent mener leur propre vie. Trois ans plus tard, ils entreprennent un voyage au Mexique pour trouver un artefact qui les mènera aux réponses qu’ils recherchent : Thirteen a laissé à Yaz un message au cas où elles seraient séparées afin qu’elle puisse connaître le lieu et la date où la Terre sera prise d’assaut par des aliens dont la planète a été détruite par le Flux. Leur aventure les fait rencontrer de nouveau le célèbre Joseph Williamson (Steve Oram). Il leur montre les tunnels qu’il a creusés à Liverpool, qui abritent des portes vers différentes époques et lieux de l’univers.

Un Spin off intégré plutôt inattendu

Terre. Fin des années 50. Le Grand Serpent (le très bon Craig Parkinson, à son aise), ancien chef de Vinder découvert dans le troisième épisode de la saison, débarque en Angleterre sous l’identité de Prentis. Il participe à la création de UNIT et noyaute l’organisation durant des décennies – peu de temps pour lui, vu qu’il peut voyager dans le temps – tuant tout ceux qui pourraient découvrir son identité. Lorsqu’il parvient à prendre la tête d’UNIT en 2017, il la ferme. Kate Stewart s’oppose tout de suite à lui, mais elle échoue à le supprimer. Sans UNIT pour protéger la Terre, le Grand Serpent peut ouvrir les portes à une deuxième invasion des Sontaran, revanche du peuple guerrier sur leur récente défaite.

Et voilà. Le tour est joué !

Pendant ce temps, Bel (la copine de Vinder) se fait rattraper par Karvanista qui n’est pas très content qu’elle ait piqué un vaisseau Lupari, et Vinder se fait bêtement absorber par le « Passager » d’Azul.

Chris Chibnall a enfin décidé de s’amuser, et c’est tant mieux! Survivors of the Flux confirme les deux précédents épisodes dans sa volonté de répondre aux questions qu’il a laissées en suspens à la fin de la saison 12. Il rebondit très bien sur l’intrigue du Flux et celle des Anges, dans un ton qui rappelle fortement l’ère Russell T.Davies. L’épisode intègre certes un très grand nombre d’intrigues, mais sa construction le rend plutôt lisible. Il se permet même, à la marge, de faire respirer l’intrigue par une dose d’humour bienvenue et quelques croisements d’intrigues (l’appel du groupe à Karvanista en 1904 sur la grande muraille de Chine est bien vu). Véritable spin-off au sein de la série, Cette aventure du trio en 1904 est un beau cadeau offert à Mandip Gill pour sa fidélité, elle qui a erré pendant deux ans dans Doctor Who sans que son personnage soit réellement mis en valeur. Avec le truculent Professeur Jericho incarné par Kevin McNally et un John Bishop plutôt à l’aise dans le registre comique, elle s’épanouit enfin hors de la tutelle du Docteur. Le retour de Kate Stewart et un petit caméo vocal de son père, le défunt Brigadier au détour d’une scène en 1967 (Il y’a une erreur de chronologie car à la première apparition de Lethbridge Stewart dans Doctor Who en 1968 , il n’avait pas encore rejoint UNIT) font aussi bien plaisir, et permettent de pardonner les amnésies des deux premières saisons du showrunner. Il faut savoir le dire quand les choses vont mieux, donc disons-le. Cette saison est ce qui est arrivé de mieux à Doctor Who depuis le départ de Moffat et Capaldi. Reste à confirmer cette bonne direction avec le sixième épisode, qui clôturera le segment Flux.

N : 8

IM : 8

39/ 13- 04 Doctor Who Flux – Village of The Angels

39/ 13- 04 Doctor Who Flux – Village of the Angels

De Chris Chibnall & Maxine Alderton

Réalisation : Jamie Magnus Stone

Après s’être débarrassés de l’ange qui a hijacké le TARDIS, Thirteen, Yaz et Dan se retrouvent en 1967, dans une bourgade qui subit depuis quelques temps d’étranges disparitions, la dernière en date étant celle d’une petite fille. Pendant ce temps dans la même bourgade, nous retrouverons Claire, qui avait alerté la Docteure dans le premier épisode de la saison sur la présence des anges, et qui s’était faite aussitôt transporter en cette année 1967. Poursuivie par les images des anges, elle rend visite au Professeur Eustachius Jericho pour qu’il entreprenne des expériences sur elle. Thirteen retrouve Claire dans la maison du Professeur, dont les anges ne tarderont pas à faire le siège. Ce n’est pas Claire que les Anges recherchent, mais un d’entre eux qui a pu s’abriter en elle pour que la Docteure lui vienne en aide. Pendant ce temps, Yaz et Dan se font avoir et ils sont transportés en 1910, où ils retrouvent la petite fille et sont témoins d’un étrange phénomène : Le village a fait l’objet d’une extraction quantique par les Anges, qui l’ont extrait du temps et de l’espace pour pouvoir capturer l’Ange rebelle. Ce dernier avoue au Docteur qu’il a travaillé pour la Division, tout comme elle, et que la Division veut récupérer son dû.

Ces Anges là ne viennent pas de la Téléréalité !

Et parmi elles, les anges arrivent en première place. Nous les avions découvert il y’a déjà 14 ans dans l’excellent Blink de Steven Moffat, puis ils étaient revenus à plusieurs reprises lors de son ère en tant que showrunner pour tourmenter Amy Pond. Les anges pleureurs sont peut-être bien les seuls bad guys des Doctor Who moderne à avoir acquis le statut des ennemis classiques du Docteur que sont les Daleks et les Cybermen, et ils occupent une place non discutée à part dans le coeur des fans. Mais ils n’ont jamais été plus terrifiants que lors de leur première aventure. Par la suite, leur démultiplication et l’ajout de nouvelles règles ont un peu gâché le mystère qu’ils représentaient pour en faire des monstres plus normaux, moins intouchables. Village of the Angels est dans la continuité de ses épisodes. Il reprend et pousse encore plus loin le postulat hérité du diptyque Flesh and Stone / Time of the Angels qui veut que toute image d’un Ange pleureur peut devenir un Ange Pleureur. Ainsi tout autant que la télévision, un Ange peut sortir d’un dessin ou d’une pensée prémonitoire. C’est d’ailleurs la prémonition de Claire qui a permis à l’ange rebelle de prendre refuge dans son esprit. Ces ajouts ne causent pas plus de tort aux Anges que leur créateur Steven Moffat ne leur en avait déjà fait. Chris Chibnall et Maxine Alderton parviennent même à bien gérer le suspens des apparitions de leurs apparitions et à rendre le siège de la maison du Professeur plutôt tendu. L’épisode joue bien avec les concepts de la série et notamment avec l’extraction quantique qui nous avait été présentée dans Smith & Jones, la première aventure de Martha. Mais cette fois, les Anges prennent le rôle des Judoons et il ne sont pas mandatés par une police intergalactique, puisque l’Ordre appelé la Division les emploie.

Les Anges s’entraînent pour leurs futures apparitions dans Scooby Doo

Cette Division n’est pas neuve (même si elle l’est dans la série) puisque nous avons appris à la fin de la saison dernière qu’elle employait le Docteur lors des incarnations ayant précédé One. Village of the Angels poursuit donc le développement de la nouvelle mythologie créée par Chris Chibnall, avec un oeil sur le compteur du temps puisque les épisodes de la treizième Docteure sont maintenant comptés. Alors que l’Ange promettait de fournir des informations à Thirteen sur son passé pré-1963, elle aura finalement des infos de première main puisqu’elle est rappelée dans les rangs de la Division en étant transformée…en Ange. Un final plutôt surprenant pour un épisode qui réussit à tenir en haleine en jouant sur pas mal de tableaux. Village of the Angels parvient aussi à bien mettre en valeur le duo Dan/Yaz (qui semble se rappeler qu’elle a été flic) et à fournir des seconds rôles corrects. Pris en dehors de Flux, l’épisode pourrait avoir une vie propre en tant que loner : La partie avec la petite copine de Vinder est d’ailleurs plutôt anecdotique. Nous y apprenons qu’Azule emprisonne tous les survivants en les enfermant dans un « Passager » (la prison de l’épisode précédent). Mais ça en s’en doutait, vu qu’elle est pas franchement gentille Azule.

C’était bien toutes ces années à parcourir le temps et l’espace, mais maintenant il faut reprendre le taf !

N : 8

IM : 7

New Year Special 2021 – Revolution of the Daleks (La Révolution des Daleks)

New Year Special 2021

Revolution of the Daleks

De Chris Chibnall

Réalisation : Lee Haven Jones

Quelque part en 2019, les Daleks ont été vaincus par le Docteur et sa famille. Mais il y’en a toujours pour faire revivre ces vieilles carcasses. Une coquille de Dalek tombe entre les mains du Donald Trump de l’épisode des araignées. Il décide d’en faire une arme sécuritaire et se voit bientôt soutenu par la future premier ministre de Grande-Bretagne. Retenue sur Terre sans nouvelles du Docteur depuis les derniers événements, la Famille découvre que les Daleks sont revenus et ils décident de s’en prendre au magnat…sans véritable plan. Mais c’est l’intention qui compte. A plusieurs centaines d’années lumières de là, Thirteen (on va garder ce nom pour se retrouver, même s’il n’a plus de sens) purge une peine depuis plusieurs décennies. Sauvée par le Capitaine Jack, elle peut revenir sur Terre pour s’en prendre à Trumpy. Mais son ingénieur a déjà, contre son avis, cloné le Dalek dans la coquille et produit des centaines de Daleks qui n’attendent qu’un signal pour occuper instantanément les centaines de coquilles à travers le pays. Thirteen décide de convoquer des Daleks plus nazis que ceux-ci et de les faire s’affronter. Les Daleks plus nazis suppriment les premiers. Le magnat s’allie avec eux pour trahir Thirteen. Puis il y’a un affrontement avec les vainqueurs, qui se feront bien sûr tuer par le Docteur, sa famille et le Capitaine Jack. Mais le méchant Donald Trump-like récoltera tous les lauriers. Et l’auteur des chroniques soupirera.

Thirteen compte les jours, attendant que son prince la sauve. :’-(

Lorsque nous avons quitté la Docteure, la COVID était déjà là, mais on ne parlait pas encore de confinement. Mais Doctor Who n’a pas changé d’un iota dans le monde d’après, et la BBC semble bien décidée à exploiter les réserves. En 2020, le segment transmedia hors-continuité « The Time Lord Victorious » nous avait déjà gratifié d’une mini-série web animée sur les Daleks. Nous retrouvons une nouvelle fois les affreux de Skaro dans un New-Year Special qui nous rappelle que l’époque des contes de Noël est terminée. Pourquoi faire un Christmas Special, Noël c’est tellement plus 2020 et pas woke du tout (trop chrétien). D’ailleurs l’humour est plus que jamais absent. Hé oui, ça ne sert plus à rien de rire. Le ton est donné. Dans cet épisode d’une heure ni drôle, ni original, ni merveilleux, et donc parfaitement dans l’air du temps, nous allons revivre une grande partie de choses déjà vues avant, mais liftées. L’emploi des Daleks dans la compagnie de sécurité privée du magnat renvoie au premier épisode Dalek de l’ère Moffat, en plein coeur de la seconde guerre mondiale. Mais la référence à Robocop est encore plus évidente. Il y’a certes un affrontement de Daleks contre Daleks (une idée plutôt neuve) mais il ne diffère en rien de n’importe quel autre affrontement de vilains, les Daleks étant devenus particulièrement bavards. La résolution finale sera certes spectaculaire, mais c’est sans surprise et avec un ennui agacé que l’épisode aura été consommé. Attendre tous ces mois juste pour avoir droit au one man show de Chris Noth. Mouais.

-Bon les gamins. Papa est là. On va agir comme des vrais compagnons du Docteur maintenant !

Qu’en est-il de notre Docteure après cette révélation qui a remis en cause ses origines et la comptabilité des Docteurs? Nous retrouvons Jodie Whittaker emprisonnée depuis fort longtemps au milieux d’anciens ennemis. Lascive et docile, elle attend que son prince vienne la libérer. S’agit-il du même Docteur qui s’est battu durant des millénaires pour sortir d’une forteresse construite pour lui dans le glorieux Heaven Sent ? On peut légitimement en douter. Le prince en question sera le Capitaine Jack, venu à son secours grâce à quelques tours de passe passe pas bien fameux. Passées les embrassades avec sa famille, notre Time Lady semble diminuée. Elle confiera à Ryan qu’elle ne sait plus qui elle est. Le miroir d’une franche discussion qui a eu lieu entre Twelve et Clara (Suis-je un homme bon?), sauf que Ryan n’est pas Clara et Twelve a nettement plus de présence que Thirteen. Aussi lorsque la conclusion vient à dire que peu importe ses origines, le Docteur est le Docteur, il n’y a qu’un froncement de sourcil. Non, ce n’est même plus le Docteur. C’est une gamine qui doute.

C’est ça, cachez vous !

Qu’en est-il de la famille? Le nouveau membre improvisé tombe à pic. Le Capitaine Jack est de retour après sa petite incursion pour prévenir les trois pieds nickelés de l’arrivée du cyberman. Il sauve les meubles grâce à un dialogue très Whovien avec Yaz. Mais le reste de sa partition sera à l’avenant de son rôle dans Torchwood, sans grand éclat. Ce New-Year Special est aussi celui du départ pour Ryan et Graham. Ryan décide de rester sur Terre pour s’occuper de sa planète. On lui souhaite du courage et bon vent ! Graham le suivra parcequ’il ne peut pas être séparé de son petit-fils. Tant mieux pour lui. Si vous n’avez pas ri lorsque ce bon vieux papy répète que ces voyages avec le Docteur les ont changé, le dernier outrage vous sera fait lors de la reproduction de la scène de la dispraxie de Ryan du pilote de Thirteen. Voilà notre treizième Docteur avec une seule compagne et enfin l’occasion pour le showrunner de se concentrer sur seulement deux personnages. Peut-être Yaz va t’elle gagner en épaisseur dans la saison suivante. Peut-être la caractérisation de Thirteen sera t’elle faite avec plus de soin. Mais nous savons d’ores et déjà qu’il y’aura un nouveau compagnon, Dan. Une chose est sûre, je ne vais plus gonfler mes notes pour laisser le bénéfice du doute à Chris Chibnall.

N : 4

IM : 3

The Writer’s Tale – The Final Chapter / Russell T.Davies & Benjamin Cook (BBC Books)

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Créateur des séries Queer & Folk et Bob & Rose, chevalier de l’Ordre de l’empire britannique et gay revendiqué, Russell T. Davies est avant tout l’homme qui a ressuscité Doctor Who en 2005 pour le faire devenir en peu de temps un phénomène qui dépasse les frontières du Royaume-Uni. Sans cet imposant gallois et son équipe, la flamme créative qui a incendié le département drama de la BBC dans la deuxième moitié des années 2000 se serait vite dissipée et nous ne parlerions probablement pas de Doctor Who en France. Et les « What if » pourraient être nombreux…

Réglons le TARDIS à février 2007. La série moderne a déjà acquis le statut qu’on lui connaît. La saison 3 avec Martha Jones n’est pas encore diffusée que Russell T.Davies se met déjà dans le bain de l’écriture de la 4 et du Christmas Special Voyage of the Damned. C’est le moment que choisit le rédacteur de Doctor Who Magazine Benjamin Cook pour lui proposer un échange de mails afin de mieux connaître le processus de création et les secrets de fabrication d’un épisode de Doctor Who. Tout ça pourrait servir à l’écriture d’un article destiné aux scénaristes en herbe. Le temps faisant, la correspondance se fait presque quotidienne et dura jusqu’à juin 2009, soit le tournage de la première scène de Matt Smith et la dernière de David Tennant. Les sujets et les questions de Benjamin arrivent au fil des discussions jusqu’à ce que la publication d’un ouvrage s’impose d’elle-même. « The writer’s tale » est né, dans la foulée son complément « The final chapter » lorsque les échanges débordent sur la conception des épisodes spéciaux diffusés en 2009. Près de 700 pages de matériel à vif et en temps réel, un voyage temporel au cœur de l’âge d’or de la série moderne. Tout l’intérêt de « The writer’s tale » est bien dans sa quasi absence de mise en forme. C’est un matériel brut écrit dans l’action sans le filtre d’une intervention éditoriale autre que l’incorporation de documents annexes (extraits de scripts, mails avec d’autres interlocuteurs) pour enrichir les échanges.

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Russell T.Davies et Benjamin Cook lors de la promo du premier Tome

Du bon conseil pour les wannabe scénaristes, « The writer’s tale » en regorge. Comment débuter une série ? Comment écrire des dialogues convaincants ?  Comment le scénariste doit écrire pour guider le réalisateur sans qu’il ne s’en rende compte ? Pourquoi en 2008, la saison 2 de Skins est un sommet et que Bryan  Elsley et sa team sont le futur. Qu’il faut  garder cohérente la substance d’un personnage pour le révéler au climax dans un comportement inattendu ou qu’il n’y a pas de bon scénariste qui n’ait imité le « meilleur » de ses prédécesseurs pour trouver sa voix. Mais ces échanges valent au final plus pour ce qu’ils révèlent de la personnalité du showrunner et de comment sa façon de travailler affecte ses scripts. Pour le procrastinateur masochiste qu’est Russell T. Davies, écrire n’est pas un plaisir. C’est l’aboutissement de journées entières à vivre Doctor Who, à remuer les idées dans sa tête, au cœur d’un champ des possibles ininterrompu (ce qu’il nomme « The big soup of maybe »). Cette gymnastique, l’aspect le plus stimulant du travail, affecte aussi la touche Davies, une écriture où tout se passe au présent, où certains éléments arrivent de nulle part sans être introduits et en chassent d’autres, mais toujours dans une grande énergie. C’est sans doute aussi pour cette construction en continu et sur le long terme que la télévision est devenu dans son terrain de jeu.

The writers’ tale révèle aussi la flexibilité de R.T Davies aux imprévus qui peuvent joncher une année de production. Ainsi la disponibilité de Catherine Tate/Donna Noble éclipsa Penny Carter, compagne pressentie de la saison 4, coincée à jamais dans les possibilités qui n’ont pas eu lieu. De façon plus triste, le décès brutal d’Howard Attfield (qui jouait le père Donna) précipita son remplacement par le grand-père Wilfred, alors que Bernard Cribbins n’était casté que sur l’épisode du Titanic. Ce personnage fut ensuite déterminant dans l’arc du dixième Docteur. Au cœur de la description de la vie quotidienne du showrunner, l’ouvrage est rempli de ces ajustements et se révèle être une mine d’infos et de possibles avortés : La venue de Kylie Minogue et la longue maturation de Voyage of the Damned, les caméos loupés de Dennis Hopper et JK Rowling, la possibilité d’un dernier special avec Helen Mirren, d’un cross over Dr Who/Star Trek, la confirmation que la mystérieuse femme du dernier épisode créditée « the woman » est la mère du Docteur. Et la naissance en direct de la fin de Ten, alors que les raisons de sa mort se constituent dans l’écriture d’un loooong mail et les dernières scènes sont retranscrites en une nuit de mars 2009, fortes de mois entiers à mijoter dans le cerveau génial du scénariste.

Les ré-écritures de R.T Davies étaient importantes sur les scripts des scénaristes crédités (à l’exception de Steven Moffat), bien qu’il était attaché à ne pas être crédité lui-même. Et puisque le sieur était aussi au centre du Whoniverse, les sacrifices sur les spin- off ne sont pas occultés de la correspondance : Les difficultés à écrire Torchwood, avant et après le départ de Chris Chibnall en fin de saison 2, comment Freema Agyeman s’est retrouvée dans Law&Order UK et échappa à une saison de Children of Earth (Torchwood saison 3) et  à Sarah Jane’s adventures. Mais le rôle central de Davies n’éclipsait pas le fait qu’il ne se considère, à raison, que comme un des artisans du succès de Doctor Who. La productrice Julie Gardner était son lieutenant, résolvant avec efficacité et optimisme les couacs de production, les questions financières, les retards de plannings et négociations avec la BBC (en  ligne directe avec Jane Tranter, alors « controller of fiction »), mais aussi la première destinataire des scripts. C’est elle qui eut l’idée du retour de Gallifrey pour la fin du dixième Docteur.  Phil Collinson à la production, Ed Thomas le chef décorateur, la productrice Tracie Simpson, David Tennant et bien d’autres apparaissent hors des plateaux comme une communauté soudée à laquelle se greffe volontiers Benjamin Cooke. Un des exemples les plus parlants de cette complicité est la façon dont l’annonce publique du départ de David Tennant est devenue l’opération Cobra.

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Entourant Billie Piper, Julie Gardner, Russell T. Davies et Phil Collinson : Les trois éminences grises  de 2005-2010.

Les allergiques à l’écriture de R.T Davies pourront se satisfaire de vivre en direct la passation des pouvoirs avec Steven Moffat. Comment le Moff’ s’est décidé à être showrunner de Dr Who en septembre 2007, soit en plein milieu de l’écriture de Silence in the Library/Forrest of the dead (#RiverSong). Ils pourront découvrir que la saison 4 était en cours de tournage alors qu’il commençait déjà à penser à la 5, avec une année de specials entres les deux. Les échanges entre Russell et Steven sur les modalités du passage de relai deux ans avant l’arrivée d’Eleven sont au programme, comme les hésitations de Tennant pour revenir avec Moffat, le double épisode des anges envoyé à Russell fin 2008, le cast de Matt Smith et la première scène d’Eleven, alors que Timothy Dalton faisait les essayages de costume de Rassillon non loin de là…

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Ces 700 pages révèlent enfin à quel point Doctor Who commençait à devenir une institution pour laquelle chaque décision avait des répercussions médiatiques dans les tabloids. Les difficultés à gérer les medias anglais et leurs annonces prématurées ou à camoufler les fuites sont souvent le déclencheur des migraines de l’équipe de production.  Mais ce succès sans précédent pour une série TV conduisit Russell à devenir chevalier de l’ordre de l’empire britannique et à serrer la pince du Prince Charles. Et dans tout cela, que devient Benjamin Cook, ce jeune correspondant des deux années de folie Whovienne sans qui tout serait resté dans les coulisses ? Le « Ben invisible » a pu influer directement sur des éléments de la série que je vous laisserai découvrir. Pour peu que vous soyez anglophone (malheureusement, il n’y a pas d’édition française), il serait dommage de passer à côté du voyage. Drôle, incisif et sincère, « The Writer’s Tale » se savoure jusqu’à la dernière review de Rose offerte par son créateur juste avant de décoller pour L.A et de laisser les clés de la maison à Steven Moffat. Mais c’est une autre histoire, et une autre décennie.

38 /12- 09 & 10 Ascension of the Cybermen & The Timeless Children (L’Ascension des Cybermen & L’Enfant intemporel)

38 /12- 09 & 10 Ascension of the Cybermen & The Timeless Children

De Chris Chibnall

Réalisation : Jamie Magnus Stone

Le Docteur et sa fam’ suivent les informations de Percy Shelley pour retrouver le Cyberman solitaire qui détient désormais le Cyberium, qui peut faire revivre la grandeur des Cybermen. Les quatre se retrouvent dans un cyberfutur post-apocalyptique au sein duquel les humains ont presque tous été décimés par les Cyberwars( !). Il s’agit du futur dans lequel les résistants avaient envoyé le Cyberium dans l’espace et le temps. Le Cyberman solitaire a un plan pour que plus rien ne subsiste (spoiler : il a la particule de la mort qui peut détruire toute vie organique et créer des cybermen 100% cyber !), mais une poignée de survivants font face. Au terme d’une aventure tellement inutile qu’on peut faire l’économie de la raconter, Thirteen, Ryan et quelques survivants parviennent à une frontière qui peut les mettre à l’abri pour découvrir que derrière cette frontière il y’a Gallifrey. C’est le Maître qui a l’a créée pour que les Cybermen investissent sa planète, qu’il a détruite au préalable. Coincés à l’extérieur, les amis doivent affronter le gang du cyberman solitaire tandis que le Maître traîne Thirteen dans la Citadelle de Gallifrey. Il l’envoie de force dans la Matrice, centre de toutes les connaissances des seigneurs du Temps. Là-bas nous découvrons l’existence de Tecteun, exploratrice parmi les premiers habitants de Gallifrey, les Shoboggans (ne pas confondre avec les Toboggans), qui trouve une enfant ayant la capacité de se regénérer. Elle l’étudie et s’approprie son pouvoir, puis transmet son code génétique à son peuple qui devient celui qu’on connait, une élite éclairée dotée de 12 régénérations (un décret…) et de la science du voyage dans le temps et l’espace qui se rebaptise avec beaucoup de modestie les seigneurs du Temps. Et devinez qui est cet enfant éternel fondateur de Gallifrey ? C’est le Docteur.

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Mais qu’est ce que tu me racontes là ?!?

On peut donc comprendre que le Maître l’ait mauvaise, de n’être qu’un des rejetons de celui qui l’a accompagné à l’Académie. C’est pour ça qu’il a buté à lui tout seul le peuple le plus puissant de l’univers. Mais tout n’est pas fini. Nous apprenons que les Seigneurs du Temps se sont servis du Docteur pendant plusieurs vies pour une mystérieuse opération nommée la Division et que les images que nous avons vues dans les flashbacks vus dans le premier épisode ne concernaient pas le cyberman solitaire, mais le Docteur. Pendant ce temps, l’enveloppe du Maître se fait pénétrer par le Cyberium et il miniaturise le cyberman solitaire, qui n’était pas si dangereux que ça. Puis il dévoile ses plans : Imiter cette chère Tecteun en piquant l’armure des Cybermen pour updater les Seigneurs du Temps. Il a donc créé des cyberlords : des cybermen capables de se régénérer, rejetons du Docteur et du Maître. Perturbée par ces révélations (on le serait à moins), Thirteen convoque Ruth, qui semble être une de ses anciennes incarnations, ce que nous ne saurons pas encore pour sûr. Mais la Docteur semble re-stimulée et décide de combattre une nouvelle fois la Matrice de Gallifrey. Elle retraverse ces précédentes incarnations, recréant par la même un lien avec les ères précédentes puis cette mémoire explose la matrice.  Rejointe par sa fam’, elle se souvient que le cyberman solitaire a dit qu’il détenait la fin de tout, cette fameuse particule de mort, et même si le Maître l’a miniaturisé, cette particule existe encore. Elle va utiliser cette dernière particule sur Gallifrey. Finalement elle se dégonfle et c’est le vieux résistant qui accompagnait ses potes qui fait le sale boulot. BOUM Gallifrey. Alors que la fam’ est de retour en 2020 avec les résistants survivants, Thirteen rejoint son TARDIS. Mais voilà qu’il est investi par des Judoons qui la téléportent aussitôt en détention dans une mystérieuse tour carcérale.

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-Voilà, maintenant on peut parler de moi Ashad, mais on en a plus rien à foutre, un peu comme des trois compagnons du Docteur

La saison nous promettait une grande révélation et nous voilà servis. Chris Chibnall révèle une partie des origines du Docteur et il en fait bien plus qu’un simple Seigneur du Temps. Cette ambition avait été déjà entretenue sur les deux dernières saisons des classiques par Andrew Cartmel, Ben Aaronovitch et Marc Platt, alors têtes pensantes d’une des meilleures époques du show. Ligne conductrice officieuse de cette période, le « Cartmel Masterplan » (nommé ainsi par les fans) déposait des indices sur le fait que le Docteur était plus qu’un simple Seigneur du Temps, mais la résolution n’eut jamais lieu pour cause d’annulation de la série. C’est à une autre période de menace pour Doctor Who –les audiences sont en chute libre sur cette saison– que Chris Chibnall saute le pas. La bonne nouvelle est que cet épisode ne remet pas en cause l’histoire de Doctor Who comme on pouvait le craindre. Elle s’inscrit juste dans une autre histoire plus complexe et offrent à Thirteen un paquet de mystères et d’horizons. Les meilleurs sont la nature des images du passé montrés dans le premier épisode et l’apparition à venir de Docteurs ayant précédé William Hartnell (Le scénariste de The Brain of Morbius était un visionnaire). On peut espérer que Thirteen ressorte galvanisée de ce dernier épisode, comme a pu l’être un Eleven tout fou à la révélation de l’identité de Melody Pond. La moins bonne nouvelle est que ce soit un des showrunners les moins soucieux de la continuité et de l’Histoire de la série qui ait franchi le pas. Ce retcon nécessitera de nombreux colmatages pour que bien des choses installées finement par Steven Moffat et ses prédécesseurs aient encore un sens. Le fait que les origines de cette incarnation du Maître n’aient pas été mentionnées après la fin de Missy ou qu’il ait pu éradiquer seul un peuple qui résisté à une guerre infinie avec les Daleks – pour se faire rétamer en une seconde – ne signifie pas du tout que Chris Chibnall n’en a rien à foutre de ce que les autres ont fait avant lui. On ne se retrouvera donc sans doute pas avec un élu, une sorte d’entité divine sans géniteur, puisque ce serait renier les principes rationalistes de Doctor Who.

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Les CyberLords font un YMCA

Révélations mises à part, ce double épisode est inégal. Ascension of the Cybermen est une catastrophe, sans doute un des pires scénarios de la série. Trente ans après T2, on nous ressort une guerre des humains contre les machines sans valeur ajoutée, avec des décors dignes des post apo des 80’s. Le tout dans un manque de dynamisme et un premier degré très gênant. La famille de Thirteen n’a jamais été aussi inexistante, au point qu’il est nécessaire de gonfler leurs dialogues pour leur inventer une évolution qui n’a jamais eu lieu. Lorsque Graham dit à Yaz qu’elle est exceptionnelle, on y croit peu, et lorsque cette dernière s’exclame que Graham a bien changé depuis leurs débuts avec Thirteen, on a envie de dire LOL. Ces trois n’auront servi qu’à peu de choses ces deux dernières années et leurs scènes auraient très bien pu être coupées pour laisser Thirteen seule face au Maître. The Timeless Children est bien meilleur puisque gonflé par ses révélations, et particulièrement par plan du Maître qui en fait une sorte de Davros frappadingue. La façon dont ce plan est déroulé et comment il fait écho à la relation du Maître et du Docteur achève de rendre cet épisode plutôt sympathique. Mais il est d’autant plus frustrant qu’une idée pareille et aussi forte d’implications soit aussi vite expédiée. Un bon cliffhanger avec une grosse menace sur la prochaine saison aurait été logique. Sascha Dawan (le Maître), Jo Martin (Ruth/Le Docteur du passé) et Patrick O’Kane (le cyberman solitaire) sortent clairement du lot alors qu’ils ne font que passer. Switchant en mode Capaldi quand ça lui chante, Thirteen n’a plus de personnalité définie et on ne perdrait pas grand-chose à voir Jo Martin reprendre le rôle. Un épisode de révélations de cette trempe sous Davies ou Moffat aurait pu faire des étincelles. Ici nous avons un bon divertissement et des promesses, à l’image d’une saison qui ressemble plus à du Doctor Who que la précédente, mais aussi pas mal de craintes d’un arrêt de la série après une dernière fournée à détruire tout son héritage. La balle est dans ton camp Chris !

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Alors comme ça on maltraite les enfants #balancetascientifique

N : 7

IM : 9

38 / 12- 08 The Haunting of Villa Diodati (Apparitions à la villa Diodati)

38 / 12- 08 The Haunting of Villa Diodati

De Maxine Alderton

Réalisation : Emma Sullivan

En juin 1816, Mary Shelley, son futur mari le poète Percey Bysshe Shelley, sa demi-sœur Claire Clairmont (mère d’un des enfants de Lord Byron) et l’écrivain John Polidori se réunissaient souvent à la villa Diodati qui était louée par Lord Byron. L’inspiration de Mary Shelley pour écrire « Frankenstein, ou le Prométhée Moderne » (et de Polidori pour écrire « The Vampyre ») serait venue une nuit de tempête, alors qu’ils jouaient à inventer des histoires d’horreur. Etonnant que Doctor Who n’ait pas déjà pointé son grain de sel dans cette soirée, tant elle a influencé la littérature fantastico-horrifique et tant il était séduisant de passer la nuit avec la fine fleur de la littérature anglaise de la première moitié du XIXe. C’est maintenant chose faite avec cette histoire de fantôme qui voit l’irruption de Thirteen et de ses trois potes au milieu de cette fameuse nuit. Percy Shelley ne tarde pas à disparaître et les pièces de la maison commencent à changer, comme une étrange apparition décime le personnel de la maison. Les occupants pensent à un fantôme, mais l’intrus n’est autre qu’un Cyberman partiellement transformé et qui achevait un voyage temporel. Le Cyberman a été envoyé ici pour récupérer le Cyberium, un metal liquide contenant la connaissance collective des Cybermen. Et comme tout le monde le sait, la data c’est le pouvoir ! Mais toute cette information coule maintenant dans les veines de Percy, qui a malencontreusement trouvé le Cyberium quelques jours plus tôt. Le problème est plus qu’épineux car notre demi-cyberman est celui contre qui le Capitaine Jack avait mis en garde les trois pieds nickelés. Thirteen risque donc une guerre si elle lui donne ce qu’il veut, mais c’est aussi la seule solution pour sauver le poète, qui a contribué à beaucoup de choses pour les générations à venir.

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Meilleure utilisation des trois amis 🙂

The Haunting of Villa Diodati a donc un postulat de départ quatre étoiles et démarre avec un pré-générique plutôt fun, mais la tâche de la scénariste Emma Alderton n’est pas aisée. Cette fausse histoire de Hantise n’est guère une première dans Doctor Who. Eleven avec Hide et Twelve avec Knock Knock avaient déjà tâté de la maison hantée. On se souvient également du Ghostlight de la dernière année des classiques. Si Knock Knock devait plus à son casting qu’à son histoire, Hide et Ghostlight étaient brillants et originaux de bout en bout. Cet épisode a une intrigue très classique qui reprend l’explication connue du fantôme/voyageur temporel. Aussi c’est avec un certain ennui qu’on suit la première partie, qui n’a d’intérêt que de faire revivre la nuit légendaire qui vit la naissance de Frankeinstein et d’introduire un sentiment Davisien plutôt bien venu : On a envie de savoir quel événement va inspirer Mary Shelley, comme ce fut le cas lors des visites à Shakespeare ou à Charles Dickens. Il s’agit bien évidemment de ce cyberman solitaire, qui rend l’épisode nettement plus intéressant à son apparition, puisque charismatique, inquiétant et plus loquace que les updatés qu’on connaît. Nous n’en apprendrons que peu à son sujet, si ce n’est qu’il fut père et que visiblement pour cette raison, il a épargné William, le fils des Shelley. Dans ce voyageur hybride, il y’a déjà suffisamment d’éléments pour exciter l’imagination de notre romancière.

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Le cyberman solitaire ne broie pas les enfants *déception*

Thirteen décidera finalement de libérer l’artefact pour guérir Percy Shelley car « Tu sauves le poète, tu sauves le monde (et tant pis pour la cheerleader) ». Et de ce point de vue, il n’y a rien à lui reprocher car le Docteur a toujours cherché à éviter d’avoir à tuer un homme pour en sauver des centaines, quitte à réparer les dégâts dans les épisodes suivants– nous ne parlons pas du War Doctor qui était confronté à des choix plus difficiles. La fin de l’épisode lance donc la quête pour empêcher la prophétie du Capitaine Jack de se réaliser. Nous avons dans la balance des millions d’êtres humains menacés par une armée de cybermen (du déjà vu, mais pourquoi pas ?), un mystérieux Docteur et la chute de Gallifrey, du gros monde pour épicer cette fin de saison qui promet d’être un plus intéressante que celle de la saison dernière.

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Une jeunesse dorée qui va péter la baraque pour les deux siècles à venir

N : 7

IM : 6

38 / 12- 07 Can you hear me ? (Vous m’entendez ?)

38 / 12- 07 Can you hear me ?

De Charlene James & Chris Chibnall

Réalisation : Emma Sullivan

Après avoir déposé ses amis à Sheffield, le Docteur répond à un appel d’urgence en provenance d’Alep, en 1380. Elle sauve la jeune Tahira, patiente d’un hôpital psychiatrique, de la monstrueuse créature qui a kidnappé son amie. Pendant ce temps, les trois ont rejoint leurs familles et amis respectifs, mais ils se trouvent bientôt en contact avec des événements étranges. Durant une partie de cartes, Graham est appelé par un mystérieuse femme emprisonnée. En visite chez son ami Tibo qui vit reclu chez lui, Ryan assiste au kidnapping de celui-ci par un homme en habits noirs qui peut détacher ses doigts. Le même homme apparaît dans un rêve de Yaz venu tout droit de son passé. Thirteen décide de connecter ces éléments épars via le TARDIS et conduit Tahira et ses amis dans l’espace. Là-bas, ils découvrent que tout était un plan de l’homme en noir pour conduire la Docteure à libérer la femme prisonnière. Les deux sont en fait des immortels qui se sont nourris des peurs et des maladies des habitants de deux planètes, avant de subir leur châtiment. Maintenant réunis, ils décident d’aller sur Terre pour nous faire subir les mêmes tortures mentales.

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Deux Alepiennes du XIVe pour le volet historique

Can you hear me ? est un épisode sur les peurs, la maladie mentale et la dépression (déjà on part très mal, ça n’est pas la même chose), du moins c’est comme ça qu’il est promu. En l’état, il s’agit plutôt d’un scénario destiné à donner un peu plus de substance aux amis de Thirteen. L’intrigue démarre un peu comme celle du Dream Master qui avait emprisonné Eleven, Amy et Rory dans la saison 6, et la citation de Zellin sur le Celestial Toymaker laisse à penser que les scénaristes ont voulu créer un nouveau personnage de manipulateur emblématique. Mais c’est une fausse piste. Nous nous retrouvons en moins de deux avec des dieux. Hé oui ! Des dieux dans une série de SF. Et le Docteur corrige à peine cette appellation en parlant d’immortels. Mais nous n’aurons pas d’explications whovienne à leur venue ni sur leur provenance. De ce fait, nous nageons autant dans la superstition que lors de la fin de la saison dernière. Mais au final, ces deux invincibles seront vite emprisonnés et nous pourrons passer aux choses sérieuses : L’exploration des angoisses de Yaz, de Graham et de l’ami de Ryan. Ce scénario particulièrement mal écrit se partage donc en trois actes qui auraient pu chacun être un épisode à part entière. A partir de là, comment peut-on traiter sérieusement un seul de ces axes ? L’intrigue des Dieux est celle qui pâtit le plus du fourre-tout car elle est visiblement la moins intéressante pour Chris Chibnall et Charlene James, plus soucieux d’aboutir aux dernières minutes de l’épisode.

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Un deus ex machina pour le côté SF

C’est dans ces dernières minutes que nous pouvons enfin comprendre que Yaz est passée par une période de dépression où elle a voulu tout plaquer et qu’elle a été aidée par une femme bienveillante. Ses scènes permettent enfin d’humaniser un personnage qui a été dépourvu d’histoire sur plus d’une saison. Nous comprendrons aussi que Graham est toujours poursuivi par sa peur du cancer, angoisse pour laquelle Thirteen ne peut rien puisqu’elle s’est décidée cette semaine à jouer l’asociale. Les deux compagnons gagnent certes en profondeur dans ces scènes, mais elles paraissent tellement déconnectées du reste de l’intrigue qu’il est évident que les scénaristes auraient pu se passer de tous les éléments SF de l’épisode. Le problème est que nous sommes dans Doctor Who, et que si le showrunner considère la SF comme quelque chose d’annexe aux intrigues, c’est un gros problème.

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Maintenant que c’est fait, je peux enfin shooter mon drama !

La dépression avait déjà été traitée par la série dans un de ses meilleurs épisodes, Vincent and the Doctor, qui dégageait empathie et bienveillance envers le malade, un certain Vincent Van Gogh. Ici, la démultiplication des cas (celui de Tahira est juste inutile) empêche de vraiment aborder la spécificité de chacune des angoisses présentée. Et pire, elle nous fait tomber dans une approche terre à terre et généralisante qui veut que toute pensée noire est juste un mauvais cap. Une approche qui conviendrait à pas mal de teen dramas, mais à des années lumières de la profondeur, de l’humour et du ton merveilleusement poétique de Doctor Who, qui était à une époque pas si lointaine un des plus beaux remèdes à la dépression.

N : 4

IM : 4

38 / 12- 06 Praxeus

38 / 12- 06 Praxeus

De Pete McTighe & Chris Chibnall

Réalisation : Jamie Magnus Stone

Pour rentabiliser le budget vacances, le scénariste de Kerblam! et Chris Chibnall ont décidé une nouvelle fois de dispatcher Thirteen et ses pieds nickelés aux quatre coins de la planète. Nous les retrouvons donc au Pérou, à Hong-Kong et à Madagascar. Différents lieux de notre plannète qui ressemblent à des vide-ordures et où des oiseaux ont été infectés par un virus mortel d’origine extraterrestre, le Praxeus. Un ancien flic à la recherche de son mari, astronaute infecté par le virus et une blogueuse qui a perdu …sa co-blogueuse les aideront à résoudre le mystère pour sauver la planète Terre de la pandémie. Ils découvriront que le virus s’attaque au plastique et que la Terre et les êtres vivants qui l’habitent sont un terrain propice à sa propagation. Ils découvriront également que l’un d’entre eux est un alien scientifique dont la planète a été contaminée par Praxeus et qui a propagé le virus pour utiliser la Terre comme laboratoire pour créer un antidot.

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Le TARDIS dans une version plastique des Oiseaux d’Hitchcock

Après l’amuse-bouche avec les judoons, Praxeus fait figure de retour en arrière, même s’il n’est pas dénué de qualités. Thirteen et ses aventuriers écolos ont donc décidé de nous enseigner pourquoi le plastique et utiliser la Terre comme une décharge c’est mal et accessoirement de bien faire flipper les gamins pour qu’ils ne reproduisent pas les erreurs de leurs darons. On peut néanmoins se réjouir d’un scénario plus présent que pour le dernier épisode écrit par Greta Thunberg . McTighe et Chibnall- qui a visiblement décidé de chapeauter tous ses scénaristes- parviennent à trouver un équilibre entre l’histoire et sa revendication politique en dépit de quelques scènes inévitables où on nous fait la leçon. Les images de ces paradis saccagés par les déchets plastique parlent pourtant d’elles-mêmes. Les personnages sont également mieux écrits. Le couple formé par l’ex-flic incarné par Warren Brown (ex comparse de Luther et nouveau baroudeur de la série Strike Back) et son mari astronaute (Matthew MacNulty) apportent à l’épisode les seules notes d’humanité et d’émotion permettant de contraster avec la noirceur ambiante.

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La maladie rapprochera t’elle nos tourtereaux?

Des scènes de Praxeus ont été tournées en même temps que Spyfall pour des raisons évidentes d’économie de budget. A ce niveau, on peut faire état des mêmes scories en terme de gestion de l’espace et des allers et retours entre les personnages. En comptant les compagnons et les seconds rôles, il est également très difficile de donner suffisamment de temps à un personnage pour se révéler, et c’est généralement les seconds rôles qui emportent le morceau, puisque capables d’évoluer en peu de temps alors que les amis demeurent spectateurs et monolithiques. Yaz aura par exemple quelques bons moments sur cet épisode, mais pas assez pour attirer le projecteur sur elle. La note d’intention woke du showrunning de Chris Chibnall est comprise depuis longtemps, mais on se demande encore pourquoi Thirteen et ses collègues perdent leur temps à aider l’humanité du XXIème siècle alors qu’il y’a autant d’époques à explorer et d’histoires à écrire, et surtout – comme l’a très bien montré l’ère du troisième Docteur – qu’un discours politique est plus aisément assimilable dans un contexte de SF. Quand on écrit sur Doctor Who, autant en profiter.

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FUCK YOU PLASTIC !

N : 6

IM : 4