3-03 The Myth Makers

3-03 The Myth Makers
De Donald Cotton (4 épisodes)

Réalisation : Michael Leeston-Smith

Le Docteur et ses compagnons atterrissent au beau milieu du combat entre Hector et Achille qui décidera de l’issue de la Guerre de Troie. Vainqueur, Achille est persuadé que le Docteur est le dieu Zeus venu lui fournir son aide. Ulysse n’est guère de cet avis, mais le Docteur décide de jouer de cette aura divine que lui procure son vaisseau. Ulysse conduit le vieil Homme au camp des Achéens où il rencontre Ménélas et Agamemnon et parvient à plaider sa cause…pour le moment. Parti à la recherche du Docteur, Steven Taylor se retrouve pris à son tour. Le TARDIS a été de son côté traîné par les Troyens jusqu’au palais de Priam. Le roi Troyen et ses enfants découvrent avec stupeur la jeune Vicki sortir du vaisseau…

ImageUlysse s’en paie une bonne tranche sur quatre épisodes, mais bientôt il rira moins!

Un épisode du passé qui se retrouve forcément réduit à une grosse pièce de théâtre mettant en scène les quelques acteurs principaux de la Guerre de Troie. On vogue d’un camp à l’autre avec de longs dialogues, pas forcément inintéressants mais plus difficilement tenables sur un épisode reconstitué. The Myth Makers est pourtant un des meilleurs épisodes historiques, car il utilise très bien les superstitions des deux camps (Dieux, oracles…) pour retraduire le point de vue sur l’arrivée du Docteur et de ses compagnons. Les acteurs sont plutôt investis, même parfois un peu trop, notamment Ivor Salter qui rend un Ulysse cabotin et belliciste. La rencontre entre le chef de guerre d’Itaque et le Docteur est d’ailleurs plutôt savoureuse.

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Le prince charmant. La porte de sortie des jeunes compagnes du Docteur.

L’épisode présente également une vue exhaustive sur les événements et une bonne mise en perspective. Nous aurons donc droit au Cheval de Troie (auquel, une fois de plus, le Docteur ne serait pas étranger) et à une petite surprise sur la fin. Tombé amoureuse de Troilus, un des fils de Priam, Vicki s’avise de le sauver du massacre de Troie et choisit de ne pas suivre le Docteur dans le TARDIS. Elle et Troilus rejoindront Enée, le cousin de ce dernier afin de pourquoi pas…fonder une nouvelle Troie (dans laquelle Vicki rencontrera plus tard Néron !). Un départ bien prématuré pour une sympathique compagne, plutôt dommage car le trio Vicki/Steven/Docteur bénéficiait d’une excellente dynamique. Pour l’heure, Le Docteur et un Steven blessé par l’attaque des Achéens embarquent dans le TARDIS Katharina, une des servantes Troyennes du palais de Priam, pour se diriger vers la menace Dalek.

 

Goodbye Vicki  😦

N : 7

IM :  5

Tout ce qui reste de cet arc sont les bandes sonores ainsi que des bandes 8 mm montrant quelques secondes des parties 1, 2 et 4 filmées par des amateurs devant leurs téléviseurs lors de la diffusion des épisodes. Même les telesnaps des épisodes et les photos de tournage sont relativement rares.

3-02 Mission to the unknown (The Dalek cutaway)

3-02 Mission to the unknown (The Dalek cutaway)
De Terry Nation (1 épisode)

Réalisation : Derek Martinus

Trois hommes atterrissent sur une lointaine planète. L’un d’entre eux est piqué par une épine et pris d’une folie meurtrière. Il est abattu par un de ses confères qui avoue au troisième larron qu’il est un agent secret avec un permis de tuer (!) et qu’ils ont été envoyé sur cette planète car elle semble être l’avant-poste des Daleks, très influents dans différentes galaxies et bien décidés à conclure une terrible alliance pour mettre à feu et à sang notre système solaire. La présence des Vargas, plantes qui ont rendu fou leur collègue et qui ne poussent que sur Skaro, semblent confirmer les dires de notre double zéro de l’espace.

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Les z’héros de l’épisode (l’un des deux en est un double).

Mission to the unknown est un épisode très spécial car il s’agit du seul épisode de Dr Who où Le Docteur ou ses compagnons n’apparaissent pas. Il fut construit comme une forme de teaser de The Dalek master plan, le quatrième arc de la saison, et il tient plutôt bien cette mission en présentant une sorte d’alliance guerrière entre les affreux de Skaro et les chefs des galaxies lointaines (les forces de l’Axe ?). On peut donc s’attendre à de la surenchère plusieurs centaines d’années après l’échec de leur invasion de la Terre et seulement trois arc depuis leur dernière apparition. L’incroyable popularité dont jouissaient les Daleks déjà à l’époque semblait être une bonne garantie de Terry Nation pour figurer encore longtemps au générique.

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« On va être les maîtres de l’univers hahahahahaha!!!! »

Outre le freak show stupéfiant proposé par la réunion au sommet (avec entre autres un lointain cousin du Toxic Avenger), l’épisode offre de belles transformations d’humains en plantes à mousse géantes (en phase 2, après l’envie de tuer). Le coté épisode unique dissipe les longueurs d’un arc qui ne contient aucun personnage récurrent, et se trouve être entièrement reconstitué. Pour l’anecdote, il ne fut pas diffusé à l’étranger puisque jugé trop violent (mouais) et il s’agit du dernier épisode auquel a participé la productrice historique du show, Verity Lambert.

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Verity Lambert au milieu des créatures des galaxies lointaines

N : 3

IM :  5

Saison 3 (1965-1966) / 3-01 Galaxy 4

3-01 Galaxy 4

De William Emms (4 épisodes)

Réalisation : Derek Martinus & Mervyn Pinfield

A peine débarqués sur une nouvelle planète, le Docteur, Vicki et Steven se retrouvent accueillis par les Chumblies, des robots aux intentions peu claires. Sauvés de leurs griffes par les Dravhins, un peuple évolué constitué principalement de femmes, ils sont avertis du danger constitué par les Rills, les maîtres des Chumblies. Depuis que leur vaisseau abattu à échoué sur la planète, les Drahvins tentent de s’emparer du vaisseau Rills avant que la planète n’explose. Il ne leur reste plus que deux jours pour ce faire. Mais le Docteur et ses compagnons découvriront vite que les bad guys ne sont pas ceux qu’on croit.

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Les Dravhins, ou l’échec de l’intelligence

Un arc reconstitué pour débuter cette saison 3, certes peu original (deux peuples en conflit sur une planète étrangère) mais pas désagréable à suivre. La dynamique entre Le Docteur, Vicki et Steven est bonne et le show ressort allégé de l’abandon d’un compagnon, d’autant plus que les trois héros sont tous actifs et entreprenants. L’arc bénéficie en outre d’un bon rythme et d’une bonne gestion du suspens (entre autres, sur la partie avec Steven dans le sas), baladant le spectateur d’un camp à l’autre et conservant habilement le doute sur la nature du peuple Rills.

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Chumblie n’est pas son vrai nom. Et on ne saura jamais pourquoi il fut baptisé ainsi.

Galaxy 4 traite du soucis des apparences, de l’orgueil et des préjugés d’une civilisation proche des sociétés humaines, mais très régressive. On découvre vite que ce ne sont pas les Rills, mais les Drahvins qui refusent le dialogue et sont prisonniers de leurs visées guerrières. Leur chef se pense très intelligente du seule fait qu’elle peut penser, mais est assez conne pour ne pas sortir combattre et garder avec elle la seule arme qui pourrait détruire les robots « ennemis ». Elle soutient également que les Rills ne les aideront pas à quitter la planète, basant au final sa crainte sur l’apparence de l’autre peuple, alors que les maîtres des robots ont atteint un stade d’évolution qui les garde de toute passion destructrice. Le Docteur et ses compagnons finiront par aider les Rills et les Dravhins périront dans l’explosion de la planète, ne pouvant s’en prendre qu’à eux-même !

Une petite intervention de Peter Purves, aka Steven Taylor, pour présenter la suite des joyeusetés :

 

N  : 6/10

IM : 2/10

Exceptées 6 minutes de la première partie, « Four Hundred Dawns », Galaxy 4 fut longtemps considéré comme totalement manquant. Le 11 décembre 2011, la troisième partie « Air Lock » fut découverte parmi des bobines achetées à un collectionneur.

 

2-09 The time meddler

2-09 The time meddler
De Dennis Spooner (4 épisodes)

Réalisation : Douglas Camfield

C’était couru d’avance. Steven Taylor avait bien fui la planète Mechanus en trouvant refuge dans le TARDIS. A peine remis de leur séparation de Ian et Barbara, Vicki et le Docteur débusquent le passager clandestin. Bien lavé et rasé, l’astronaute terrien captif des Mécanoïdes peut se remettre de ses émotions et questionner la qualité de vaisseau temporel du TARDIS. Pas pour longtemps, car tous ont atterri en 1066 dans le Northumberland, alors qu’une bataille historique entre vikings et Saxons menace de faire rage. Tandis que ses compagnons parviennent à survivre aux Saxons, le Docteur est kidnappé par un étrange moine.

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Retour aux commandes de Dennis Spooner pour clore cette saison 2, comme il l’avait fait pour la 1. On peut néanmoins regretter que le ton comique des Romains n’ait pas fait fureur. Nous revenons à quelque chose de plus sérieux, dans le style de son épisode sur la Terreur. Toute proportions gardées car ces quatre épisodes se suivent avec nettement plus de plaisir, évitant de sombrer dans les répétitions de la première saison. Steven Taylor se montre astucieux et laisse entrevoir un goût marqué pour l’aventure. Il y’a une belle alchimie / complémentarité entre le nouveau et Vicki, toujours autant attachée au Docteur et au TARDIS. Fait inédit dans le relaunch : Le Docteur se retrouve avec deux compagnons du futur qui auront moins l’air de tomber des nues lors des voyages et qui n’ont guère d’attache à leur époque.

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Vicki et Steven. Deux compagnons du futur déjà complices.

Pour l’heure, l’intérêt se porte sur le fameux moine, qui n’est rien d’autre qu’un congénère du Docteur qui a emprunté un TARDIS de modèle 4 (!) plusieurs dizaines d’années après la fuite du Docteur. Mais celui-ci voyage pour modifier l’Histoire (donner des outils à De Vinci, aider à construire Stonehenge…) et il compte bien faire son gros coup en coinçant les Vikings aux côtes de Northumberland, empêchant ainsi les armées du roi Harold d’être dépassés au sud et de perdre la bataille de Hastings contre Guillaume Le Conquérant. Vaste programme de cet ancêtre du Maître, qui sera heureusement déjoué à temps, tandis que celui-ci sera assigné à résidence à cette époque charnière de l’Histoire anglaise. Pendant ce temps, nos voyageurs temporels voguent vers une belle saison 3 !

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Le time meddler, one shot ou première incarnation du Maître?

Note de l’épisode (N)  : 6/10

Note d’intérêt dans la mythologie de la série (IM) : 7/10

 

A suivre…

2-08 The Chase

2-08 The Chase
De Terry Nation (6 épisodes)

Réalisation : Richard Martin

De vrais stars ces Daleks. A tel point qu’ils rempilent pour une seconde fois dans cette saison, toujours sous la plume de Terry Nation, leur créateur. L’intérêt de cet arc est qu’il suit nos amis devenus les proies des Daleks, le Dalek suprême ayant ordonné leur exécution après qu’ils aient bien ridiculisés les siens à deux reprises. Au programme une poursuite des quatre compagnons à travers différents mondes, ce qui évite de se retrouver avec un long arc de six épisodes contant une histoire d’invasion / révolution sur une planète lointaine (on l’a échappé belle avec les deux premiers épisodes opposants les Aridiens et leurs bébête à tentacules). Mais c’est au final dans l’excès inverse que s’engouffre Terry Nation.

ImageLe grand bazar ne fait que commencer

L’arc Keys of Marinus de la première saison avait bien su jongler entre différents mondes, chaque lieu bien identifié de la planète représentant un épisode. Ici, la poursuite effrénée pour échapper aux Daleks ne permet pas de se poser, forçant à multiplier les idées, donnant ainsi du bon peu développé comme du pire. On se retrouve au sommet de l’Empire State Building en 1966 pour un intermède comique sympathique, puis sur le navire le Mary Céleste en 1872 (mystère de la disparition de l’équipage résolu !), dans un château gothique rassemblant Dracula/le monstre de Frankenstein/des fantômes (qu’on se rassure, rien de ça n’est vrai) et enfin la planète MECHANUS (!) avec sa jungle de champignons géants et ses Mécanoïdes. Un gloubiboulga qui paraît aussi bordélique à l’écran que sur le papier et qui n’inspire qu’une grande question : les Daleks n’auraient-ils mieux pas fait d’anticiper la venue de leur proie à une époque précise plutôt qu’à les poursuivre dans chaque époque ?

ImageDaleks contre Mechanoids, l’apocalypse robot selon dr who

The Chase contient néanmoins de bonnes idées comme un androïde du Docteur crée par les Dalek pour infiltrer l’équipe. Il y’a également une belle utilisation scénaristique de l’incapacité du TARDIS à pouvoir voyager sur sa propre timeline, qui fait rebondir le scénario sur les possibilités du vaisseau temporel Dalek. Nous découvrons enfin que la machine récupérée dans le Musée de l’épisode précédent par le Docteur permet de regarder à la télé les événements du passé. Ian et Barbara se plaisent à triper différents événements historiques avant de s’arrêter sur un concert des Beatles de 1965. Vision prémonitoire ? L’arc se conclut sur Ian et Barbara qui souhaitent utiliser le vaisseau temporel Dalek pour rentrer dans leur époque. Le Docteur est furieux, mais il finit par se laisser convaincre par Vicki de laisser partir ses deux compagnons historiques, non sans une pointe de nostalgie.

So long,  premiers compagnons du Docteur.

Note de l’épisode (N)  : 5/10

Note d’intérêt dans la mythologie de la série (IM) : 9/10

2-07 The Space Museum

2-07 The Space Museum
De Glyn Jones (4 épisodes)

Réalisation : Mervyn Pinfield

Le comble pour un voyageur temporel, c’est un peu de se retrouver embaumé dans un Musée. Ce qui pend au nez de nos héros dans cet arc ingénieux. D’étranges phénomènes se produisent dès leur arrivée au sein d’un musée géant sur la planète Xéros. Ils ne tardent pas à découvrir que le TARDIS les a envoyé dans une dimension temporelle dématérialisée alors que chacun d’entre eux se trouve sous verre, aux cotés d’un dalek et d’autres pièces du musée. Lorsqu’ils se matérialisent et que leurs double statufiés disparaissent, ils comprennent que leur futur comme pièce de musée est désormais entre leurs mains, ou peut-être pas.

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Etre enfermé dans un musée : Une certaine idée de la loose pour le voyageur temporel.

Sympathique arc que voici, qui rappelle un peu le postulat de Départ du Dalek de Russell T. Davies, avec ce musée qui récupère toutes sortes de breloque, y compris une carapace de Dalek ! On pense aussi à l’épisode de la quatrième dimension qui se terminait sur l’exposition d’humains comme pièces de musée et on se dit que l’image des quatre voyageurs se regardant eux-mêmes exposés, a dû être encore bien plus évocatrice en 1965, année de diffusion de l’épisode. Mais ce qui ressort de ce the Space Museum est l’inauguration, en quelque sorte, du wibly woobly timey winey dans l’univers de Doctor Who. C’est le moment où on s’est rendus compte que le voyage dans le temps amenait certaines questions qui pourraient s’avérer passionnantes dans le cadre des aventures du Docteur. On y voit les héros discuter la possibilité de changer le cours du temps (le fameux « time can be rewritten » de Moffat) afin d’éviter la fin tragique qu’ont connus leur futurs «eux» et élaborer toutes sortes de scénarios pour ne pas suivre des routes qu’ils auraient suivi.

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Le Docteur dans une coquille de Dalek. What else?

L’épisode nous amène la désormais classique guerre entre deux peuples, cette fois les Xerons qui ont été chassés par les Moroks, propriétaires du musée interstellaires. Une Résistance doit se former, et elle interviendra au final en faveur de nos héros qui n’auront fait que manipuler l’Histoire malgré eux. Du coté des personnages, le Docteur recommence à confondre facétie et sénilité, mais Vicki brille dans tout ce qu’elle entreprend, envoyant un peu Ian et Barbara au second plan. C’est tout à fait ce qu’il fallait pour installer complètement le personnage et tester son potentiel. D’autant plus qu’à en croire le cliffhanger de fin d’arc, elle rencontrera sous peu les Daleks.

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Le Docteur au milieu des vigiles et d’un Super-Conservateur rigide.

Note de l’épisode (N)  : 6/10

Note d’intérêt dans la mythologie de la série (IM) : 4/10

2-06 The Crusade

2-06 The Crusade
De David Whitaker (4 épisodes)

Réalisation : Douglas Camfield

Dès leur arrivée en Terre Sainte à l’époque des croisades, le Docteur et ses trois compagnons sont pris dans une embuscade impliquant les forces du sultan Saladin et celles du roi Richard Cœur de Lion. Enlevée pour être livrée au sultan, Barbara rencontre Sir William Des Preaux, chevalier anglais capturé à la place de son roi pour tromper l’ennemi. Elle accepte d’entrer dans son stratagème, qui ne mettra pas longtemps à être démasqué par le sultan. Pendant ce temps, le Docteur, Ian et Vicki ont rejoint Richard Cœur de Lion, qui finit par les envoyer en émissaire pour libérer Barbara et Des Préaux. Mais un vile marchand l’a déjà kidnappée pour la livrer au cheikh El Akir.

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Richard Coeur de Lion

Le scénariste de Inside the spaceship et the rescue, s’essaye à un épisode historique. Cela donne un arc plutôt bon, agréable malgré la moitié des épisodes en reconstitué. On y suit autant le point de vue de Richard Cœur de Lion que celui de Saladin, ce qui confère une certaine modernité à la vision des Croisades. Le Docteur se fait bien évidemment un défenseur de la Paix, privilégiant le mariage de Joanna, la sœur de Richard Cœur de Lion avec Saphalin, le frère de Saladin. Mariage qui pourrait apporter le rapprochement des peuples, mais finalement une belle illusion eut égard à l’Histoire.

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Le Sultan Saladin et son frangin.

Séparés lors de cet arc, Ian et Barbara ont gagné suffisamment de capital sympathie pour que leurs histoires respectives puissent tenir en haleine. Barbara doit fuir le bad guy de l’arc, El Akir. Adoubé chevalier de Jaffa par Richard Cœur de Lion, Ian part à sa rescousse, se risquant à subir un beau supplice de la fourmi. Vicki semble ne plus vouloir quitter le Docteur, y compris pour devenir dame de compagnie de la sœur du roi. Il faut dire qu’elle n’a nulle part où aller.

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Instant tendresse entre Vicki et le Docteur

Note de l’épisode (N)  : 7/10

Note d’intérêt dans la mythologie de la série (IM) : 3/10

La bibliothèque de la BBC conserva la copie du troisième épisode « The Wheel of Fortune », mais les impressions du premier segment, « The Lion », furent effacées en 1972. Une copie de cet épisode fut retrouvée en 1999 dans la collection d’un amateur de films en Nouvelle-Zélande. Les épisodes 2 et 4 ont été intégralement reconstitués.

2-05 The Web Planet

2-05 The Web Planet
De Bill Strutton (6 épisodes)

Réalisation : Richard Martin

Nos voyageurs sont retenus sur la planète Vortis, et sont sujets à différents phénomènes inexplicables. Ils se retrouvent bientôt coincés entre les Mnénoptras (des guêpes géantes) et les Zarbis (des fourmis géantes), deux espèces qui peuplent la planète en question. Menacées d’invasion par les fourmis, les guêpes ne semblent pas penser que les humains sont venus en paix… Ian découvre que les Mnénos habitaient déjà Vartox et que les fourmis, possédés par l’Animus, les en ont chassé. Ils viennent reprendre leurs droits sur leur planète, avec beaucoup de mal.

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Les Zarbis. Un peu comme cet arc.

Cet arc fait figure de retour à la saison 1 alors que la mécanique était bien lancée. Etiré sur six épisodes, cette histoire d’invasion peinerait déjà à maintenir l’intérêt sur un two-parter. Intérêt qui revient poliment sur la dernière partie, lorsqu’il est question d’explorer le repaire de l’Animus, intelligence extraterrestre ancêtre du Jagrafess que l’on verra dans The Long Game (l’épisode de nine avec Simon Pegg), du moins du point de vue de ses intentions. Une chose est sûre, c’est que les acteurs ont dû s’en payer une bonne tranche à gambader dans leurs costumes d’insectes (ou bien ressentir une honte durable). Costumes visiblement efficaces pour les enfants, vu le traumatisme que les Zarbis firent au petit Neil Gaiman . A sauver de cette pantalonnade insectoïde la relation de camaraderie entre le Docteur et Vicki, Le TARDIS qui se déplace comme un Dalek, le jeu de plus en plus décomplexé de William Russell et quelques références à la continuité, dont une très bonne utilisation du bracelet en or offert par Néron.

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Les insectes ne sont pas nos amis

Note de l’épisode (N)  : 2/10

Note d’intérêt dans la mythologie de la série (IM) : 2/10

2-04 The Romans

2-04 The Romans
De Dennis Spooner (4 épisodes)

Réalisation : Christopher Barry

Le Docteur, Ian, Barbara et Vicki passent un mois en Rome Antique à Assisum, des vacances bien mérités pour les deux professeurs vétérans du voyage temporel, et qui ferait une belle destination pour une sortie scolaire (ma foi, tant que c’est pas pour finir dans une arène). Mais c’est pas top pour Vicki qui pensait vivre des aventures plus excitantes pour son premier voyage. Aussi insiste t’elle pour accompagner le Docteur en ville. Alors que les deux fainéants se font enlever par des marchands d’esclave pour être revendus au prix fort, le Docteur est accidentellement pris pour un barde qui doit jouer de la lyre à la cour de Néron.

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Barbara transforme Ian en romain.

Un arc romain rythmé, hilarant, allant droit au but et scénarisé avec brio. On aurait presque l’impression d’avoir fait un bond de quarante ans dans le temps, mais non, nous sommes là avec les mêmes héros, qui plus est avec un arc historique (livré par le scénariste de l’arc français). On commence fort en effectuant une matérialisation burlesque du TARDIS , puis en évacuant d’une ellipse intrigante les passages obligés de découverte de l’époque et de l’installation, et ça ne s’arrête plus. Barbara devient servante de Poppée, la femme de Néron, et se voit poursuivre des assiduités de l’empereur fou, avant d’être la cible des empoisonnements de l’impératrice. Ian devient successivement galérien, puis gladiateur, se retrouvant à se battre contre son meilleur ami devant Barbara. Vicki est elle-même bien plus facétieuse que Susan, ne se gênant pas pour inverser la potion d’empoisonnement destinée à empoisonner Barbara afin que ce soit Néron qui en profite. Débarrassé du fardeau de sa nièce, le Docteur s’éclate comme un fou avec Vicki et lui fait profiter d’une belle bagarre à poings nues ainsi que d’une scène où il fait semblant de jouer de la lyre, qu’il ne sait pas jouer, en leur faisant croire que seuls les plus délicats d’entre eux sauront apprécier.

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Le Docteur et Vicky, sa nouvelle compagne / groupie

Le coté grotesque de Néron et de sa Cour ressort bien du ton Lubitschien de l’arc, autant que les intrigues qui peuplaient Rome semblent ici le lot quotidien. Cerise sur le gâteau, l’ironie veut que ce soit le Docteur, accidentellement, qui ait inspiré à Néron l’idée du grand incendie de Rome (qui dura six jours et sept nuits) afin que l’empereur puisse construire sa nouvelle ville. Le Doc et ses compagnons assisteront donc au début de l’embrasement. L’issue tragique pour les Chrétiens ne sera pas évoquée, mais juste suggérée par un personnage éminemment sympathique de l’arc, Tavius, dont la religion ne nous sera divulguée qu’à travers un plan discret sur sa croix. Enfin, le fait que le Doc/Vicki et Ian/Susan ne se soit jamais croisés pendant cette aventure à Rome sera un bon prétexte à conclure l’histoire sur la supposée oisiveté des deux professeurs, qui en ont pourtant vu autant que le Doc et sa nouvelle jeune amie !

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L’empereur Néron et Barbara, dans un tête à tête embarrassant.

Note de l’épisode (N)  : 8/10

Note d’intérêt dans la mythologie de la série (IM) : 3/10

2-03 The Rescue

2-03 The Rescue
De David Whitaker (2 épisodes)

Réalisation : Christopher Barry

Le Docteur, Ian et Barbara se retrouvent dans un futur indéterminé sur la planète Dido. Je vois ce que vous pensez, mais non, ils ne seront pas obligés d’écouter en boucle les morceaux de la chanteuse. Cette planète était autrefois peuplée de gentils autochtones fêtards et pacifiques que le Docteur connaissait bien, mais Koquillion, l’occupant, se montre bien agressif envers Ian et Barbara. Koquillon retient aussi Vicki et Mr.Bennett, membres d’un équipage crashé sur la planète dildo (hmmm) en leur faisant miroiter une protection et l’arrivée d’une équipe de secours. Ca tombe bien, les occupants du TARDIS aiment bien secourir les gens.

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Rencontre du type pas net

Un two-parter ! aleluia ! Serait tenté de dire l’habitué de la série moderne qui n’aime point trop les arcs étirés sur sept épisodes. Et c’est le scénariste de l’épisode le plus court de la saison 1 (inside the spaceship) qui s’y colle une nouvelle fois. The Rescue est un arc de transition qui propose une histoire plutôt simple qui a l’avantage de proposer un vilain qui a l’air de se cacher sous un costume d’extraterrestre, et qui se cache effectivement sous un costume d’extraterrestre. Le masque tombe lorsque Koquillion se révèle théâtralement au Docteur, et l’effet est plutôt bien amené.

ImageVicki et le type en costume. On peut dire qu’il l’a bien eue!

Même s’il montre peu son affliction, le Docteur doit composer avec le départ de Susan. Puisque les parents de Vicki ont été tués par l’énergumène masqué, autant l’amener faire un bout de route dans le TARDIS pour compenser. Peut-être pas la meilleure des idées car Vicki semble être aussi chouineuse que Susan était criarde, n’hésitant pas à piquer une crise lorsque Barbara tue accidentellement l’horrible chose qui lui servait d’animal de compagnie. Mais elle se montre ensuite bien plus enthousiaste. Rien que la scène où le Docteur essaie de convaincre la jeunette de les suivre dans leurs aventures amène un petit sourire, rappelant plein de bonnes choses au passage. Ca fait du bien du sang neuf.

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One of us!

Note de l’épisode (N)  : 6/10

Note d’intérêt dans la mythologie de la série (IM) : 5/10