5-06 Fury from the Deep

5-06 Fury from the Deep

de Victor Pemberton (6 épisodes)

Réalisation : Hugh David

Sur une plage proche de leur lieu d’atterrissage, Le Docteur, Jamie et Victoria se prennent une charge de fusil tranquillisant après qu’ils aient été trop curieux concernant le bruit venant d’un pipe-line. Ils sont amenés dans un centre d’exploitation du gaz qui est le théâtre d’étranges maux liés à des échantillons d’algues et d’une rencontre de Victoria avec un être à tentacules. Il se trouve que le gaz produit par les algues contrôle l’esprit des gens. Ainsi le chef de la station, Robson, et la femme d’un technicien, Maggie Harris, se font contaminer et se retrouvent sur une plage. Pendant ce temps, le Docteur et ses compagnons tentent de résoudre la situation, mais l’algue a des amis parmi le staff des lieux.

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Le K.O par mauvaise haleine. Une scène incroyablement wtf.

Une volonté supérieure qui contrôle les esprits, une matière visqueuse, un décor unique sur la moitié de l’arc. On repart sur les mêmes bases que l’épisode dans le métro. La première partie de Fury from the Deep est longue et laisse présager de 6 épisodes reconstitués qui sentent le gaz. Heureusement dès la possession de Robson, on prend un peu l’air frais pour vivre notamment un nouvel enlèvement de Victoria et une folle course dans un hélicoptère conduit par le Docteur. Et au final, l’affrontement d’une belle pieuvre venue des profondeurs vaincue par le simple cri de Victoria vient conclure sur une belle note son dernier arc dans la série.

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Le Docteur et ses compagnons sur la plage où un tournevis sonique fut utilisé pour la première fois

Car c’est déjà la fin de l’aventure pour la jeune Victoria, qui passe le plus clair de son temps de présence de l’arc à  signifier à Jamie qu’elle aimerait vivre une vie calme et rangée, loin des voyages périlleux de ses amis. Elle trouvera le courage de rester avec les Harris et la séparation d’avec Jamie sera bien émouvante. La raison du départ : Deborah Watling n’a tout simplement pas accepté de renouveler son contrat sur la série.

 

Bye Victoria Waterfield  😦

N : 5

IM : 5

La totalité de Fury from the Deep fut détruite par la BBC au milieu des années 70.  Néanmoins quelques extraits survécurent : ainsi le début de l’épisode où le TARDIS se pose sur l’eau a été réutilisé pour la dixième partie de « The War Games ». D’autres passages du premier épisode conservés pour cause de censure à l’étranger furent découverts en Australie et rendus à la BBC par Damien Shanahan en 1996. Parmi ces passages on retrouve la scène d’agression de Maggie Harris par Oark et Quills, le meurtre d’un garde par Robson et la mort de Van Lutyens. En juillet 2003, 3 minutes 20 de la partie 6 furent découvert dans les archives de la BBC par Andrew Martin. Il s’agissait de rushs de la bataille finale entre le Docteur et la créature d’algue. Depuis le 14 septembre 2020, l’intégralité de l’arc est disponible en animation avec les audios d’origine.

5-05 The Web of Fear

5-05 The Web of Fear

de Mervyn Heisman et Henry Lincoln (6 épisodes)

Réalisation : Douglas Camfield

Salamander est vaincu, mais le TARDIS se retrouve coincé dans l’espace par une étrange substance. Parvenant à s’échapper, Le Docteur, Jamie et Victoria apparaissent dans le métro londonien quarante ans après le retour du Professeur Travers du Tibet avec le costume…heu la dépouille d’un Yeti-Bot. Mais une sphère de contrôle a réactivé le Yeti et bientôt, la même substance qui retint le TARDIS prolifère dans le métro. Une équipe de militaires tente de faire exploser le tunnel du métro pour éradiquer cette toile, mais les Yeti-Bot désactivent la bombe (…). Les militaires capturent Jamie et Victoria, qui finissent par rencontrer le Professeur Travers et sa fille (pas la vraie, car rappelons-le l’interprète de Travers est le papa de Deborah Watling), et le Docteur disparaît dans le métro.

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Le Professeur Travers encore une mauvaise passe

Le duo Heisman / Lincoln est de retour avec les Yeti-Bots, upgradés dès leur deuxième apparition comme le furent les cybermen. Mais ils n’en sont pas plus effrayants, même pourvus d’un hurlement caractéristique et tout bullet-proof qu’il sont. En dehors de leur écosystème, les Yétis apparaissent encore plus comme une faute de goût . Mais qui dit Yeti-Bot dit Grande Intelligence, qui remet le couvert pour une nouvelle tentative de devenir le gros big bad post-Dalek de la série. L’entité manipulatrice est d’abord intéressée par le chaos dans Londres, puis par Travers et enfin par l’esprit du Docteur.

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Les Yeti Bot 2.0, une certaine idée de l’horreur dans le métro

Les poursuites à répétition dans le métro et les scènes à la surface plaident encore une fois pour un retour à des arcs à quatre épisodes, les six-parter de cette saison 5 ayant en commun un gros problème de rythme, qui passe d’autant moins que contrairement à la première saison, presque tous les épisodes sont ici reconstitués. Il y’a pourtant de bonnes idées, comme celle de faire revenir le Professeur Travers et de le confronter quarante ans plus tard à ceux qu’il avait connu au Tibet. Ainsi peut-on enfin voir les voyages du Docteur et de ses compagnons du point de vue d’une existence humaine normale. Les scénaristes jouent plutôt habilement sur la paranoïa suscitée par la capacité de contrôle d’esprits de la Grande Intelligence. Et puis le Docteur rencontre dans cet arc le colonel Lethbridge Stewart (Nicholas Courtney, qui jouait Bret Vyon dans The Dalek’s Master plan), qui deviendra un personnage important dans le futur.

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Le colonel Lethbridge Stewart, futur Brigadier

N : 5

IM : 6

Seul le premier épisode fut conservé par la BBC. Quelques secondes de l’épisode furent découvertes en Australie et rendus à la BBC par Damien Shanahan en 1996. Il s’agissait une nouvelle fois des parties censurées pour leur violence. Le 11 octobre 2013 la BBC mit à disposition sur iTunes l’intégralité de 5 des 6 épisodes suite à la découverte de copies au Nigeria. Il ne manque plus que l’épisode 3. Le 23 novembre 2020, la BBC annonce que cette partie manquante sera bientôt disponible en version animée avec les bandes audios d’origines.

5-04 The Enemy of the world

5-04 The Enemy of the world

de David Whitaker (6 épisodes)

Réalisation : Barry Letts

Le Docteur dans une histoire d’espionnage. C’est pas banal. Atterrissant sur une plage au début du XXIème siècle, les trois voyageurs sont poursuivis par des gens qui cherchent à les tuer. Secourus par Astrid, une femme dans un hélicoptère, ils sont conduits chez Giles Kent. L’homme explique que Le Docteur est le parfait sosie de Salamander, un scientifique qui a réussi à contrôler les rayons solaires pour supprimer la faim dans le Monde, mais qui cherche désormais à s’accaparer le pouvoir sur les « Zones Unies ». Kent et Astrid souhaitent utiliser le Docteur pour cumuler des preuves contre Salamander, mais le chef de sa sécurité Donald Bruce veille au grain. Alors que Jamie et Victoria parviennent à entrer au service du sosie du Docteur, celui-ci révèle des intentions secrètes encore plus inavouables.

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Patrick Troughton en Salamander. Le grand + de cet épisode

Présent depuis les débuts de Doctor Who (le troisième épisode au sein du TARDIS, c’était déjà lui !), David Whitaker amène le Docteur vers des horizons un peu plus politiques avec plus ou moins de réussite. Le gros plus de cet arc et d’avoir permis à Patrick Troughton, comme William Hartnell auparavant, de jouer un autre rôle dans la série. Salamander est le double négatif du Docteur, vile et calculateur, qui n’hésite pas à tuer ses opposants et à enfermer de pauvres gens pendant des années en leur mentant. Les pauvres servent à provoquer des catastrophes naturelles et servant les intérêts de l’intrigant. Troughton excelle dans ce nouveau registre, mais Jamie et Victoria, très vite emprisonnés, sont réduits à quantité négligeable sur la moitié de l’arc.

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la rebelle Astrid et son hélico

L’intrigue est suffisamment soutenue dans sa première partie. On tombe ensuite dans le piège de l’étirement inutile. Les activités souterraines des reclus de Salamander sont peu crédibles (et surtout peu expliquées), le peu de personnes impliquées dans les événements choque un peu eut égard à la renommée de Salamander (c’est pas pire que dans Alias mais bon…) et on aurait aimé que les personnages soient un mieux dessinés, à l’image de Donald Bruce et de la rebelle Astrid. Nous avons néanmoins le droit, à défaut de taupe, à un beau twist final sur la personne de Kent et à un affrontement dans le TARDIS entre le Docteur et Salamander.

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Kent n’est pas content, mais-est-ce pour les raisons qu’on croit?

N : 6

IM : 3

Seul l’épisode 3 de l’arc fut conservé par la BBC. Il n’existait même pas de telesnaps pour la quatrième partie. Le 11 octobre 2013 la BBC mit à disposition sur iTunes l’intégralité des 6 épisodes restaurés suite à la découverte de copies au Nigeria.

5-03 The Ice Warriors

5-03 The Ice Warriors

De Bryan Hayles (6 épisodes)

Réalisation : Derek Martinus

Le Docteur et ses compagnons débarquent dans un futur lointain où la pollution a entraîné une nouvelle ère glaciaire. Sur une base contrôlée par le commandant Clent, des humains survivent en faisant fondre les icebergs qui les menacent. Lors d’une expédition, ils découvrent un homme à l’allure de guerrier prisonnier de la glace. Le guerrier, un Martien nommé Varga, ne tarde pas à se réveiller et prend Victoria en otage. Le Docteur parvient à acquérir la confiance du groupe qui ne jure pourtant que sur la science logique de l’ordinateur de bord, et il leur propose son aide face à la menace. Mais cela sera-t-il suffisant face à la libération des potes de Vargas de leur prison de glace ?

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Ice ice Baby…

La réponse est oui, Ils ont à faire au Docteur après tout. Mais pour arriver à cette victoire, il faudra enquiller six épisodes arythmiques et longs (dont pourtant seulement deux sont reconstitués). L’intrigue est étirée, les décors sont minces, le scénario est confus et les personnages secondaires peinent à convaincre (sauf Penley et Clent). Heureusement le Docteur, Jamie et Victoria suscitent assez de sympathie pour permettre de suivre l’histoire sans trop piquer du nez. Coté ennemis, Brian Hayles rameute des martiens peu commodes (ils tuent ceux qui leur sont inutiles) au costume un peu plus convaincant que celui des Yétis robots mais qui se prennent visiblement pour des serpents, ponctuant leurs phrases d’insupportables ssss. Dans un monde infernal, on les imagine donner la réplique à cet ordinateur omniscient à la voix saccadée et malade.

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Le commandant Clent et sa devise :  OK computer.

Le final a son intérêt, dévoilant un équipage maladivement dépendant de l’ordinateur qui ne trouve secours que dans la responsabilité prise par Penley. Entre temps, on se dit que revenir à des arcs sur quatre épisodes serait une bonne idée.

N : 3

IM : 3

L’arc fut longtemps considéré comme totalement perdu. Néanmoins, des copies 16 mm de la première partie ainsi que des parties 4 à 6 furent découvertes dans une propriété de la BBC dans le quartier d’Ealing, en 1988, à l’issue d’une restauration.

5-02 The Abominable Snowmen

5-02 The Abominable Snowmen

de Mervyn Haisman et Henry Lincoln (6 épisodes)

Réalisation : Gerald Blake

Le Docteur est de retour dans un monastère tibétain qu’il avait quitté 300 ans auparavant pour rapporter une de leurs reliques qu’il conservait : le Gantha. Mais il est vite accusé du meurtre de l’assistant de  Travers, un anthropologue hébergé au Monastère. Le Docteur est emprisonné par Khrisong, le chef de la communauté. Bientôt réhabilité par le grand maître du Monastère, Padmasanbavha, lui et ses compagnons devront affronter de mystérieux Yétis robots manœuvrés à distance par le mystérieux personnage.

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Le Yéti-Bot. Si vous n’avez pas peur, on ne vous en veut pas.

The Abominable Snowmen est un épisode au rythme étrange, qui peut rebuter dans sa première partie en ce qu’il emprunte aux épisodes historiques de la saison 1 : autochtone suspicieux envers l’étranger, confusion qui coince le Docteur et ses compagnons. Mais une fois évacué le différend opposant le Docteur et Khrisong, l’intrigue peut se concentrer sur les étranges Yéti-bots, créatures assez laides qui semblent semer la terreur dans les environs depuis un bail. La manipulation à tiroir est bien orchestrée. Le Maître des lieux, qui connut le Docteur à sa dernière venue, manipule son prêtre (par l’hypnose) et les Yéti-Bots (par des figurines sur un plateau) tandis que le prêtre tient en son pouvoir la Communauté. Mais personne ne soupçonne que le Grand-Maître est lui-même manipulé par la Grande Intelligence, entité extra-terrestre qui le force à rester en vie depuis tout ce temps. La même entité que Moffat utilisera dans la saison 7 du relaunch ?

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Maître du Monastère, mais pas de lui-même…

La production du show est en pleine mutation, et l’apparition de ces affreux Yétis est à l’origine une tentative de remplacer les Daleks qui ne peuvent plus apparaître dans la série pour une question de droits (Terry Nation préparait un spin-off avec sa création). Difficile d’être effrayé par ce lointain ancêtre des Ewoks à forme de poupée russe et au déplacement peu sûr. On apprécie néanmoins l’atmosphère de cet épisode, le jeu de Patrick Troughton (toujours aussi parfait) et les deux compagnons. Kilt Jamie poursuit dans la veine du pré-Luke Skywalker, prêt à sauver sa Victoria à chaque occasion. Deborah Watling est toujours aussi charmante et en peu d’épisodes, elle réussit à s’imposer au sein des intrigues. Elle invite même son papa dans cet épisode, l’acteur Jack Watling, qui incarne le Professeur Travers.

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N : 7

IM : 6

Seule la deuxième partie de l’arc fut conservée dans les archives de la BBC. Cette deuxième partie comporte toutefois une légère erreur de son lorsque le Docteur examine le Yéti. Une erreur qui sera corrigée plus tard sur les restaurations des copies de l’épisode en recollant d’autres bouts de phrases prononcées par Patrick Troughton durant la série.

Saison 5 (1967-1968) / 5-01 The Tomb of the Cybermen

5-01 The Tomb of the Cybermen

De Kit Pedler et Gerry Davies (4 épisodes) 

Réalisation : Morris Barry

Planète Telos. Une équipe d’archéologues menée par le Professeur Parry a pour but de retrouver les vestiges des Cybermen disparus il y’a 500 ans. Tentant d’ouvrir un tombeau, ils croisent le Docteur, Jamie et Victoria. Les trois se voient obligés de suivre l’expédition, qui n’est pas composé que de scientifiques désintéressés. La financière de l’expédition, Kaftan et son accompagnateur Klieg, font secrètement partie d’une fraternité des logiciens et leur but est de contrôler les cybermen. Lors de leur visite du tombeau, l’équipée découvre une pièce avec des cybermen cryogénisés qui n’attendaient plus que des êtres intelligents (mais aussi assez stupides) pour les réveiller selon leur plan. Mais comme on commence à s’en rendre compte, il est plus difficile de contrôler un cyberman que de le réveiller.

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Le Docteur fait visiter son bolide à la jeune Victoria. Un vrai tombeur !

Victoria est gâtée ! Après avoir rencontré le Docteur et Jamie lors d’une aventure avec les Daleks, la voilà confrontée aux Cybermen, qui sont un peu les nouveaux Daleks de la série. Trois apparitions en moins d’une saison ! Les robots humanoïdes restent fidèles à eux-même. Aidés de cybermats, ces petits robots rampants que l’on voit encore dans la nouvelle série, ils bénéficieront une nouvelle fois d’humains assez crétins pour être manipulés. Si les premières apparitions des Cybermen font toujours leur effet et le coté archéologues pilleurs de tombes renouvelle le schmilblick, le souffle retombe assez vite pour laisser un dernier épisode peu passionnant. Il est toutefois bien agréable de se retrouver sur le premier épisode complet ALLELUIA! avec le deuxième Docteur.

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Les cybermen se libèrent de leur prison de glace. Merci aux humains crétins…

L’arrivée de la nouvelle compagne nous permet de connaître enfin l’âge du Docteur, environ 450 ans et de l’entendre évoquer sa planète et sa famille, tandis que Victoria a encore du mal à encaisser la mort de son père à la fin de la saison dernière. Bien qu’inexpressive, ce petit brin d’anglaise de l’époque victorienne se montre très active et plutôt attachante. Sa répartie envers les hommes qui veulent la laisser de coté, particulièrement envers le capitaine Hopper, laisse augurer des aventures plus sympathiques que celles de Ben et Polly. Kilt Jamie, qui trimballe toujours son air naïf de pré-Luke Skywalker continue de prendre de l’assurance et Patrick Troughton reste parfait. Un début de saison satisfaisant en somme.

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N : 6

IM : 6

4-09 The Evil of the Daleks

4-09 The Evil of the Daleks

De David Whitaker (7 épisodes)

Réalisation : Derek Martinus

Les Chameleon sont terrassés mais le TARDIS a disparu, enlevé par Edward Waterfield, un amateur d’art. Piégés par l’homme, Jamie et le Docteur se matérialisent en 1866, dans la demeure de Maxtible, l’associé du dérobeur. Les deux hommes ont été forcés d’enlever le TARDIS par les Daleks, qui ont enlevé Victoria, la fille de Waterfield. Las de se voir sans cesse vaincu par les humains (et le Docteur accessoirement), les Daleks souhaitent isoler le facteur humain et se l’injecter pour devenir invincibles. Ils comptent pour cela sur l’aide des deux savants, du Docteur et de Jamie. L’écossais sera le cobaye qui leur permettra de capter le précieux facteur humain.

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Waterfield, Maxtible et le Docteur. C’est l’ordure qui a la plus belle barbe.

Pour finir cette première saison du deuxième Docteur, presque entièrement reconstituée, rien de tel que le retour des grands ennemis, et sur un arc de 7 épisodes (dont un seul a été retrouvé). C’est le dernier épisode Dalek des années 60. Tant mieux, il faut savoir passer à autre chose ! Evil of the Daleks a le mérite de mettre le coup de projecteur sur Jamie, humain au grand coeur qui n’hésite pas à voler au secours de la belle Victoria Waterfield et à fraterniser avec un ennemi pour s’en faire un allié. L’écossais en vient même à questionner les agissements du Docteur et à lui dire ses quatre vérités, ce qui présage du mieux pour l’avenir. Jamie est sélectionné par les Daleks pour être un humain spécial (le voyage temporel rend le voyageur particulier, on retrouvera cela dans la nouvelle série) mais on apprend que le Docteur n’est plus un humain car il a trop voyagé dans le temps. Aurions-nous oublié que le Docteur est un E.T ? Pas du tout. Le Docteur parle de son monde lors de cet arc : « Une planète lointaine ».

ImageVictoria vole vers son destin de compagne du Docteur

Le fieffé Maxtible, qui en plus de ressembler à Karl Marx, a conclu un pacte avec les Daleks pour pouvoir convertir le métal en or (le malheureux), représente un tout autre pendant de l’être humain. L’originalité de l’arc réside dans la capture de l’essence des humains et des Daleks. L’hybridation engendrée par la mise à l’épreuve de Jamie permet à trois Daleks d’acquérir des caractéristiques humaines, préfigurant le Daleks in Manhattan de l’ère Tennant. Ainsi trois Daleks sympathiques recevront des noms du Docteur et deviendront ses amis ! Les sept épisodes sont plus ou moins faciles à digérer, présentant l’avantage de ne pas se perdre dans le nawak des derniers Terry Nation. La dernière partie qui voit les Daleks revenir sur Skaro (une première depuis le deuxième épisode de la série), puis projeter d’implanter le facteur Dalek dans la population humaine entière est un peu brouillonne, mais nous aurons le plaisir de découvrir pour la première fois l’empereur Dalek. A l’issue de l’aventure, Victoria Waterfield embarque dans le TARDIS après que son père se soit sacrifié pour sauver la vie du Docteur.

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Le Dalek tunné.

N : 7

IM : 8

La partie six fut effacée en août 1968 et la partie sept en septembre 1969. Pendant longtemps cet arc fut considéré comme perdu. En 1987, un enregistrement de la seconde partie de l’épisode fut retrouvée lors d’un vide grenier. En 2004, quelques secondes furent retrouvées, ainsi qu’un petit making-of nommé « The Last Daleks » et montrant les plans de maquettes simulant la bataille entre les Daleks et l’Empereur Dalek.