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1-07 The Sensorites

1-07 The Sensorites
De Peter R. Newman (6 épisodes)

Réalisation : Mervyn Pinfield /
Frank Cox

Le Docteur et ses compagnons débarquent dans un vaisseau spatial au 28ème siècle pour découvrir que les deux membres de l’équipage sont inconscients. Une fois revenus à eux, ceux-ci expliquent que les Sensorites, à qui le système appartient, ont tout fait pour les empêcher de quitter le secteur tout en les maintenant en vie. Les fourbes ont manipulé leur esprit en se servant de leur peur. Alors que Barbara et Susan découvrent John, le troisième passager, les Sensorites font leur apparition. Ils s’avèrent plutôt inoffensifs mais refusent que les humains rentrent chez eux depuis la précédente visite de notre engeance qui a contaminé leur peuple (un métal précieux était en jeu il faut dire). Petit à petit, les Sensorites parviennent à convaincre Susan de les suivre jusqu’à Sensorite city. Mais des gens qui ne les aiment pas sont là, et Ian est bientôt contaminé par la maladie qui touche les Sensorites. Le Docteur aura peu de temps pour trouver un antidot.

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Susan la télépathe, ou la métamorphose de la Scream Queen

Rassurons nous, Ian et Barbara ont pris goût aux voyages et ils ne pensent plus à quitter le TARDIS. Ils nous le disent même en début d’épisode, au cas où on l’aurait pas compris, qu’ils ont CHANGE. Susan fait sa crise d’ado et réclame plus d’initiative à grand papy, ce qui dissimule bien autre chose. On retrouve dans cet épisode un grand thème de la S-F : La télépathie et le contrôle de l’esprit. Ces Sensorites seraient-ils de la famille des Oods ? Ils en ont en tout cas les caractéristiques télépathes, le ton civilisé et une silhouette proche (mais pas les tentacules). Deux sous-arc s’entrechoquent bientôt : L’un voit la progression vers la Résolution de l’empoisonnement des Sensorites, l’autre suit le complot de l’administrateur de la ville qui n’aime pas les humains et aimerait prendre les rênes pour lui-seul. Le malin a compris qu’il valait mieux incorporer les manques du budget costumes d’E.T dans ses plans pour duper les humains et le premier chef de la Cité.

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-Puisqu’on se ressemble tous, notre plan consistera à changer nos écharpes et ils seront dupés

L’intérêt de l’arc se trouve dans la confrontation de la civilisation avancée des Sensorites et celle des humains, qui sont autant une aide pour eux (le Docteur et ses compagnons) qu’une menace (les humains cachés dans l’aqueduc pour contaminer l’eau). Le chef Sensorite qui croyait sans réserve en chacun des siens se trouve aussi en but à un complot dans les hautes sphères. Ainsi personne n’est blanc ou noir d’aucun coté, même si les Sensorites apprendront au final plus des humains bienveillants qui les visitent que le Doc et ses compagnons n’apprendront d’eux. La dynamique et les interactions du groupe du Docteur progressent dans le bon sens, entraînant cette fois une plus grande exploration du personnage de Susan, qui est bien plus active de par ses facultés télépathiques et ses initiatives. Elle avoue même ressentir la nostalgie des terres de Galiffrey et avoir besoin d’un endroit auquel elle appartienne…Serait-elle victime du blues du voyageur ?

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Susan parle de Gallifrey au chef Sensorite.

Note de l’épisode (N)  : 5/10

Note d’intérêt dans la mythologie de la série (IM) : 3/10

1-06 The Aztecs

1-06 The Aztecs
De John Lucarotti (4 épisodes)

Réalisation : John Crockett

Barbara est une digne représentante de la caste des profs d’Histoire : A peine arrivée à l’époque des Aztèques, elle pille un tombeau. Là-voilà proclamée réincarnation de la déesse Yetaxa. Alors que ses compagnons se voient décerner différents honneurs (Susan dame de compagnie, Ian chef de l’armée, Le Docteur invité prestigieux) , elle prend la grosse tête et décide de protéger ces sauvages d’eux – même en interdisant les sacrifices humains. Ainsi lorsque Cortès et ses conquistadors débarqueraient, ils les épargneraient puisqu’ils seraient devenus gentils (?). Cette mission civilisatrice lui attire l’animosité de l’intrigant Tlotoxl, préposé aux sacrifices, mais elle peut compter sur Autlox, le grand prêtre de la Connaissance pour être de ses alliés. Pendant ce temps Ian doit prouver sa valeur au combat contre un prétendant chef des armées et le Docteur fait le joli cœur auprès d’une Aztèque érudite.

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Barbara apprenant aux Aztèques à ne plus faire de sacrifices humains

On continue d’alterner arc S-F et arc historique avec le retour au scénario de John Lucarotti, l’auteur du Marco Polo. Il n’y a ici que quatre épisodes, ce qui permet d’obtenir quelque chose de moins élagué et plus intéressant, mais toujours des intrigues de cour avec un grand méchant cabotin, ses alliés et un autre mariage non consenti (OMG !). L’intérêt se porte de manière égale sur le Docteur et ses trois compagnons, avec un petit moins pour Susan, mais le show se porte d’autant mieux qu’elle n’intervient pas trop.

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A gauche le gentil, à droite le méchant

Les personnages s’étoffent et le Docteur n’est plus ce type gênant qui bloquait les aventures. Nous entrevoyons d’ailleurs une part de sentiments à travers la brève love story avec l’Aztèque Cameca et un plan final pas innocent du tout qui contient en germe la malédiction du Docteur, qui devra abandonner tous ceux qu’il aime. Ian a encore une fois le beau rôle, administrant le classique « fais dodo » avec son pouce lors d’un combat, ou raisonnant sa collègue sur le fait qu’elle ne peut pas changer les pratiques d’une civilisation. Les réactions hasardeuses et naïves de Barbara auront néanmoins le mérite d’introduire la règle d’or que l’Histoire ne peut pas être modifiée.

Note de l’épisode (N)  : 6/10

Note d’intérêt dans la mythologie de la série (IM) : 5/10

1-05 The Keys of Marinus

1-05 The Keys of Marinus
de Terry Nation (6 épisodes)

Réalisation : John Gorrie

Le plaisir de retrouver un arc non reconstitué fait passer sur le retour au noir et blanc. Le Docteur et ses trois compagnons débarquent sur la planète Marinus, dont les lacs sont faits d’acide et qui se trouve dans une bien fâcheuse posture. Une machine, la conscience de Marinus, était un juge parfait qui n’avait jamais tort. Il fut possible de la faire rayonner pour influencer l’esprit de tous les habitants de la planète, qui n’eurent plus à décider ce qui était bon ou mauvais. Pendant des siècles, il n’y eut plus de mal, ni de violence. Mais les affreux Voords, redoutables cosplayeurs, trouvèrent le moyen d’en prendre le contrôle, laissant un peuple incapable de se défendre à sa merci. Les cinq clés de la machine furent retirées et disséminées par sécurité à différents lieux de Marinus. Le dernier survivant / créateur de la machine lance un champ de force autour du TARDIS pour empêcher les quatre voyageurs de regagner leurs pénates et les forcer à rechercher les 4 clés restantes de Marinus / Fort Boyard. Les voilà en route pour l’aventure, armés chacun d’un super téléporteur (!).

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Nos quatre amis et le père Fourras

Cet arc corrige les erreurs des premiers arcs construits comme des serials (sauf le troisième) en imaginant une quête dans quatre univers différents dans lesquels les clés sont dispersées. Terry Nation prend aussi un grand plaisir à disperser le groupe sans les faire se retrouver aussitôt, mettant en danger d’autant plus le retour de chacun. Ainsi le TARDIS est enchaîné à Marinus dès la fin du premier épisode, le Doc est isolé dès la fin du deuxième épisode au sein du dernier monde, Ian et Barbara doivent regagner seuls le troisième monde. Les bracelets téléporteurs programmés par le créateur de la conscience du Marinus sont très bien rentabilisés scénaristiquement, occasionnant de nombreux et réjouissants croisements.

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Le monde des méchants cerveaux : le paradis du cheap

Nos amis traversent donc quatre lieux, tous situés sur Marinus. Le premier est contrôlé par des méchants cerveaux qui font miroiter aux voyageurs tout ce qu’ils veulent avant de les réduire en esclavage. Ils y rencontrent Sabetha et Altos, envoyés dans cette quête et perdus dans ce monde. Le deuxième lieu est une jungle hurlante qui cache un secret (SPOILER ses plantes attaquent les gens). Nous suivons Barbara et Ian à la recherche de la clé en suivant une énigme donné par un gardien de la clé. Le troisième monde est une planète des neiges dans laquelle Ian et Barbara retrouvent Susan, Sabetha et Altos. Les cinq devront prendre la clé coincé dans un bloc de glace et protégée par des gardes. Le dernier lieu est la société futuriste dans laquelle est parti le Docteur trois épisodes plus tôt. Dès son arrivée, le pauvre Ian Chesterton est assommé alors qu’il allait attraper la clé, puis celle-ci disparaît. Il est accusé du meurtre de l’homme qui aurait tenté de la voler et condamné à mort. Le Docteur réapparaît et assure sa défense, démasquant un des inspecteurs mais tout ne s’arrête pas là, car les complices rôdent toujours et Ian n’est pas innocenté. Ce chapitre rend le Docteur bien plus sympathique, le faisant passer tantôt pour un redoutable avocat, tantôt pour un émule de Sherlock Holmes. La fin de l’arc voit le retour de tous à Marinus, désormais contrôlé par les Voords cosplayeurs qui n’ont pu qu’à récupérer la clé du Docteur pour contrôler la Conscience. Mais Ian Chesterton a plus d’un tour dans son sac.

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Susan et un ami à la recherche d’un clip des Daft Punk.

Moralité pour les têtes blondes britonnes : Une machine ne peut pas rendre seule la justice. Voilà qui conclut ce ce qui est pour le moment et en dépit du coté cheap des différents mondes (voir la fin WTF de la partie 2) le meilleur arc de cette saison 1.

Note de l’épisode (N)  : 7/10

Note d’intérêt dans la mythologie de la série (IM) : 2/10

1-04 Marco Polo

1-04 Marco Polo
De John Lucarotti (7 épisodes)

Réalisation : Waris Hussein & John Crockett

Bonne nouvelle ! Ce Marco-Polo est en couleur. Moins bonne nouvelle. L’épisode a été détruit par la BBC à la fin des années 60. Procédé classique de la chaîne qui coûta la vie à presque l’intégralité de la saison 1 de chapeau melon et bottes de cuir et nous aurait privé des épisodes du Monty Python’s flying circus si les six génies n’avaient pas copié en douce les bandes pour stocker dans la cave de Terry Jones. Ca nous donne un épisode reconstitué à partir de photos (en couleur) et des bandes sons de l’époque. Un visionnage surréaliste qui vit se succéder parfois les mêmes photogrammes sur plusieurs minutes avec des sons bizarres et décalés en fond (Susan rit sur la photo et on l’entend hurler en fond) et ce sur sept épisodes de 23 mn. Il n’en demeure pas moins que ce Marco Polo est intéressant dans sa première moitié.

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Le Docteur et ses trois compagnons atterrissent sur le toit du monde en 1298. Ils ne tardent pas à rencontrer le grand explorateur Marco Polo, qui souhaite offrir au Khan le TARDIS, un bien inestimable (une caravane qui vole pensez-vous…), afin de pouvoir se défaire de son service et regagner l’Europe. Il embarque donc les quatre dans un périple à travers le désert, sans se douter que Tegana, un traître mongol, a juré leur perte. On retrouve dans ce deuxième épisode du passé toute la vocation éducative de la série. L’adolescente accompagnée de ses deux profs (compagnons initiés) et d’un membre de sa famille (Le Docteur, qui ne sert encore une fois qu’à être malade) voyagent à travers le temps pour immerger le jeune spectateur dans l’Histoire et en profiter à l’occasion pour apprendre des choses sans s’en rendre compte (que les Hashashins amènent le terme assassin par exemple). L’idée ingénieuse est de faire témoigner le personnage historique sur la présence des intrus, de laisser de temps à autre Marco-Polo faire le récit de son aventure avec ces gens venus d’ailleurs. Ainsi ils sont incorporés à ses récits et à l’Histoire par un point de vue extérieur et les voyages permettent de s’améliorer en géographie de l’époque. Malins va !

Tout se gâte à l’épisode 4. Après avoir mis bien du temps à passer des soupçons à la certitude, ce quatrième épisode se résume à prouver à un Marco Polo un peu neuneu que le grand guerrier mongol Tegana lui veut du mal. Le problème est que l’intrigant pourrait parader avec une fanfare en dévoilant son plan à Marco qu’il lui ferait encore confiance, alors on tire la manche (à défaut du polo) de Marco d’un coté et de l’autre pendant un trois quart d’épisodes jusqu’à ce que Tegana gagne. Content de lui, le grand chef de guerre s’autorise des apartées de satisfaction qui n’auraient pas déparées dans Astérix et Cléopatre. En live, c’est une autre paire de manches. Les derniers épisodes sont très laborieux, poursuivant le jeu du chat et de la souris avec le Tegana, envoyant de temps en temps Ian sauver une des femmes qui se perd (…). Un des climax voit le petit fils de Gengis Khan et le Docteur comparer leurs rhumatismes et s’affronter au backgammon pour le TARDIS (le Doc trouve encore le moyen de perdre). L’autre consiste à voir Ping Cho, la jeune copine de Susan qui les suivait et qui était promise à un vieux ne pas l’épouser au final, le tout étant expédié en une scène sans avoir même vu le type en question. Pas fameux.

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– Incroyable! On est tous les deux vieux et on a tous les deux mal au dos!

Note de l’épisode (N)  : 4/10

Note d’intérêt dans la mythologie de la série (IM) : 3/10

 

De cet arc, il ne reste que la bande sonore, ainsi que des photos en noir et blanc ou couleurs tirées du tournage (photosnaps) conservés par le réalisateur Waris Hussein. La 4ème partie, tournée par John Crocker, est par conséquent vide de toute image, les quelques telesnaps diffusées dans les reconstitutions sont pour la plupart du temps des photomontages.

1-03 Inside the Spaceship (ou the Edge of Destruction)

1-03 Inside the Spaceship (ou the Edge of Destruction)
de David Whitaker (2 épisodes)

Réalisation :Richard Martin & Frank Cox

Bien étrange arc que ce double épisode entièrement dans le TARDIS, ancêtre des bottle episodes crées pour économiser sur une saison, véritable huis clos qui pourrait se jouer sur une scène de théâtre. Les affrontements qui prennent place dans le vaisseau du Docteur sont en effet très théâtraux, voire décalés. Les personnages s’expriment de façon incohérente comme si ils avaient pénétré dans une dimension lynchienne bien avant l’heure. Cela ne fonctionne pas toujours car le sur-jeu guette (surtout pour Susan) mais l’intention est louable. Etablir aussi tôt un épisode sur un concept montre la confiance de la BBC en l’intelligence de ses spectateurs et sa compréhension de la mythologie naissante de la série. On peut y voir en germe quelques épisodes de chapeau melon et bottes de cuir (à venir) , et surtout les épisodes conceptuels du prisonnier. L’histoire suit nos quatre héros enfermés dans le TARDIS alors que des complications semblent les alerter et déstructurer leur notion de l’espace-temps. Peu à peu, la paranoïa gagne le Docteur, qui finit par soupçonner Chesterton et Barbara de saboter son vaisseau !

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-They’re coming to get you Barbara!

Mais il n’en est rien. Le bouton « retour dans le temps » a juste été enfoncé et nos amis se retrouvaient proches du big bang. S’ensuit une explication assez surréaliste du Docteur à sa petite fille sur l’enfonçage de bouton. Un One bien arrogant et à la limite de la sénilité qui se bonifie néanmoins sur la dernière scène, où on trouve un semblant de complicité avec la pauvre Barbara, puis avec Ian.

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Cet épisode aura permis de faire exploser les frustrations de chacun et de créer des liens qui n’existaient que peu entre le Doc et ses passagers. il accorde aussi à Barbara un rôle plus consistant dans le petit groupe, Ian étant dans le vague pendant une bonne partie de l’épisode. Nous entrevoyons enfin les capacités d’intelligence du TARDIS. Le début d’une grande histoire avec celui/celle qui est au final bien plus qu’un vaisseau pour le Docteur.

Note de l’épisode (N)  : 5/10

Note d’intérêt dans la mythologie de la série (IM) : 3/10

1-02 The Daleks

1-02 The Daleks
de Terry Nation (7 épisodes)

Réalisation :  Christopher Barry &
Richard Martin

Ian et Barbara n’ont pas de chance. Cette calamité de Docteur les a bien dupés en leur faisant croire qu’il n’y avait plus de mercure pour nourrir le TARDIS. Du coup, ils ne peuvent pas rentrer chez eux. En fait c’était pour voir la ville. Le problème étant que si ils ne l’ont pas encore vue, Skaro, le monde où ils ont atterri, a dépassé le danger sur le compteur geiger (!). Comme si ça ne suffisait pas, les quatre compagnons sont capturés par des Daleks, des robots qui vivent dans un souterrain pour fuir la radioactivité. Pendant que les trois autres crèvent lentement (dont l’inutile Docteur), Susan Who doit aller chiper l’antidote aux Thals (ennemis des Daleks sur la planète Skaro). Elle rencontre l’un d’entre eux, Alydon, qui lui confie les antidotes et tous découvrent bientôt que les Thals n’ont rien des mutants que les Daleks décrivaient.

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De guerriers, les Thals ont évolué en un peuple de fermiers aryens pacifiques tandis que les Daleks ont muté en une race belliqueuse qui ne compte pas laisser les ennemis historiques s’en sortir. A la mort de leur chef, les Thals finiront par aider le groupe des quatre à combattre les Daleks afin d’empêcher l’explosion d’une nouvelle bombe à neutrons. Un seven-parter c’est long, même quand ça ne dure que 25 mn (près de 3h), et il y’a bien trois épisodes à couper parmi tout ça, entre le contournement par le lac pour prendre les Daleks par surprise et la longue évasion. Des idées sont intéressantes mais le coté bout de ficelle du scénario ne fait plus mouche aujourd’hui. On le comprendra. L’intérêt principal est cette première rencontre avec les Daleks sur Skaro, qui se solde par leur extermination. Si le chef du département drama de la BBC Sidney Newman ne voulait pas de robots SF stéréotypés dans Doctor Who, la productrice Verity Lambert aura eu raison de forcer : Les affreux deviendront dès ce serial de vraies stars au Royaume-Uni et ils sortiront le show de son purgatoire.

Les Daleks sont ici bien plus loquaces qu’ils le seront par la suite, même si le Exterminate est déjà là et le look des carapaces n’a pas trop changé. Le Docteur ne brille guère plus que lors du premier épisode, étant le premier à être touché par les radiations, souvent un fardeau pour Ian et Barbara quand il ne manipule pas les blondinets pacifiques pour sauver sa peau (?!?). La jeune Susan quand à elle surjoue constamment.

Note de l’épisode (N)  : 5/10

Note d’intérêt dans la mythologie de la série (IM) : 9/10

Commençons par le commencement…Le premier Docteur

1-01 An Unearthly Child

de Anthony Coburn (4 épisodes)

Réalisation : Waris Hussein

Ian Chesterton et Barbara Wright, deux profs de lycée de 1963, se posent des questions sur une de leurs élèves, Susan, qui sait tout sur certaines choses et rien sur d’autres. Alors qu’ils la suivent jusqu’à chez elle, ils rencontrent le Docteur, son grand-père. Forçant l’entrée d’une étrange cabine téléphonique, ils se retrouvent dans un lieu plus grand à l’intérieur, que leur jeune élève nomme TARDIS (time and relative dimension in space). Afin qu’ils ne viennent pas les dénoncer, le Docteur embarque les deux profs et le groupe se retrouve en un clin d’oeil en 10000 avant J-C. Les voilà face à une tribu au beau milieu d’une guerre de succession qui pourrait se résoudre par l’homme qui saura refaire un feu. Les quatre se retrouvent malgré eux prisonniers des hommes des cavernes.

-Je ne suis pas une ado normale. La preuve, je surjoue à fond l’ado!

Un premier arc un peu longuet, du fait du tournage quasi-théâtral de l’époque, en caméra fixe. Il s’en dégage une impression de langueur en dépit de bonnes idées. Arthur C.Clarke n’est toujours pas passé par là avec son mix préhistoire/S.F mais on retrouve un peu de l’esprit de son futur 2001 dans cette histoire de premiers Hommes confrontés à une force supérieure (celle d’Hommes de 1963). Il y’ a un effort pour rendre crédibles les réactions des hommes préhistoriques, mais l’intention passe souvent à coté. Le Docteur est un personnage qui n’a pas de psychologie définie, mais il semble doué d’une certaine ingéniosité et de nombreux défauts. Il n’a pas encore d’attributs extraterrestres et semble être rien de plus qu’un vieil homme un peu fêlé vu à travers les yeux des deux nouveaux arrivants.

William Russell est mis en valeur dans le rôle de l’anglais moyen instruit, viril, empathique et juste (on retrouvera cette figure dans la première saison de Chapeau melon et bottes de cuir) et il se pose dès le départ en contrepoids de ce vieux Docteur un brin pleutre, fatigué (le comble pour des débuts !), égoïste et peu sympathique. On a tout de même le plaisir de découvrir le moment où le TARDIS s’est figé dans une cabine de police des 60’s et d’entendre déjà dans sa version finie le thème de Ron Grainer.

Note de l’épisode (N)  : 6/10

Note d’intérêt pour la mythologie de la série (IM) : 10/10