Saison 8 (1971) / 8-01 Terror of the Autons

8-01 Terror of the Autons

De Robert Holmes (4 épisodes)

Réalisation : Barry Letts

Le Docteur se voit assigner une nouvelle compagne, Jo Grant, dont les compétences scientifiques ne valent guère celles de Liz. Parallèlement, un TimeLord qui se fait appeler le Maître gare son TARDIS dans un cirque et vole le polyèdre qui abrite la conscience des Nestene. Il approche ensuite le fils du magnat d’une usine de poupées afin de pouvoir produire des autons en masse. Un TimeLord supérieur apparaît alors au Docteur afin de le prévenir du danger de l’arrivée du Maître sur Terre. Un avertissement fort judicieux car le comploteur est bien décidé à en découdre avec son congénère. La curieuse Jo vient à enquêter sur l’usine et se trouve hypnotisée par le Maître, commandée à poser une mallette piégée au QG de UNIT.

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Un TimeLord supérieur mutin annonciateur de la fin de l’ennui du Docteur

Le script editor Terrance Dicks et son producteur Barry Letts ont fort à faire pour renouveler le long exil terrien du Docteur, et ils s’y attellent plus ou moins heureusement. L’indépendante et froide Liz n’aura pas fait plus d’une saison, renvoyée à Cambridge pour on ne sait quelle raison. Le personnage était, il est vrai, trop en retrait mais le procédé rappelle un peu trop la facilité du départ abrupt de Dodo en saison 3 (si quelqu’un se souvient encore d’elle). C’est une jeune femme plus infantile et intrépide qui la remplace, au premier abord inutile mais qui se révèle dans l’action et occupe un rôle important à ce tournant de l’Histoire. Le Brigadier et UNIT souffrent toujours du rôle de souffre-douleur du Docteur et Jon Pertwee a augmenté le taux d’irritabilité et d’arrogance du TimeLord, le rendant par moment insupportable. On le serait à moins (et on l’est en tant que spectateur) privé de voyages, avec un TARDIS coincé sur Terre et devant faire face constamment à des humains pas très futés. La fraîcheur de Jo et le soutien du capitaine Yates de UNIT permettent de contrebalancer toutes ces mauvaises ondes.

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Josephine Grant, assez naïve et intrépide pour détendre un peu l’atmosphère

L’intrigue des Autons est peu intéressante, fonctionnant comme une redite de Spearhead from Space avec peu de variations (la poupée moche est la plus notable). Ramener leur créateur Robert Holmes à la barre de l’épisode n’aura pas suffi et on peut douter qu’ils puissent devenir à Pertwee ce que les Daleks étaient à Hartnell et les Cybermen à Troughton. Le sel de l’arc est indiscutablement apporté par l’apparition du Maître (Robert Delgado), le seul, le vrai. Après les brouillons qu’ont été le Time Meddler et le War Chief, nous rencontrons enfin celui qui sera amené à faire date dans la série, pour l’instant fervent adepte de techniques de persuasion pré-Jedi et de pièges retors (l’étouffement au plastique est bien vu). La création d’un ennemi congénère du Docteur dérive en fait du statut de version S-F de Sherlock Holmes qu’a acquis le Doctor Who coincé sur Terre. Si Unit et le Brigadier font office de Lestrade et de Scotland Yard et la compagne équivaut à un Watson, il fallait bien trouver un Moriarty à notre troisième Docteur pour maintenir l’intérêt de ses aventures. L’arc se termine par un Maître qui s’en sort mais reste coincé sur Terre par une pirouette de Three, condamné à rencontrer de nouveau son égal, à notre grand soulagement. Cette direction paraît finalement nettement plus judicieuse qu’un envahisseur récurrent.

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Moriart…le Maître, un nouvel ennemi à la hauteur de Three

N : 6

IM : 8

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