Saison 7 (1970) / 7-01 Spearhead from Space

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In Magnificent Technicolor here comes THE THIRD

7-01 Spearhead from Space

De Robert Holmes (4 épisodes)

Réalisation : Derek Martinus

Conformément à la sentence des TimeLords, le TARDIS atterrit sur Terre dans les années 70, plusieurs mois après l’épisode The Invasion. Le Docteur perd connaissance en sortant de son vaisseau et il est aussitôt transporté à l’hôpital, où le personnel soignant ne comprend pas ce que peut-être cette anomalie ambulante dont les tests sanguins et l’anatomie ne correspondent pas à ceux d’un être humain normal (on apprend ici qu’il possède deux cœurs, alors qu’avant il n’en avait qu’un…). Alerté de cette présence suspecte, Le Brigadier Lethbridge Stewart, toujours chef de UNIT, pense tout de suite au Docteur et il vole à son chevet, accompagné de la nouvellement engagée Docteur Liz Shaw. Le Docteur tombe à pic, car suite à des chutes de météorites à répétition dans la compagne anglaise, de mystérieux polyèdres ont fait leur apparition. Ils sont les fragments d’une entité extraterrestre qui peut manipuler le plastique. Prenant la tête d’une fabrique de jouets et de mannequins, elle met au point à travers ses  « marionnettes », un stratagème pour conquérir la planète.

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Le Brigadier et Liz. Il croit aux extra-terrestres. C’est une scientifique.

Et la couleur fut. Ca fait du bien ! Spearhead from Space donne le coup d’envoi des aventures du troisième Docteur et inclut un beau lifting chromatique pour le passage aux années 70 (ce premier épisode fut diffusé en janvier au lieu de l’octobre habituel, et la saison fut raccourcie à six mois). Doctor Who inaugura donc les diffusions couleurs de la BBC. Le ton de la série admet aussi quelques nouveautés. On trouve en germe les épisodes du présent de la nouvelle série couplant avec un équilibre indéniable le décalage entre le présent banal et la présence du Docteur et un humour british beaucoup plus présent au sein de l’intrigue. Les premières scènes dans l’hôpital actionnent un niveau de comédie qui n’avait pas été vu depuis The Romans ou The Myth Makers, en moins grotesque (le Docteur qui se permet de prendre sa douche dans la salle des Docteurs). La comparaison avec la nouvelle série fait d’autant plus sens que celle-ci s’ouvrait aussi avec les Nestenes et leurs mannequins en plastique qui prennent vie, les Autons.

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Matt Smith n’était pas le premier Docteur à avoir sa scène de douche.

La conscience extra-terrestre qui a le pouvoir d’animer le plastique a décidé d’offrir aux grands de ce monde leur propre réplique pour le musée de Madame Tussauds. Mais elle ne compte pas s’arrêter là et planifie de mettre une belle panique dans le pays tout en traumatisant les bambins britons spectateurs de la série. Des Nestenes et des Autons que devront affronter Nine et Rose dans leur première aventure, tout est déjà posé dans cet épisode, y compris le remplacement des humains par les mannequins. Le rythme des épisodes se fluidifie encore et l’alchimie entre le Docteur, Le Brigadier et Liz (ces deux là nous font un trip Mulder / Scully avant l’heure) est plutôt bonne. Le nouveau Docteur, incarné par Jon Pertwee est plus posé, moins enclin à un comportement fantasque que son prédécesseur. Il lui arrive néanmoins de partir en vrille de temps à autre et il y’a dans son jeu un flegme qui le rend sympathique. Des débuts prometteurs en somme.

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Les Autons dans leur premier massacre londonien. Showtime!

Un nouveau générique psychédélique

N : 8

IM : 9

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